Quelques alternatives naturelles au sucre raffiné

Je n’achète plus de sucre blanc depuis quelques années car il est tellement raffiné qu’il ne contient presque plus que du saccharose, des calories « vides » sans intérêt nutritionnel mais particulièrement addictives. Il a aussi un indice glycémique très élevé et se libère directement dans l’organisme, générant ainsi des pics d’insuline et une prolifération de bactéries qui n’est pas vraiment saine dans notre bouche et nos intestins. Ma flore intestinale étant plutôt fragile, j’ai progressivement ralenti ma consommation de sucre. Aujourd’hui, je n’en consomme plus qu’en petite quantité et en optant uniquement pour certaines alternatives naturelles au sucre blanc.

Dans mes placards, il y a toujours 3 ou 4 sortes de produits pour varier les plaisirs et bénéficier des bienfaits de chacun. En revanche, je tiens à préciser que malgré leur réputation « healthy » et leur incroyable côte de popularité auprès des personnes qui ont décidé de bannir le sucre blanc, ils restent à consommer avec modération. Nous devrions normalement nous contenter du sucre contenu dans les fruits frais. Le reste n’est en réalité que superflu. Je pense que notre société, qui a tendance à consommer quotidiennement trop de sucre (et de sel), est un peu saturée de ses excès et n’est pas toujours capable de se satisfaire de la simplicité (prendre une collation à base de fruits secs et d’une compote sans sucre par exemple). Rassurez-vous, vous ne risquez pas de prendre du poids en dégustant des pancakes au sirop d’érable une fois par mois, surtout si vous avez une alimentation saine le reste du temps et que vous pratiquez une activité physique. Tout est encore une question d’équilibre.

Tout en restant raisonnables (soyons aussi réalistes, nous avons beau réduire considérablement notre consommation de sucre, il est très difficile de le supprimer TOTALEMENT de notre alimentation !), je trouve aussi qu’il est plus prudent de varier autant que possible les différentes alternatives : ne jurer que par le miel ou tout sucrer au sirop d’agave est finalement aussi réducteur que de s’en tenir au sucre blanc, même si ça a l’air moins néfaste pour la santé. De plus, certains produits sont assez nouveaux sur le marché et c’est une raison supplémentaire pour les consommer avec modération.

  • Le miel (Indice glycémique 50-55)

C’est mon chouchou. J’ai une préférence pour le miel de châtaignier qui me séduit depuis très longtemps pour sa saveur corsée et boisée. Quand le miel est cru et de qualité (fuyez les miels industriels qui en étant pasteurisés, ont perdu leurs bienfaits), il regorge d’oligo-éléments et de propriétés très intéressantes pour la santé (antiseptique, antibactérien, cicatrisant ..). Le miel est bien meilleur sur le plan nutritionnel que le sucre mais en contenant du glucose et du fructose, l’organisme l’assimile encore plus rapidement que le sucre blanc. Le miel contient aussi plus d’eau que le sucre et c’est pour cette raison qu’il reste moins calorique.

  • Le sirop d’érable (Indice glycémique 65)

Je l’adore tartiné sur des crêpes ou des pancakes pour un petit-déjeuner gourmand et consistant. Il a un indice glycémique moins élevé que le sucre blanc et possède aussi de nombreux oligo-éléments (fer, magnésium, manganèse, zinc…). Choisissez-le 100% pur et d’origine biologique. La couleur du sirop d’érable est davantage une affaire de goût que de qualité. En ce qui me concerne, j’ai une nette préférence pour les sirops plus foncés en raison de leur saveur caramélisée.

  • Le sirop d’agave

Il a envahi les rayons depuis plusieurs années mais il faut le consommer avec grande modération. En effet, suivant les modes de fabrication, son indice glycémique peut varier de 55 à 90, soit autant que le sucre blanc, mais ne vous attendez pas à lire cette information sur l’étiquette ! Sa forte teneur en fructose peut être néfaste pour le foie et le pancréas mais comme tout, il est sans danger s’il n’est pas consommé régulièrement. Sa texture fluide et son goût neutre sont toutefois idéales pour de nombreuses préparations.

  • Le sucre de coco (Indice glycémique 25)

Fort d’un indice glycémique très bas, le sucre de coco est lui aussi riche en oligo-éléments. Je raffole de son petit goût caramélisé, même s’il n’a rien à voir avec la saveur de la noix de coco. De plus, contrairement aux autres sucres, de betterave, de sucre de canne et d’agave, sa production est plus écologique puisque rien n’est détruit pour le fabriquer.

  • Le rapadura (Indice glycémique 70)

Issu du séchage du jus de canne, le rapadura est un sucre qui n’a pas subi de raffinement. Il a donc conservé tous ses nutriments et en étant très riche en fer et autres minéraux, il est moins susceptible de provoquer des caries que le sucre blanc. Attention à ne pas le confondre avec le sucre roux ou de canne que l’on trouve dans les supermarchés car ceux-ci ne sont en réalité que des cristaux constitués de sucre blanc colorés au caramel ou à la mélasse.

Il existe d’autres alternatives naturelles au sucre raffiné mais je ne les ai pas toutes goûtées. Je n’ai aussi pas évoqué la stévia car je n’aime pas du tout son arrière goût de réglisse. Pour les amateurs, sachez qu’elle a un indice glycémique si bas qu’elle ne risque pas de fragiliser la flore intestinale.

Utilisez-vous certains de ces produits ?

Lesquels préférez-vous?

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Moins de déchets dans ma salle de bain

J’avais pris la résolution en 2016 de réduire davantage les déchets dans ma salle de bain mais en réalité, cela fait déjà quelques années que je suis consciente du nombre incalculable de déchets générés par ma routine beauté. Il y a 3 ans, j’ai décidé d’adopter une routine plus minimaliste qui m’a finalement mieux convenue en termes de résultats, de praticité mais aussi de plaisir d’utilisation. Je n’ai pas la prétention d’écrire que je suis un modèle écologique car c’est malheureusement loin d’être le cas, même si j’essaie de contribuer (TRÈS modestement) à limiter les dégâts (alimentation bio et/ou achetée chez des producteurs locaux, déplacements à vélo ou en transports en commun …). Le partage de cette expérience pour réduire les déchets cosmétiques me tient vraiment à cœur puisque j’ai réalisé au fil du temps qu’il n’était pas si difficile d’améliorer un peu son empreinte écologique sans forcément se compliquer la vie et en faisant aussi parfois des économies. J’espère donc que cet article vous sera utile et que vous n’hésiterez pas également à partager vos idées et astuces sur le sujet.

Adieu … Surconsommation de cosmétiques

Bonjour … Minimalisme !

Je suis passée de « cosmétovore » à consommatrice raisonnée en l’espace de 3 ans car lorsque je compare mes tiroirs d’aujourd’hui à ceux d’il y a 4/5 ans, je prends pleinement conscience du chemin parcouru. En réalité, tout a basculé lorsque j’ai commencé à m’intéresser aux produits naturels et bio. Un jour, j’ai voulu faire l’état des lieux de ma salle de bain afin d’identifier quels produits « cracra » je souhaitais remplacer en priorité et honnêtement, je peux vous garantir que j’ai pris une sacrée claque quand j’ai dû faire face à la quantité incroyable de produits que j’avais accumulés depuis des années. Des produits que j’avais à peine utilisés, que je ne me rappelais pas toujours d’avoir achetés, parfois périmés … Il y en avait absolument de partout.  Un puissant sentiment de culpabilité a commencé à m’envahir et deux mots ont résonné dans ma tête face à ce constat exaspérant : PLUS JAMAIS !

A partir de ce moment, je suis devenue bien plus attentive à la quantité et à la qualité des produits de beauté que j’utilise. Aujourd’hui, leur nombre a considérablement diminué et je me contente du minimum, notamment en maquillage. Depuis 2013, je n’achète plus qu’un mascara, un crayon noir pour les yeux, une BB cream, une poudre de soleil et ma peau me dit merci ! Depuis que j’ai franchi le cap de l’adolescence, je n’ai pas eu à me plaindre d’irruptions de boutons mais je constate tout de même que ma peau ne souffre plus de petites imperfections. Adieu les rougeurs et les points noirs. Elle est plus nette et lumineuse qu’avant et la raison est simple. J’adorais tester de nouvelles choses, essayer des textures différentes mais ma peau n’avait pas le temps de s’habituer à une routine beauté.

Pendant longtemps, j’ai pensé que j’avais la peau grasse et n’ai donc acheté que des produits fabriqués pour lutter contre les inconvénients générés par ce type de peau. Quand une esthéticienne (compétente !) m’a révélée qu’elle était en réalité mixte, j’ai pris conscience que j’avais acheté pendant des années, des produits qui n’étaient pas adaptés. En craquant tout simplement sur ceux qui ont une texture agréable et sentent bons sans s’intéresser de plus près à leur composition, on peut réserver de désagréables surprises à notre peau qui n’en peut plus d’être le cobaye de nos caprices cosmétiques. Non seulement, je consomme beaucoup moins de cosmétiques qu’il y a 4 ans mais j’ai également perdu certaines de mes habitudes de cosmétovore. Changement le plus significatif : je ne fréquente plus aucune enseigne dédiée à la beauté « conventionnelle ». Cela fait plus d’un an que je n’ai pas remis les pieds chez Sephora, Douglas, Marionnaud et compagnie. Je ne me suis jamais forcée à ne plus y aller car tout s’est fait naturellement. Je n’en ressens tout simplement plus l’envie. Je me fournis donc dans les magasins bio et sur certaines boutiques en ligne.

Tout ces changements ont aussi soulagé mon porte-monnaie. Après calculs, j’ai estimé que je dépensais entre 100 et 200 euros chaque mois dans l’achat de cosmétiques. On peut dire que j’ai contribué à « engraisser » le chiffre d’affaires de Sephora et compagnie. J’ai honte d’avoir dépensé de manière aussi futile, surtout que j’étais encore étudiante à l’époque … J’ai quitté les bancs de l’IAE (réseau d’écoles de management rattaché à des universités d’économie et de gestion) en octobre 2013 et me suis rapidement rendue compte que ces changements avaient commencé au moment où je suis entrée dans la vie active (directement après avoir obtenu mon master). Il était devenu hors de question de claquer mon salaire dans l’achat compulsif de sérums soit-disant révolutionnaires alors que pendant plusieurs années, j’ai futilement dépensé l’argent que j’avais gagné en travaillant pendant les vacances scolaires et d’été . C’est ce qu’on appelle … la maturité.

Je ne juge pas les filles qui ne passent pas une semaine sans faire une petite virée chez Sephora parce que j’en ai fait partie. Je pense aussi que toutes ces enseignes savent s’y prendre pour nous faire toujours consommer davantage. Leur système est parfaitement rôdé à coups de bons plans à gogo et de codes promo. Aujourd’hui, je me considère comme étant « désintoxiquée » de ces magasins dans lesquels tout est fait pour que leurs clientes ne ressortent pas les mains vides. Je me suis tellement détachée de tout ce système que je ne sais même plus où se trouve ma collection de cartes de fidélité (elle doit traîner dans un de mes nombreux tiroirs). A côté de ces habitudes perdues, j’ai pris celle de consommer « moins » mais « mieux ».

Adieu … Gels douche en bouteille

Bonjour … Pains de savon ! 

A l’époque où je n’étais pas désintoxiquée à la surconsommation de cosmétiques, j’étais sensible aux jolis packagings des gels douches, à leurs noms toujours plus doux et à leurs promesses tout aussi alléchantes. Je ne voulais pas utiliser des savons en pain que je ne trouvais ni beaux, ni pratiques, ni hygiéniques. Pourtant, ils seraient une solution pour réduire notre utilisation de produits chimiques et les déchets dans nos salles de bain grâce à l’absence de contenant en plastique. Il faut ajouter beaucoup d’eau pour produire un savon liquide et qui dit eau, dit aussi climat propice à la prolifération des microbes et des bactéries. Les savons liquides nécessitent donc l’ajout de conservations chimiques pour se conserver dans le temps. En revanche, les savons en pain n’en ont pas besoin. Ces derniers ne contenant pas assez d’eau pour favoriser l’apparition des bactéries, ils sont alors plus hygiéniques que les savons liquides. A condition toutefois de veiller à ce que le savon ne trempe pas plusieurs jours dans l’eau.

Il ne faut pas non plus croire que la composition d’un savon en pain est toujours plus clean que celle d’un gel douche. Les fabricants industriels ont bien entendu les attentes des consommateurs qui veulent que leurs produits libèrent une mousse onctueuse et parfumée. Ils utilisent donc très souvent des détergents synthétiques comme le Sodium Lauryl Sulfate ou le Sodium Laureth Sulfate. Ces produits sont irritants pour la peau et sont même soupçonnés d’être cancérigènes ( on n’en a pas encore la preuve …). En tout cas, ils polluent la nature mais arrangent bien les fabricants en raison de leur coût très bas.

Certaines marques sont aussi très douées en marketing et à ce propos, Lush excelle en la matière (mais il y en a encore beaucoup d’autres …). Bien entendu, loin de moi l’idée de discréditer Lush car tout n’est pas à jeter chez eux. Leurs produits sont tous végétariens ( autrement dit, aucun produit Lush ne contient d’ingrédients qui ont nécessité la mort d’un animal) et ne sont jamais testés sur les animaux. En revanche, leur composition n’est pas aussi clean que ce qu’ils veulent nous faire croire. Il n’est pas nécessaire d’avoir un doctorat en chimie pour lire et comprendre que les fabricants ont eu recours à des ingrédients qui n’ont pas grand-chose de naturel. La marque garantit aussi que tous leurs produits sont fabriqués à la main mais j’ai un peu de mal à y croire en raison de la quantité astronomique de cosmétiques qu’ils vendent dans le monde. On ne connait personne qui a pu vérifier alors on se permet de garder le bénéfice du doute. En tout cas, pour avoir essayé le savon « Le miel et les abeilles » (un des best-sellers de Lush) pendant dix jours, j’ai pu constater qu’il avait bien desséché ma peau mais là, c’est quelque chose de personnel. Je suis sûre qu’il fonctionne bien sur d’autres personnes, même si sa compo n’est objectivement pas top.

En tant que grande consommatrice des savons surgras et habitant Uriage depuis bientôt 3 ans, je pourrais contribuer à faire vivre la marque qui a vu le jour dans ma ville mais après avoir découvert qu’ils n’étaient pas 100% naturels, je me suis permise de lui faire une infidélité. Pour les peaux sensibles qui ont besoin de nutrition et de délicatesse, je vous conseille plutôt les savons surgras saponifiés à froid. Depuis que j’utilise la marque Clémence & Vivien, ma peau est beaucoup plus douce qu’auparavant. Ajoutons à cela ses senteurs gourmandes et discrètes et le fait qu’ils se rincent très facilement : je suis conquise à 200%.

Adieu … Disques de coton jetables

Bonjour … Lingettes démaquillantes réutilisables !

Est-ce que vous voulez lire un constat édifiant ? Une femme utilise en moyenne plus de 2000 cotons jetables par an ! En plus de s’ajouter aux tonnes de déchets produits chaque année, la production de ces cotons est extrêmement gourmande en consommation d’eau, en sachant qu’il faut 5260 litres d’eau pour obtenir un unique kilo de coton et en prenant en considération que 25 millions de tonnes de coton sont produites chaque année dans le monde. En comparaison, l’utilisation de lingettes réutilisables permet de remplacer l’équivalent d’environ 6500 cotons jetables, sur plusieurs années.

Je n’ai testé que les lingettes démaquillantes de la marque Lamazuna. Elles me conviennent parfaitement dans la mesure où avec un peu d’eau, je parviens à me démaquiller sans peine. Je tiens néanmoins à préciser que mon maquillage de tous les jours est léger. Au début, elles ne sont pas très adaptées à l’application de lotions qu’elles ont tendance à trop absorber mais j’ai remarqué que cet inconvénient venait à disparaître à force de les laver. Pour conclure, je leur trouve tellement de qualités (douceur, efficacité …) que je ne suis près de racheter mes anciens disques de coton jetables.

Mon comportement de consommatrice a beaucoup changé au cours de ces trois dernières années mais je ne suis pas encore totalement convaincue ou emballée par certaines méthodes plus écologiques. Je suis par exemple consciente que les serviettes hygiéniques sont un vrai désastre pour la planète puisqu’une femme utilise en moyenne dans sa vie au moins 10 000 protections, qui finissent toutes à la poubelle. On les soupçonne aussi de contenir des pesticides et de déséquilibrer la flore vaginale. Les packs de tampons ne sont pas non plus LA solution idéale dans la mesure où ils ne sont franchement pas économiques. Je n’arrive pourtant pas à y renoncer au profit de la coupe menstruelle dont l’utilisation me fait un peu peur. Il y a aussi le côté particulier du vidage dans les toilettes, qui peut être plus ou moins pratique selon l’endroit où on se trouve. Sans oublier que ce n’est pas vraiment ragoûtant.

Je ne suis pas non plus convaincue par les déodorants solides qui ne conviennent pas à mon mode de vie sportif et par les dentifrices solides en raison de leur texture encore trop fragile. Ils ne sont également pas assez mentholés à mon goût mais c’est peut-être moi qui ne fais pas encore assez de concessions à ce sujet. Enfin, je n’ai testé que les shampoings solides de Lush qui, sans doute à cause du SLS  en masse, a tendance à irriter mon cuir chevelu qui produit alors plus de sébum. J’ai définitivement arrêté de les utiliser mais je ne compte pas m’en arrêter là en essayant d’autres marques plus fiables sur la qualité de leur composition.

Utilisez-vous certaines de ces alternatives plus écologiques ?
Seriez-vous prêtes à en essayer d’autres?

 

 

Running & Ravitaillement : Que manger avant, pendant et après l’effort ?

Au-delà de l’entraînement, la nutrition joue un rôle essentiel dans la pratique de la course à pied. Il ne s’agit pas de bouleverser votre alimentation, mais juste de prendre de bonnes habitudes afin de pratiquer confortablement la course à pied en mettant aussi toutes les chances de votre côté pour réaliser de jolies performances. Aujourd’hui, je vais surtout me concentrer sur le « juste avant », « pendant » et « juste après  » la course mais avant de me lancer dans les explications, je tenais d’abord à préciser que cet article reste générique. Je me base sur mes lectures et SURTOUT, sur ma modeste expérience personnelle pour vous donner des clés généralistes sur la nutrition sportive « court terme » en course à pied. Je ne suis ni coach sportif ni nutritionniste et mes conseils ne remplaceront jamais ceux d’un professionnel. Il est aussi indispensable que vous adaptiez le contenu de l’article à votre pratique et à votre organisme. Souvenez-vous que nous sommes tous différents et que normalement, chaque conseil sportif doit être individualisé pour être réellement efficace. Il est néanmoins important d’apprendre à se connaître et de tester pour tirer des leçons de ses erreurs. C’est aussi cela la magie de la course à pied, on apprend un peu plus sur soi à chaque séance 🙂

Que manger avant une séance d’entraînement ?

Si c’est le matin : Je suis incapable de courir à jeun et je déconseille d’ailleurs le jeûne complet consistant à ne rien boire ni manger. Ce type de jeûne n’est pas vraiment compatible avec la pratique de la course à pied car il amplifie à terme les risques de déshydratation et toutes leurs conséquences sur l’organisme (augmentation de la viscosité du sang, tendinites, calculs dans les reins …). En clair, si vous souhaitez courir à jeun, remplissez au moins votre estomac d’un verre d’eau, même s’il est déconseillé de courir plus de 45 minutes et plus de trois fois par semaine. On ne fait pas non plus de séances intensives ou de fractionnés à jeun au risque de rendre notre entraînement contre-productif et surtout, de faire un malaise. N’en faîtes donc pas une habitude et surtout, évitez de le faire les jours où vous avez du mal à vous lever ou que vous vous sentez fatigués.

Si vous ne pouvez pas non plus vous passer de petit déjeuner, sachez que les besoins nutritionnels varient selon la durée de l’effort prévu. En ce qui me concerne, je ne pratique la course à pied le matin que le samedi et le dimanche, sauf quand je suis en vacances. La plupart du temps, je ne cours pas plus de 15 km. Dès que les beaux jours arrivent, je fais en revanche une sortie longue une fois par semaine (généralement le week-end). Pour une sortie de 10 à 15 km, j’opte pour un muesli maison où je mélange des flocons d’avoine et de sarrasin dans du fromage blanc ou du lait végétal (amande ou soja). Les jours où j’ai prévu de courir plus longtemps (21 km), j’ajoute une bonne poignée d’oléagineux (noix, amandes et noisettes). Quoique vous choisissiez, je vous conseille tout de même de prendre un petit déjeuner léger en évitant les produits trop riches en sucres rapides. Mieux vaut aussi ne pas consommer de jus de fruits car ils sont souvent trop sucrés (notamment les jus industriels).

Que manger avant une course officielle ?

3 jours avant : Continuez de manger ce que vous aimez en essayant toutefois de consommer un peu plus de glucides que vous retrouverez dans les féculents, les légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots secs …) et certaines tubercules (pommes de terre et patates douces). En ce qui me concerne, je fais souvent des petits mélanges car je n’aime pas particulièrement les pâtes. C’est souvent à base de quinoa, de boulgour et de lentilles. Je raffole également des patates douces que j’associe souvent avec du riz et quand je décide de manger des pâtes, je les choisis toujours sans gluten et semi-complètes.

La veille : La pasta party n’est pas une légende urbaine sportive mais je n’attends que la veille pour manger des glucides quand je m’apprête à courir de courtes distances. En revanche, je préfère m’y prendre trois jours avant lorsqu’il s’agit d’une course officielle de plus de 10 km. En tout cas, mieux vaut éviter les nouveautés, les plats trop lourds et surtout l’alcool.

Le matin : Plus la course est longue, plus votre effort sera prolongé et gourmand en énergie. Je ne change rien à mes habitudes mais pour mon dernier trail de 17 km en haute montagne, j’ai carrément mangé un plat de riz … 4 heures avant ! J’avoue, c’est exceptionnel. Consommez en tout cas votre petit déjeuner au maximum 2 heures avant la course, toujours sans essayer de nouveaux aliments pour ne pas provoquer d’éventuels troubles digestifs. Idéalement, il faudrait privilégier un petit-déjeuner composé de fruits, de protéines et d’un corps gras mais si vous avez l’habitude de prendre des Chocapic dans un grand bol de lait et que vous vous sentez bien, NE CHANGEZ RIEN. Votre organisme est habitué ainsi et il ne vaut mieux pas le perturber. Il est naturellement préférable de veiller à la qualité de son alimentation avant une course mais il peut aussi être dangereux et contre-productif de modifier ses habitudes.

Que manger pendant l’entraînement / une course officielle ?

L’entraînement : Tout dépend encore de la durée de votre entraînement et de vos habitudes mais comme vous n’allez pas croiser de bénévoles qui vous tendront une bouteille d’eau et votre ravitaillement favori, mieux vaut prévoir 😉 Je pars toujours avec une bouteille d’eau (été comme hiver) et emporte souvent avec moi une petite compote ou un pomme (surtout quand je sais que mon entraînement durera plus d’une heure).

La course officielle : Les ravitaillements sont essentiels lorsque la durée de la course excède 1h00 et ces efforts concernent surtout les trails, les courses de 20 km, les semi-marathons …  En ce qui me concerne, sur 10 km, je prends seulement un sucre avec de l’eau et me rends compte que plus je participe à des 10 km, moins j’ai besoin de me ravitailler. Je ne prends jamais d’aliments solides comme les bananes, le pain d’épices et les fruits secs dans la mesure où notre corps étant déjà en plein effort physique, j’estime que nous n’avons pas besoin de le faire travailler davantage. De plus, leur digestion retarde le transfert de l’eau vers les muscles. A la rigueur, une compote peut faire l’affaire. Je me contente donc d’un morceau de sucre dilué dans de l’eau. Pourquoi faire compliquer quand on peut faire simple ? 😉 Je n’aime pas les gels énergétiques pour leur goût chimique et ils ne sont pas non plus adaptés à mes intestins fragiles. Après avoir essayé différentes marques, j’ai constaté qu’ils provoquaient toujours des troubles gastriques. Ils ne sont pas faciles à consommer à cause de leur consistance visqueuse (bien que certaines marques aient commercialisé des gels beaucoup plus liquides). J’ai aussi essayé les boissons isotoniques que j’ai trouvées … d’une formidable inutilité mais il ne s’agit que d’un avis personnel 😉

Quoiqu’il en soit, ne mangez pas un aliment (gel conseillé par un ami marathonien, envie de tester le pain d’épice pour changer …) que vous ne connaissez pas ou que vous n’avez jamais testé à l’entraînement. Sinon, gare aux mauvaises surprises ! 😦

Que manger après l’entraînement/une course officielle ?

L’alimentation après la course conditionne la récupération. Après une séance intensive, on a considérablement puisé dans ses réserves. Vous devez consommer des sucres rapides immédiatement après la course. Un aliment riche en protéines accompagné d’un fruit est la combinaison parfaite pour reconstituer les réserves de glucides mais en rentrant chez vous, il ne faudra pas non plus oublier de vous réserver un repas complet axé sur les glucides complexes.

Hydratation 

Je n’en ai pas encore parlé dans cet article et pourtant, elle doit être régulière et pas uniquement avant, pendant ou après une course. Si vous ne buvez pas assez, vous risquez de vous blesser. Les tendinites sont souvent provoquées par un manque d’hydratation. N’attendez pas d’avoir soif pour boire car c’est déjà trop tard. Évitez de consommer de l’eau pétillante avant l’effort mais n’hésitez pas à en boire après car elles apportent les minéraux et le sodium que vous avez perdus pendant la course. Vous connaissez déjà mon avis sur les boissons isotoniques mais je vous déconseille aussi de boire régulièrement des sodas car leur forte concentration en sucre entraîne la déshydratation.

N’hésitez pas à partager votre propre expérience en commentaires 🙂

Mes astuces contre l’anxiété

Le stress est un des plus grands maux de notre société, aussi commun que difficile à apprivoiser.  Le travail, les problèmes personnels et les difficultés conjugales sont souvent cités par les psychiatres comme étant les principaux facteurs de stress. En ce qui me concerne, c’est surtout le travail qui est à l’origine de mon anxiété. J’aime ce que je fais mais l’accompagnement d’un public difficile, la charge de travail importante et les récents changements d’organisation au sein de mon entreprise me mettent assez souvent les nerfs à vif. Ma vie professionnelle trépidante assortie d’un tempérament émotif et intransigeant envers moi-même me vaut quelques désordres physiques.

La prise de conscience de mon état m’avait déjà amenée à réajuster mon alimentation mais je me suis également intéressée de près aux mécanismes du stress pour essayer de combattre les désagréments qu’ils engendrent.

Etant de nature anxieuse, j’avais envie aujourd’hui de partager les astuces que j’ai adoptées depuis l’adolescence jusqu’à ces derniers mois pour mieux contrôler mes émotions et m’apaiser quand je ressens que la pression devient trop grande. Je suis convaincue que vous connaissez aussi ce genre de situations et espère donc que mes astuces pourront vous aider.

La respiration

C’est la technique la plus basique qui a aussi l’avantage de se pratiquer n’importe où et à n’importe quel moment de la journée. L’idée est de se concentrer quelques secondes sur ses sensations avant de relâcher tout l’abdomen en respirant profondément. Nous avons la fâcheuse tendance à mobiliser la poitrine alors que l’inspiration doit provenir du bas du ventre. On inspire l’air jusqu’à remplir ses poumons puis on marque une petite pause avant de l’expulser très progressivement. Quand on sent que les poumons sont complètement vides, on recommence autant de fois que nécessaire. Contrairement aux idées reçues, respirer n’est pas chose aisée. En ce qui me concerne, j’ai attendu de participer à des cours de sophrologie (deux fois par mois) pour apprendre à respirer. Je me suis alors rendue compte que j’avais souvent tendance à inspirer de façon saccadée voire à ne plus respirer du tout pendant quelques secondes quand je me sentais vraiment stressée. Désormais, je n’hésite pas à appliquer cette méthode chez moi, au travail ou dans les transports en commun car le fait de me concentrer sur ma respiration permet de m’extraire temporairement de mes préoccupations. Je vous conseille aussi d’en faire autant dans n’importe quelle situation et vous constaterez par vous-même qu’elle ne pourra que vous faire du bien.

Le sport

Les crises de stress se caractérisent souvent par un trop plein d’émotions et d’énergie qu’on ne parvient pas à canaliser. Je suis déjà de nature nerveuse mais je n’avais encore jamais atteint l’état d’hyperactivité. J’ai quotidiennement besoin de me défouler car j’ai tendance à intérioriser les émotions négatives ressenties au cours de la journée. Depuis 3 ans, l’activité physique est devenue un remède pour canaliser toute mon énergie.  Je pratique souvent la randonnée en montagne car le contact avec la nature m’apaise. Le yoga me permet de me recentrer sur moi-même tandis que le running, le fitness et le CrossFit m’aident à évacuer les ondes négatives en mobilisant mon corps à un rythme soutenu. Je n’exagère donc pas en écrivant que l’activité physique agit sur moi comme un remède miracle contre l’anxiété.

L’aromathérapie

Utiliser les huiles essentielles pour lutter contre le stress est une habitude que j’ai adoptée depuis seulement quelques mois. Certaines essences sont particulièrement efficaces sur le système nerveux (camomille, néroli, marjolaine à coquille, mandarine, petit grain bigarade …) mais si vous êtes sensible à l’univers olfactif, toute senteur qui vous plait vous réconfortera et apaisera votre esprit. Pour profiter pleinement des bienfaits des huiles essentielles, je les diffuse dans mon intérieur grâce à un appareil spécifique ou en me les appliquant en massages circulaires sur le plexus solaire. Je prends toujours soin de les diluer dans l’huile végétale de coton pour ne pas m’irriter la peau.

La lecture

La télévision distrait et nous permet de ne penser à rien alors que la lecture nous ramène à l’intériorité. Elle nous aide à retrouver un espace à soi mais la lecture, c’est aussi le pouvoir des mots, des tournures de phrases qui nous touchent et nous font préférer certains auteurs à d’autres. Néanmoins, il faut une disposition mentale pour que la lecture soit efficace : l’ouverture vers la connaissance, la nouveauté, l’évasion, l’évolution personnelle. J’adore lire mais ma passion a connu des hauts et des bas. Elle occupait une place très importante dans ma vie jusqu’à ce que mes études de lettres modernes, avec ses (très) nombreuses lectures obligatoires, m’y fassent perdre un peu le goût. Je me suis réconciliée avec elle dès que j’ai intégré mon 3ème cycle en ressources humaines et depuis la première année de master, je dévore à nouveau les livres.

Les infusions de plantes

J’ai ralenti ma consommation de thé et de café depuis l’été dernier mais les tisanes ont toujours accompagné mes petits maux du quotidien (rhumes, troubles digestifs …).  Le stress libère des hormones inflammatoires dans le sang et c’est pour cette raison que je me tourne vers les infusions de plantes dépuratives. Mon choix se tourne aussi vers celles possédant des propriétés relaxantes en privilégiant le tilleul, la fleur d’oranger (ma préférée), la camomille, la valériane et l’aubépine.

L’art thérapie

Son principe repose sur l’utilisation de la création artistique pour conduire une personne à se considérer de façon positive. Cet accompagnement thérapeutique est naturellement plus fiable et efficace que les moments passés chez soi à colorier des mandalas. Je reconnais néanmoins que ces « séances » de coloriage m’ont été utiles pour ne pas « craquer » pendant mes (courtes) périodes de chômage. Je me concentrais sur ce que je faisais en ne pensant qu’à l’instant présent et en oubliant pendant un temps, l’anxiété engendrée par l’angoisse des incertitudes.

La pensée positive

J’ai longtemps sous-estimé la puissance de la pensée positive sur notre moral et c’est au cours de ma troisième séance de sophrologie que j’ai appris que le cerveau était incapable de faire la différence entre une réalité et la pensée de cette réalité. Imaginez par exemple que vous êtes en train de mâcher une part de tarte aux pommes. Vos glandes salivaires réagissent de la même façon que si vous mangiez réellement ce dessert parce que votre cerveau y croit. Il est ainsi possible de transposer cet étrange phénomène sur nos émotions. Si vous vous répétez par exemple que vous avez confiance en vos compétences ou que vous allez passer une bonne journée, sachez que ces pensées positives peuvent influencer votre humeur et votre état d’esprit. A condition de le faire régulièrement. Choisissez quelques affirmations qui vous touchent, répétez-les intérieurement chaque matin et vous constaterez qu’elles auront progressivement un effet positif sur votre moral.

Quelles sont vos astuces pour vous détendre ?

 

 

Running & Training : Qu’est-ce que la PPG ?

Je n’ai pas encore consacré beaucoup d’articles sur ma pratique sportive mais si vous ne le saviez pas encore, je ne fais pas QUE courir. Je m’applique à diversifier mes activités pour deux raisons. Je ne veux pas m’enfermer dans ma pratique en me consacrant uniquement au running et c’est une des raisons qui me motivent à faire du fitness, du CrossFit, du yoga et de la marche en haute montagne. Mais si je pratique avec passion toutes ces activités, c’est aussi pour améliorer ma condition physique dans le but de progresser.

Quel est le rapport avec la PPG ?

Ces activités m’aident à préparer mon corps à mieux courir. Dans ce cas, on ne parle pas d’échauffement mais de préparation physique dans la mesure où on axe ses exercices sur le renforcement musculaire de toutes les parties du corps. On se soucie de muscler les bras, les jambes, les abdominaux … Pour le coup, tout y passe ! On prépare son corps en le renforçant, en travaillant ses points forts ( ils ne sont pas à négliger pour progresser de manière significative) et ses points faibles.  La PPG est particulière car elle a vraiment trait au renforcement musculaire et notre corps est ainsi plus résistant et tolérant aux efforts et contraintes qu’on lui demande d’ « encaisser ». Pratiquer plusieurs activités peut d’ailleurs être considéré comme de l’entraînement croisé. Selon moi, ça revient un peu au même puisqu’il s’agit de préparer son corps pour la course à pied.

Mais je ne réponds toujours pas concrètement à la question : Qu’est-ce que la PPG ?

La PPG signifie donc Préparation Physique Générale consistant à réaliser des exercices de renforcement musculaire afin d’améliorer sa  forme et sa condition physique globale. Voici comment je pourrais définir la PPG en une phrase mais tant qu’à faire, autant bien comprendre la valeur ajoutée que ce type d’entraînement apporte à notre pratique de la course à pied. En réalité, un corps tonique et harmonieusement musclé nous aide à devenir progressivement plus performant. La PPG améliorant nos qualités physiques, les avantages d’en pratiquer assez régulièrement sont nombreux.

  • Vous résisterez mieux à l’effort et qui dit meilleure préparation dit diminution des risques de blessures
  • Vous obtiendrez une meilleure puissance musculaire qui est très bénéfique pour progresser
  • Vous serez plus résistants à la fatigue

Cela fait beaucoup d’avantages mais mon expérience personnelle m’a démontré que c’est pourtant la réalité. Il a fallu que j’attende d’avoir deux sciatiques avant de comprendre à quel point la PPG pouvait me préserver des blessures qui me pourrissaient la vie. En effet, il n’y a rien de pire pour un sportif que d’arrêter toute activité à cause d’une blessure qu’il aurait souvent pu éviter. La pratique de la course à pied devient moins traumatisante physiquement et les résultats arrivent aussi plus rapidement.

Alors attention, la PPG n’est pas une recette miracle contre les bobos, même si c’est essentiel de l’intégrer lorsque vous courrez plus régulièrement (à partir de 3 séances par semaine), plus rapidement et que vous souhaitez participer à des courses en compétition.

Ma pratique 

Je vais être honnête avec vous : il ne m’arrive jamais de me dire que je vais faire de la PPG quand je me rends à la salle de sport. Il faut plutôt le considérer comme un concept vous invitant à diversifier votre pratique sportive et préparer physiquement votre corps à l’effort. La PPG peut prendre la forme de séances de renforcement musculaires pures ou d’activités variées ( le fameux « entraînement croisé »). De mon point de vue, le CrossFit est la préparation physique la plus complète qui existe dans la mesure où il fait travailler tous les muscles en même temps, nous permettant ainsi de développer une multitude de qualités précieuses pour progresser dans la course à pied.

En revanche, il faut prendre garde à ne pas y aller trop fort. Si on axe tous ses efforts sur la natation par exemple, ce ne sera plus de la préparation physique mais une activité qui vous fera dépenser autant d’énergie que la course. C’est pour cette raison qu’il est nécessaire de veiller à trouver le juste milieu entre une préparation rigoureuse et le fait d’axer tous nos efforts dans la pratique d’une autre activité. Sinon, vous accumulerez de la fatigue qui sera naturellement néfaste pour progresser dans la course. Donc, on ne fait pas 10 heures de fitness par semaine pour ne pas épuiser notre organisme !

De plus, pour de nombreux entraîneurs, la PPG est avant tout des exercices de renforcement musculaire ( planche, squats, burpees, sit-up, fentes sautées …) alors que personnellement, je perçois plutôt ce concept comme un entraînement complet incluant diverses activités (yoga, natation, fitness …). En réalité, je considère la PPG comme de l’entraînement croisé. Toutefois, tous les entraîneurs vous diront qu’il vaut mieux éviter les sports à forts impacts comme le tennis, le squash ou toute activité très explosive, dans la mesure où la course est déjà assez traumatisante pour nos articulations.

Il n’est pas indispensable de s’inscrire dans une salle de sport pour faire du fitness. Si vous arrivez à vous y tenir et que vous maîtrisez les mouvements, vous pouvez très bien vous en passer. En ce qui me concerne, il m’arrive de m’entraîner seule mais je reconnais que je ne me vois pas pratiquer le fitness sans participer à des cours collectifs. Si vous êtes dans mon cas, sachez que certains cours comme le Body Attack, le Body Pump ou le C.A.F (ce n’est pas ce que vous croyez … il s’agit de Cuisses-Abdos-Fessiers 😉 ), s’intègrent parfaitement à la PPG. Par contre, il ne faut pas prendre de trop grosses charges au Body Pump car le but est de se préparer physiquement et pas de « transformer » son corps ( même si vous avez beaucoup plus de chances d’affiner vos muscles que de devenir la sœur cachée de Hulk 🙂 )

C’est certain que c’est fastidieux de  sortir son tapis et d’enchaîner les exercices de gainage lorsque vous pensez déjà avoir tout donné lors de votre séance de running. Si vous avez parfois du mal à vous motiver, ne perdez pas de vue que la PPG est efficace pour prévenir les blessures. La course à pied pouvant entraîner de mauvaises habitudes, la PPG permet de limiter les dégâts. En plus, on s’ouvre l’esprit en découvrant de nouvelles pratiques et activités 🙂

Connaissiez-vous la PPG ? En pratiquez-vous (peut-être même sans le savoir ) ?

Top 5 des livres que j’ai aimés en 2015

Je n’ai pas lu moins de 43 romans entre avril et décembre dernier, malgré une année surchargée sur le plan professionnel. Je suis très contente de continuer à intégrer cette passion dans ma vie et à lui accorder une certaine priorité. J’avais promis de partager avec vous mes coups de cœur littéraires de l’année et parmi tous les livres que j’ai lus en 2015, 5 d’entre eux seulement se détachent du lot.

  • Outlander : Le chardon et le tartan (Tome 1), Diana Gabaldon

Les avis sur la toile ne tarissaient pas d’éloges sur ce roman et effectivement, l’histoire a été un tel coup de cœur que je n’arrive plus à m’extraire de son univers. Je suis même étonnée que la saga ne fasse pas plus parler d’elle en France. Elle a néanmoins remporté un tel succès aux Etats-Unis qu’elle a été adaptée au petit écran. Lancée en 1991, Outlander est une série de romans historiques écrite par Diana Gabaldon, et à ce jour toujours inachevée. Après 5 ans passés en tant qu’infirmière auprès des Alliés de la Seconde Guerre Mondiale, Claire Randall retrouve enfin son mari Frank, un historien féru de généalogie, pour un deuxième voyage de noces en Ecosse. Après avoir observé en cachette un étrange rituel autour d’un cercle de pierres, Claire profite de l’absence de son mari pour s’approcher à nouveau du lieu sacré. Intriguée par de mystérieux bruits de bataille semblant émaner du cercle de menhirs, elle finit par toucher la pierre avant d’être envoyée deux cent ans auparavant. La jeune femme se retrouve dans l’Ecosse rudimentaire et meurtrière du XVIII ème siècle qui opposait les Anglais et les Highlanders. Recueillie par le clan Mc Kenzie, elle est admirée pour ses connaissances médicales tout en étant suspectée d’être une espionne au service des Anglais. Claire a conscience qu’elle va devoir s’intégrer dans son nouveau présent pour pouvoir rejoindre le futur mais c’est sans compter sur ses sentiments grandissants pour Jamie, un jeune Highlander qui l’a pris sous son aile et qui n’est pas non plus insensible aux charmes de la jeune femme.

Le livre peut impressionner car il ne comporte pas moins de 900 pages mais je me suis laissée emportée par l’histoire grâce aux talents de narratrice de Diana Gabaldon. Le dépaysement est total car j’ai aimé découvrir aux côtés de Claire, le quotidien et les coutumes des Highlanders. L’auteure mise sur les détails et la dimension historique du récit contribue à rendre ce premier tome, passionnant et instructif. Néanmoins, certains lecteurs ont trouvé que l’action était trop longue à s’installer. Au contraire, je me suis vraiment délectée de la longueur du roman qui permet de savourer la complexité (relative) du récit et d’apprendre à connaître les personnages. L’intrigue ne manquant pas de rebondissements, je n’ai donc pas ressenti sa « lenteur » comme un fardeau.

Outlander puise aussi toute sa force dans ses personnages. J’ai beaucoup apprécié le caractère bien trempé de Claire qui ne se laisse pas marcher sur les pieds et n’hésite pas à tenir tête aux personnes les plus influentes du clan Mc Kenzie. Néanmoins, je me suis davantage attachée à la personnalité plus complexe de Jamie qui peut se révéler tantôt sensible et brutal, fragile et viril. Les personnages secondaires (peut-on vraiment les qualifier ainsi ?) sont aussi très intéressants car si certains paraissent particulièrement rustres, ils s’avèrent en réalité plus complexes qu’on ne le pensait. Je reconnais que je n’ai pas encore été capable de dénicher un seul défaut à ce roman, tant j’ai été séduite par ce subtil mélange d’action, d’intrigue amoureuse et de plongée dans les mœurs et coutumes écossaises du XVIII ème siècle. « Le chardon et le tartan » est ainsi sans conteste LE coup de cœur littéraire de l’année 2015.

  • Salem, Stephen King

Salem est un pastiche totalement assumé du Dracula de Bram Stoker car les vampires sont, sous la plume de Stephen King, des créatures assoiffées de sang aux canines proéminentes qui « envahissent » la petite bourgade tranquille de Jerusalem’s Lot, après avoir fait un long périple enfermées dans des cercueils. J’ai d’ailleurs beaucoup apprécié que l’ »invasion » des vampires se déroule dans une si petite bourgade, au sein de laquelle le Mal opère dans la plus grande indifférence. Outre la volonté pour Stephen King de dépeindre la décadence d’une petite ville américaine frappée par la crise des années 70, le huit clos de Jerusalem’s Lot contribue à rajouter de la tension dramatique au récit. Une tension palpable qui atteint son paroxysme quand le lecteur prend connaissance des événements tragiques qui ont eu lieu à Marsten House. Les habitants de Jerusalem’s Lot n’osent l’approcher car elle serait hantée par les esprits de ses anciens occupants qui avaient eux-mêmes une réputation bien sulfureuse. Stephen King en a fait un personnage à part entière qui m’a littéralement fascinée. Elle attire autant qu’elle révulse. Ben Mears est aussi irrésistiblement attiré par cette bâtisse tout en étant convaincu qu’elle abrite le Mal. Peut-être parce qu’elle incarne à elle toute seule tout ce qui a de plus maléfique …

En ce qui concerne les autres personnages, j’ai apprécié qu’aucun d’eux ne soit atteint d’une clairvoyance digne d’un super-héros. En effet, nombreux sont ceux qui doutent et ne veulent pas croire que leur ville a été choisie comme repaire par les vampires. Quant à ces derniers, même si on les voit peu, ils savent tout de même nous faire frissonner. Ils contribuent avec Marsten House, à faire éclore une ambiance horrifique qui m’a temporairement réconcilié avec les vampires. En effet, je n’apprécie pas ce qu’ils sont devenus dans la littérature contemporaine (Salem n’est pas de première jeunesse puisqu’il a été écrit en 1975). Dans mon imaginaire, le vampire n’est ni un adolescent qui se déplace à la vitesse d’un héros de Marvel ni une jeune femme qui, perchée sur des talons aiguilles, rêve de travailler dans un prestigieux magazine de mode. Il cache plutôt, sous une apparence humaine, un tempérament bestial qui se manifeste aussi physiquement, une fois la nuit tombée, par un teint blafard, des canines proéminentes et des yeux injectés de sang. Je me suis ainsi délectée de retrouver le mythe du vampire tel qu’il a été imaginé par Bram Stoker. Stephen King ne bascule jamais dans le gore mais nous renvoie plutôt à nos peurs d’enfants.  Seulement, j’ai tellement aimé l’histoire de Marsten House et la bâtisse en elle-même que je regrette un peu que l’auteur n’ait pas plus exploité le potentiel de cette maison hantée. Pour conclure, je dirais que Salem est le roman de Stephen King que j’ai préféré, après Simetierre. J’ai tout apprécié dans ce livre : l’histoire, les personnages et l’ambiance si particulière et propre aux romans d’épouvante traditionnels.

  • Retour à Whitechapel, Michel Moatti

L’histoire de Jack L’Eventreur qui n’a jamais connu de dénouement, alimente depuis plus d’un siècle l’imaginaire des romanciers. Ce monstrueux fait divers me passionne depuis longtemps et pourtant, je craignais de m’embarquer de nouveau dans un livre traitant de la plus célèbre affaire de Whitechapel. En effet, je n’avais lu jusqu’à présent que des romans médiocres sur le sujet. Sans vouloir entrer dans les détails de cette affaire que beaucoup connaissent déjà, cinq prostituées ont été sauvagement assassinées dans l’East-End de Londres qui regroupe les quartiers de Whitechapel et de Spitalfields. L’enquête n’a jamais été résolue et les historiens et romanciers exposent leurs arguments pour prouver qu’ils ont trouvé la véritable identité de Jack L’Eventreur. Chacun y va de sa petite théorie mais personne ne sait qui se cache sous l’illustre pseudonyme.Seulement, avec « Meurtre à Whitechapel », l’histoire prend un tournant original.

En 1941, Mary Amelia Pritlowe reçoit une lettre de son père qui vient de décéder. Il s’agit d’un testament dans lequel il explique qu’elle est la fille de Mary Jane Kelly, la dernière victime de Jack L’Eventreur. La jeune femme se lance alors dans une enquête très rigoureuse afin d’en apprendre davantage sur sa mère et remonter la piste de son meurtrier. Son parcours nous plonge dans l’époque glauque de l’Angleterre victorienne où les femmes travaillaient sans relâche pour loger dans des pièces insalubres qui se louaient à prix d’or. Elles dépensaient souvent leur maigre salaire en bouteilles d’alcool afin d’échapper à la réalité désastreuse. Les conditions de travail dans les usines étaient lamentables au point que les salariées avaient le visage ravagé par les projections de phosphore. D’autres évocations sont plus amusantes et parfois farfelues comme le recours à l’optographie qui consistait à prélever l’iris de l’œil de la victime afin de découvrir l’identité de l’assassin. En effet, on pensait que la rétine pouvait « enregistrer » le visage du meurtrier. Mary Amelia est aussi hypnotisée pour qu’elle puisse se remémorer plus facilement ses souvenirs d’enfance. Ces pratiques nous semblent bien discutables alors qu’elles avaient une valeur scientifique au XIX ème siècle.

Une fois de plus, l’auteur propose sa version concernant l’identité de Jack L’éventreur et même si nous n’avons pas de preuves formelles permettant de considérer sa théorie comme étant plus probable que toutes celles qui ont été énoncées auparavant, on peut toutefois reconnaître que Michel Moatti a écrit une fiction fort bien documentée. L’auteur est connu pour être passionné par cette affaire depuis des années et c’est pour cette raison qu’il a arpenté les rues de Whitechapel, consulté les dossiers de la Metropolitan Police et les archives de la presse britannique de l’époque pendant 3 ans. Je ne recommanderai pas ce livre qu’aux passionnés de l’affaire Jack L’Eventreur mais aussi à tous les amateurs de littérature policière.

  • Docteur Sleep, Stephen King

En tant qu’adepte des romans de Stephen King, je ne suis pas passée à côté de Shining et c’est d’ailleurs en partie grâce à ce livre que je me suis mise en tête de plonger dans la bibliographie de l’auteur. Ce roman m’avait terrifiée et pour ne rien arranger, j’avais aussi eu la bonne idée de regarder l’adaptation cinématographique de Stanley Kubrick. » Docteur Sleep » fait de Danny Torrence le protagoniste principal. Jack est mort, l’hôtel a brûlé mais Stephen King nous a prouvé qu’il y a une vie après l’Overlook.

On retrouve donc Danny qui a eu jusqu’à présent, un parcours de vie semé d’embûches. Il essaie alors de se reprendre en main et son don va le mener à la petite Abra. Tous deux vont se battre contre une communauté étrange qui enlève des enfants sur tout le territoire américain. En revanche, je ne considère pas « Docteur Sleep » comme la suite de Shining. Il ne devrait d’ailleurs pas porter le titre vendeur de « Shining 2 », même si les références à Shining sont nombreuses, que l’Overlook occupe encore une place d’honneur bien qu’infime mais la ressemblance s’arrête là. C’est pour cette raison que je préfère mettre en garde les lecteurs curieux : lisez « Docteur Sleep » en oubliant ce qui s’est passé dans Shining, car l’ambiance est très différente. J’étais heureuse de retrouver Danny qui, comme son père, est hanté par ses vieux démons mais je l’étais encore davantage de retrouver le style original de Stephen King qui est capable, le temps d’une lecture, de me faire vivre toutes sortes d’émotions. Des scènes qui prennent aux tripes, il y en a quelques-unes dans « Docteur Sleep ». Sans vouloir trop en dire, le rapport que Danny entretient avec les pensionnaires de l’hospice de Revington, où il exerce en tant qu’aide-soignant, donne lieu à des passages très touchants. Ainsi, Danny serait une réponse à cette peur de la mort, du néant, de l’inconnu : il est en quelque sorte un ange permettant aux mourants de décéder en paix, l’esprit tranquille. On sent d’ailleurs que Stephen King parle de lui et de ses craintes à travers ce roman. La mort est un sujet qui le préoccupe. Danny reflète aussi les problèmes d’addiction qu’il a rencontrés au cours de sa vie. Plus l’auteur vieillit et plus ses romans lui ressemblent et naturellement, « Docteur Sleep » ne déroge pas à la règle.

  • La tête de l’emploi, David Foenkinos

Ce roman a été une claque. David Foenkinos est doté d’un certain talent d’observateur qui sait rendre attachant le moindre personnage un peu fade en l’agrémentant de détails piqués dans la vie de tous les jours. Il est capable de lui donner un supplément d’âme touchant le lecteur qui se reconnaît un peu en lui. Pourtant, l’histoire est banale et peut s’entendre partout, que ce soit au boulot, dans la rue ou au cours d’un repas de famille. Bernard est un homme ordinaire. Il travaille en tant que conseiller financier et mène une vie paisible auprès de son épouse Nathalie.

Néanmoins, les tuiles commencent à s’enchaîner : sa fille chérie part effectuer un stage au Brésil, son supérieur le rétrograde avant de le licencier et sa femme le quitte. Acculé, il n’a pas d’autre solution que de retourner vivre chez ses parents. C’est donc l’histoire d’un personnage banal qui voit sa vie basculer pour des raisons banales mais on y retrouve un peu de notre vie ou de celle de nos proches dans le roman. Cette forte ressemblance à la vie réelle rend le livre particulièrement touchant mais ce sentiment ne serait pas si fort si nous n’étions pas dans ce contexte de crise global. Le monde du travail n’a jamais été aussi cruel, nos vies sentimentales aussi instables … Qui peut encore prétendre avoir des certitudes dans la vie ? Bernard était concerné avant qu’il ne perde femme et emploi. Le personnage m’a même agacé par moments en raison de sa passivité. On a envie de le secouer pour qu’il soit enfin acteur de sa vie mais mon métier me prouve aussi au quotidien que les gens qui cumulent les problèmes ont tendance à se décourager. La reconstruction peut être lente. On a d’ailleurs pitié de Bernard qui à cinquante ans, est obligé de s’installer chez ses parents car cela représente un honteux retour en arrière pour tous ceux qui le vivent. En réalité, le roman est touchant dans la mesure où il décrypte avec réalisme le mal-être qui frappe la société en crise. En revanche, je reproche à l’auteur de ne pas avoir préservé le même tempo tout au long du récit.

La première partie est tendre et enlevée alors que la seconde s’enlise dans de petites situations de boulevard, oscillant entre comédie romantique et drame psychologique. L’intérêt qu’on portait au début du roman retombe un peu mais David Foenkinos nous emmène vers une fin qui n’a rien du piége rose bonbon vers lequel le roman semblait s’acheminer. Tantôt drôle, tantôt mélancolique, « La tête de l’emploi » n’est pas exempt de défauts mais a su me bouleverser pour devenir un coup de cœur inattendu.

Raiponce fait du sport

Running mais aussi natation, fitness … nos cheveux en voient de toutes les couleurs mais le sport est un allié de choix pour une chevelure en bonne santé. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’en produisant du sébum et en transpirant, on élimine un maximum de toxines. Mais il ne faut pas non plus faire n’importe quoi avec ses cheveux … Seulement, les sportives ont tendance à les laver trop souvent alors que la grande majorité des coiffeurs diront que c’est une mauvaise idée. Même au nom de la propreté car en réalité, nos cheveux n’ont pas besoin d’autant d’attentions !

Si vous faites partie de ces filles qui se lavent les cheveux tous les jours, vous avez peut-être remarqué qu’ils ont vite tendance à redevenir gras. C’est tout à fait normal. On sollicite notre cuir chevelu en le massant et en le lavant et celui-ci produit alors du sébum. Ceci explique cela et comme vous avez honte de sortir ainsi, vous les lavez le lendemain matin. Et le surlendemain.  Et ainsi de suite. Vos cheveux re-graissent de plus en plus vite et … c’est le cercle vicieux.

Chacune d’entre nous réagit à sa façon face à cette boucle infernale qui nous rend dingues. Il y en a qui vont continuer leurs mauvaises habitudes et se contenter de graisser et re-graisser leurs cheveux. Parfois, certaines pensent que c’est le signe que leur rituel capillaire n’est pas adapté et changent de produits. Ce n’est pas LA solution puisqu’il faut d’abord se demander si vous n’agressez pas vos cheveux avec vos vieilles habitudes. La plupart du temps, le bilan est sans appel : on se lave les cheveux trop souvent.

J’imagine toutefois le regard affolé de certaines d’entre vous à l’idée de changer vos habitudes, surtout pour celles qui en faisant du sport régulièrement, constatent à la fin de chaque séance, l’état lamentable de leurs cheveux. Plats et dégoulinants de sueur. Et cette folle (moi) explique sur son blog qu’on ne doit pas se laver les cheveux avant de retourner en cours ou au boulot le lendemain matin ??!! Rassurez-vous, il existe des solutions vous permettant d’être présentables et de ne pas (trop) abîmer vos cheveux 🙂

  • Le shampooing sec

Après avoir été pendant des années uniquement vendu en pharmacie, il est désormais partout, en format mini à glisser dans son sac de sport. Il se compose de poudre d’amidon de mais, d’avoine ou de riz qui absorbe le sébum en se vaporisant directement à la racine des cheveux. Vous pouvez vous en servir entre deux shampooings, pour donner un coup de frais après une séance de sport, le matin pour « laver » une frange un peu sale et lui donner du volume (et c’est aussi efficace et plus naturel que la laque) mais aussi pour structurer une coiffure. Pour les adeptes du chignon, sachez que le shampooing sec sera votre meilleur ami pour qu’il ne bouge pas.

Son utilisation est aussi d’une simplicité enfantine : vous secouez bien la bombe pour que les poudres du shampooing soient homogènes (sinon, vous risquez de vous retrouver avec des traces blanches dans les cheveux, même si elles disparaissent d’un coup de brosse) et vous vaporisez à 30 cm  de votre chevelure, en insistant sur les zones les plus grasses. Vous laissez agir quelques minutes, le temps que les poudres absorbent le sébum et vous brossez bien pour enlever les résidus de poudre. Le tour est joué !

J’attire toutefois votre attention sur le fait qu’un shampooing sec ne remplacera jamais un vrai shampooing qui nettoie le cuir chevelu en le débarrassant des impuretés. Il reste donc une solution de dépannage mais ne suffit pas au quotidien. En ce qui me concerne, j’ai recours au shampooing sec les jours où je ne m’entraîne pas et ceux où je n’ai pas beaucoup transpiré (les jours de Body Pump et de Body Balance). J’utilise le shampooing sec au lait d’avoine de Klorane. Il sent bon et je le trouve surtout très efficace. Le reste du temps, j’ai trouvé une solution alternative au vrai shampooing qui permet aux cheveux de se refaire une beauté sans être massacrés.

  • Le low-poo

Cette tendance est venue des Etats-Unis où des filles ont remplacé leur shampooing traditionnel par de l’après-shampooing, ou un autre shampooing plus doux (une technique moins radicale). Les low-poo ne contiennent pas de tensio-actifs classiques comme les sulfates. Ils sont par exemple remplacés par des dérivés de sucre comme le lauryl glucoside. Il mousse peu car sa formule contient plus d’agents de soin. Les sulfates abîment nos cheveux car même s’ils lavent parfaitement, ils ont tendance à décaper les longueurs et assécher le cuir chevelu. Les silicones sont aussi très critiqués car leur pouvoir lissant et gainant ne fait qu’à terme, étouffer les longueurs. Les shampooings doux peuvent contenir des sulfates mais ils sont associés à d’autres tensio-actifs pour créer une base lavante plus équilibrée.

Les idées reçues sont mises à rude épreuve car un shampooing n’a pas besoin de produire beaucoup de mousse pour laver efficacement les cheveux. Les low-poo ne contiennent pas de tensio-actifs moussants mais lavent plutôt bien le cuir chevelu et les fibres capillaires. Ils sont aussi efficaces sur tous les types de cheveux, même s’il est recommandé pour les personnes ayant les cheveux mixtes ou gras d’utiliser plus souvent des shampooings classiques, et les chevelures colorées ne risquent pas de dégorger. Le low-poo peut donc s’utiliser tous les jours mais les coiffeurs recommandent toutefois de commencer par l’utiliser une fois sur deux en alternance avec son shampooing habituel. Il est également inutile d’utiliser une trop grande quantité de produit, car même si les low-poo sont reconnus pour être moins agressifs, sachez tout de même que n’importe quel shampooing décape toujours un peu les cheveux.

Connaissiez-vous le low-poo ? Avez-vous envie d’essayer ou si non, avez-vous été convaincues par cette technique ?