Split, M. Night Shyamalan

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Kevin souffre d’un trouble dissociatif de l’identité particulièrement inquiétant puisqu’il a déjà révélé pas moins de 23 facettes de lui-même au Docteur Fletcher. La psychiatre a compris qu’une d’elles est encore enfouie au plus profond de son inconscient et qu’elle ne tardera guère à se manifester pour prendre le pas sur toutes les autres. Kevin franchit déjà un cap en kidnappant trois adolescentes qui seront alors aux premières loges pour mesurer l’étendue de la folie de leur ravisseur. Il devient dans son âme et sa chair, le foyer d’une guerre sans merci que se livrent ses multiples personnalités. D’un enfant de 9 ans à un maniaque de la propreté atteint de tocs, en passant par une femme au foyer aux manières bourgeoises, James Mc Avoy n’interprète pas Kevin comme un seul rôle mais bien comme si le spectateur voyait passer sous ses yeux, une kyrielle d’acteurs ayant pour point commun de donner vie au même protagoniste. Son jeu insuffle ainsi une dimension dérangeante à un scénario qui a le potentiel de mettre le spectateur mal à l’aise.

Kevin se comporte de manière si troublante qu’il ferait pâlir d’envie Norman Bates mais nous pourrions regretter que le potentiel horrifique du film n’ait pas été davantage exploité. Qu’aurait-il fallu pour que le réalisateur renforce l’ambiance anxiogène de son long-métrage ? La résolution de l’énigme n’est pas si complexe qu’elle en a l’air puisqu’il aurait suffi à M. Night Shyamalan de dévoiler toutes les facettes de la personnalité de Kevin. Nous aurions aussi préféré qu’il consacre plus d’énergie à développer celle qui sommeille dans l’inconscient de son protagoniste. La première moitié du long-métrage fait la part belle aux jeunes filles, au point que le spectateur peut légitimement se demander si le cinéaste n’a pas longuement hésité dans ses choix scénaristiques. Raconte t’il l’histoire de Monsieur Maboul ou celle de trois adolescentes enlevées et séquestrées par ce même esprit dérangé ? Le cinéaste place d’ailleurs Casey sous les feux des projecteurs en nous gratifiant de flash-backs permanents ayant pour seule fonction de nous révéler les raisons pour lesquelles la jeune fille réagit posément face à l’attitude singulière du ravisseur.

Le dernier né de M. Night Shyamalan ne repose pas uniquement sur la performance de James Mc Avoy car il vaut aussi le détour pour le rôle d’Anya Taylor-Joy, qui après avoir brillé dans « The Witch », nous démontre encore à quel point elle a le talent de donner vie à toutes sortes d’émotions dans ses grands yeux bruns. Les acteurs excellent dans leur art mais leur prouesse ne suffit pas à satisfaire un public sensible à l’idée de se plonger dans un thriller psychologique plus abouti que la plupart de ceux produits par la machine hollywoodienne. Une fois remis de ses émotions, le spectateur prend finalement conscience que c’est précisément sur ce point là que le bât blesse. Le cinéaste le noie dans des dialogues éprouvants entre Kevin et sa psychiatre dévouée alors qu’il est tout aussi capable d’agiter les plus grosses ficelles du thriller commercial, lui qui savait si brillamment composer des atmosphères anxiogènes. Il se sert également à mauvais escient du thème de la jeunesse abusée, alibi trop souvent utilisé pour ne pas sembler réducteur aux yeux des spectateurs aguerris.

« Split » n’en reste pas moins un thriller rondement mené et efficace qui, s’il manque de subtilité dans sa dernière partie en raison de sa dimension fantastique un brin caricaturale, nous rassure quant à l’avenir de l’ex-prodige du cinéma de genre. C’est un plaisir de voir le réalisateur revenir à ce qu’il fait de mieux : jouer avec la frontière entre réalité et surnaturel en donnant lieu à des rebondissements savamment dosés. Certaines ficelles scénaristiques n’auraient néanmoins pas dû s’imposer dans le cinéma de M. Night Shyamalan. Nous nous assurerons alors que le réalisateur ne commettra pas les mêmes imperfections dans son prochain film avant de crier haut et fort que le phénix renaît de ses cendres.

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La La Land, Damien Chazelle

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Attention : L’article contient des traces de spoilers.

Ce film est une claque magistrale. A la fois hommage vibrant aux mythiques comédies musicales d’antan et aux pas de danse gracieux et effrénés de Fred Astaire et Gene Kelly, « La La Land » n’en reste pas moins un long-métrage résolument moderne. Au son des mélodies endiablées ou feutrées, le spectateur amateur de comédies musicales n’a d’autre choix que de se laisser emporter dans ce tourbillon onirique peuplé de douces illusions. Le temps de l’insouciance se révèle néanmoins de courte durée car si Sebastian (Ryan Gosling) et Mia (Emma Stone) rêvent de se faire un nom dans le paysage hollywoodien, ils encaissent surtout sans défaillir toutes sortes d’humiliations au pouvoir suffisamment dévastateur pour risquer de faire voler en éclats leurs folles ambitions.

L’aspirante comédienne repart vaincue et blessée d’auditions où elle brille pourtant de mille feux tandis que le pianiste virtuose se bat pour faire renaître le jazz de ses cendres. Derrière la pétillante comédie musicale se cachent effectivement des messages plus profonds. L’histoire d’amour change sans cesse de tonalité, jusqu’à ce que le spectateur se rende compte que l’amertume déteint inexorablement sur l’optimisme ambiant. Sebastien et Mia s’agressent d’abord mutuellement à chaque fois qu’ils se rencontrent. Le désir de la jeune femme pour le musicien n’est pas réciproque avant que ce dernier ne succombe à son tour. L’ivresse de leurs sentiments inspire ensuite au cinéaste de superbes chorégraphies aériennes (George Sand ne disait-elle pas qu’ « un grand amour rend léger tous les maux qui nous semblent trop lourds à porter seul » ?). Leur relation n’a effectivement jamais été aussi forte qu’au moment où nos deux tourtereaux courraient après le succès. Ils savaient trouver les mots pour s’encourager mais le romantisme a été relégué au second plan lorsque le temps est venu pour chacun de se focaliser sur ses propres ambitions. La désillusion sentimentale a ainsi pris le pas et n’a cessé de croître sur fond d’aspirations professionnelles contrariées.

Les lecteurs qui s’inquiètent encore d’assister à un spectacle dégoulinant de guimauve peuvent se rassurer. Le film n’est pas une succession de chorégraphies endiablées et d’envolées lyriques qui se contente de brosser les amateurs de comédie musicale dans le sens du poil. Damien Chazelle nous offre plutôt une fin pragmatique où deux personnes qui se sont passionnément aimées mettent subtilement un terme à leur relation. Ils ne passeront pas le reste de leur vie ensemble mais ont partagé la même conviction en sacrifiant l’amour au profit des aspirations professionnelles. Le réalisateur offre une relecture de l’Amour puisqu’il prouve également que la rupture n’est pas systématiquement assortie de conflits et qu’une idylle passée n’empêche pas de vivre pleinement une nouvelle vie. La séquence finale qui reflète au choix du spectateur, des fantasmes ou des regrets de la part d’un des deux protagonistes, est empreinte d’une nostalgie qui touche à la perfection. Elle m’a émue aux larmes mais je n’y ai pas vu une once de mièvrerie. Sous ses allures de comédie romantique, « La La Land » nous montre que le couple n’est pas l’unique source d’épanouissement et s’adresse ainsi aux nouvelles générations pour qui le rapport à l’amour et au travail a sensiblement évolué. La jeunesse s’est endurcie au fil du temps. Elle est plus individualiste, sceptique à l’égard de l’amour éternel tout en étant paradoxalement capable de déployer une énergie folle pour atteindre un idéal, qui par définition, n’existe pas.

Je me souviendrai longtemps de l’état d’esprit dans lequel je me trouvais en sortant de la salle de projection. Je me sentais mélancolique alors que je n’avais aucun mal à m’imaginer avec des étoiles plein les yeux tant le film m’avait insufflé l’envie de croire en mes rêves. Cette bouffée d’optimisme n’avait certes qu’une vocation éphémère mais « La La Land » n’en reste pas moins un excellent remède pour oublier momentanément la morosité ambiante.

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Quelqu’un à qui parler, Cyril Massarotto

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Le roman s’ouvre sur une soirée d’anniversaire qui tourne au fiasco. Samuel se retrouve seul devant un gâteau et des assiettes vides puisque les deux invités ont eu un empêchement de dernière minute. La solitude s’abat sur lui et Sam noie son chagrin dans le champagne. Il compose instinctivement le numéro de son ex qui le supplie de ne plus la rappeler et son smartphone ne trouve pas de moment plus propice pour rendre l’âme. Sam peut encore se servir du téléphone fixe mais ne sait pas qui appeler pour apporter une touche positive à cette soirée d’anniversaire si morose. Sam se rend soudainement compte qu’il se souvient du numéro de son enfance et le compose sans trop y croire. Contre toute attente, un enfant se manifeste au bout du fil et il ne faudra pas longtemps au célibataire solitaire pour comprendre qu’il s’agit de lui-même à 10 ans. Samuel reconnaît le petit garçon qui s’apprête à vivre une douloureuse épreuve. Le jeune homme se prend au jeu et les deux Sam se téléphonent chaque jour pour échanger sur leur quotidien et leur vie.

Le roman m’a procuré un bien-être immense en berçant mon âme sensible d’une mélancolie bienveillante. Le sujet a suscité ma curiosité dans la mesure où nous sommes nombreux à avoir rêvé, ne serait-ce qu’une fois, de pouvoir remonter le temps pour s’éviter des souffrances inutiles, rattraper les erreurs du passé et prendre des décisions contribuant à rendre l’instant présent plus facile et joyeux. Si le lien unissant les deux Sam relève de la science-fiction, le lecteur est capable de se remémorer l’enfant qu’il était et imaginer la conversation qu’il entretiendrait avec lui. Il y trouverait alors l’occasion de se réconcilier avec son enfance en insufflant un zeste d’insouciance perdue dans son quotidien. Il réfléchirait aussi aux raisons qui l’ont conduit à ne pas concrétiser ses projets. J’en ai souvent rêvé et je pense savoir ce que j’aurais dit à la fillette que j’étais. Le petit Sam est déçu d’apprendre que sa vie d’adulte ne sera pas aussi trépidante que dans son imagination. Seulement, il ne connait rien des drames qui vont bouleverser son existence et n’a pas encore conscience, du haut de ses 10 ans, que la réalité de la vie n’épargne personne. Le Sam devenu adulte mettra toute son énergie pour l’aider à traverser l’épreuve contre laquelle il ne peut rien tandis que le petit garçon le guidera vers le chemin du changement.

Le récit est empreint d’humour, d’autodérision et de tendresse qui nous invite, le temps d’une lecture, à se réconcilier avec son enfant intérieur. Les larmes me sont parfois montées aux yeux car le trentenaire ressemble à tellement de jeunes gens qui travaillent pour vivre et se sentent seuls. 70% des français rêvent de changer de vie mais la peur de l’inconnu les empêchent de franchir le pas. Les décisions prises dans la sphère personnelle nous amènent aussi souvent à faire le deuil de nos aspirations professionnelles. Devons-nous pour autant vivre cette situation comme une fatalité ? Il est important de ne pas regretter ses choix pour connaître le bonheur, même si la vie nous a fait prendre des directions que nous n’aurions jamais envisagées. Changer radicalement de vie peut être difficilement concevable mais nous disposons de marges de manœuvre souvent inexploitées. L’auteur délivre un beau message consistant à ne pas oublier l’enfant enfoui au plus profond de soi-même. La réalité de la vie éteint progressivement les rêves, les espoirs et la fougue qui caractérisent l’enfance pour enfermer l’adulte dans un état proche de la léthargie. Le roman prouve que chacun peut agir à sa manière pour ne plus subir alors, qu’attendons-nous pour apporter du piment à la vie ?

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Positive, Paige Rawl et Ali Benjamin

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Paige Rawl est une jeune fille que rien ne différencie des autres, si ce n’est le secret qu’elle garde enfouie au plus profond d’elle-même depuis l’enfance. Sa mère lui a transmis le VIH à la naissance et Paige cache donc sa séropositivité à son entourage. Elle a néanmoins pris l’initiative de se confier à sa meilleure amie Yasmine qui s’est alors empressée de renier sa promesse. La rumeur se répand comme une traînée de poudre dans le lycée de Clarkstone et Paige subit de plein fouet les brimades et insultes de ses camarades de classe. L’adolescente rayonnante et épanouie sombre progressivement dans la dépression et son désespoir est si grand qu’elle tente de mettre fin à ses jours en avalant des somnifères. Les élèves de Clarkstone témoignent d’une cruauté susceptible de donner lieu à des conséquences irréversibles mais l’ignorance et le manque d’ouverture d’esprit du corps enseignant et de l’administration scolaire se révèlent encore plus choquantes.

Paige tente à sa manière de bousculer les mentalités, en insistant à plusieurs reprises (et à raison) sur la différence entre le VIH qui affaiblit le système immunitaire en le rendant vulnérable aux maladies, et le Sida, qui reste le stade le plus avancé du VIH. Une personne ayant contracté le virus ne présente d’abord aucun symptôme car le VIH met généralement plusieurs années pour détruire les défenses immunitaires. Tous les individus infectés par le virus ne développent pas de maladies opportunistes car les traitements actuels renforcent le système immunitaire pour que le VIH n’évolue pas vers son stade terminal. En revanche, aucun vaccin n’est à ce jour en mesure de guérir les personnes qui en sont atteintes.

L’auteur adopte le point de vue de Paige qui est séropositive depuis la naissance. Sa mère ignorait qu’elle était infectée par le virus et la jeune fille n’a montré aucun signe avant-coureur avant d’être diagnostiquée à l’âge de trois ans. Elle nous explique alors comment les traitements pris quotidiennement à heures fixes lui permettent de rester en bonne santé. En grandissant, Paige va aussi lutter contre les idées reçues avec une force et une détermination qui nous donneraient envie de soulever des montagnes.

Ce roman est un témoignage qui fait l’effet d’un uppercut dans la mesure où Paige Rawl a bel et bien été victime de discrimination  à cause de sa séropositivité. L’auteur a aidé la jeune femme à coucher ses ressentis et son expérience sur le papier pour montrer à quel point le harcèlement peut se révéler destructeur. Paige a subi les moqueries en raison de sa maladie mais combien d’enfants et adolescents sont harcelés pour leur poids, leur sexualité ou leur couleur de peau ?

Le harcèlement scolaire est un sujet qui n’est pas à prendre à la légère mais certains établissements préfèrent minimiser ce qui se déroule sous leurs yeux pour ne pas avoir à gérer des « enfantillages ». Son parcours jalonné d’embûches et d’expériences enrichissantes a défini ce qu’elle est devenue en tant qu’adulte : une jeune femme courageuse, brillante et tolérante qui cherche à enseigner l’acceptation et le pardon. Je conseille le roman à tous les lecteurs qui souhaitent comprendre le VIH et ressentir ce que vivent les personnes séropositives au quotidien. Son style d’écriture est plutôt simpliste mais on ne peut reprocher à l’auteur d’avoir retranscris avec justesse les pensées d’une adolescente de quatorze ans. Les photos personnelles de Paige apportent aussi davantage de relief à un récit poignant et illustrent à quel point la jeune fille aime sourire à la vie.

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Ma nomination aux Liebster Awards

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J’ai été nominée par Krys (merci ma belle ! 😀 ) du blog Une occidentale en Chine pour répondre à une série de questions exclusivement consacrées au voyage. Le concept des Liebster Awards consiste, une fois nominé, à raconter 11 anecdotes à son sujet, avant de répondre aux questions du blogueur qui nous a sélectionné. On nomine ensuite plusieurs auteurs de blogs en leur posant 11 questions.

11 anecdotes me concernant :

  • Je suis née à Montpellier et y ai passé les vingt-deux premières années de ma vie
  • Je connais par cœur (ou presque) toutes les chansons des grands classiques de Disney
  • J’ai pour projet de faire un trek en Amérique du Sud pour mon voyage de noces
  • Je n’ai jamais fumé
  • J’aurais aimé travailler dans l’édition
  • J’emporte toujours un livre ou ma liseuse numérique, même si je sais que je n’aurais pas le temps de me consacrer à la lecture
  • Je suis passionnée de fitness et de randonnées en montagne
  • J’aime beaucoup le thé et si je ne me refrénais pas, je pourrais en boire dix tasses par jour
  • J’ai eu un coup de cœur phénoménal pour Londres
  • J’ai un appétit de moineau mais ne résiste jamais devant un plat typique de la cuisine marocaine
  • Je n’ai pas le sens de l’orientation et arrive souvent bien en avance sur mes lieux de rendez-vous tant je redoute de me perdre et d’être en retard

Mes réponses aux questions de Krys :

  1. Qu’est-ce que tu ressens quand tu voyages ? 

Je suis tellement impatiente de partir en vacances que je ne dors souvent que quelques heures la veille. Une fois arrivée à destination, je profite pleinement du moment présent et fais abstraction des tracas du quotidien.

  1. Sur quels critères tu te bases pour un prochain lieu de voyages ? 

Je me base sur l’intérêt que je porte aux lieux historiques et culturels du pays. Je m’intéresse depuis l’enfance à la Rome Antique et j’ai ainsi gardé un merveilleux souvenir de tous les monuments que j’ai eu l’occasion de visiter dans la ville éternelle. Je peux aussi être attirée par des paysages, une culture … C’est difficile de répondre précisément à cette question.

  1. Voyage organisé ou voyage « à l’arrache » ? 

Je ne me vois pas partir en voyage organisé pour la simple raison que j’aime prendre le temps de visiter. En revanche, j’ai besoin de faire preuve d’un minimum d’organisation pour ne pas me retrouver face à une situation qui pourrait gâcher mes vacances. Je pars en vacances en couple et passe donc beaucoup de temps à identifier les lieux de visite qui pourraient nous satisfaire mutuellement. Les vacances sont aussi faites de compromis.

  1. Qu’est ce que tu recherches lors d’un voyage ? 

J’accorde une importance primordiale à la découverte. Je serais incapable de passer mes vacances allongée sur une serviette de plage. Mon copain ne supporterait pas non plus de rester sans rien faire.  J’ai surtout voyagé à l’étranger au cours de ces dernières années mais il n’est pas nécessaire de partir à des milliers de kilomètres pour être dépaysé. Le dépaysement se fait surtout dans la tête.

  1. As-tu déjà été déçu d’un voyage ? 

J’espère que je ne le serai jamais.

  1. Voyager seul ou à plusieurs ? 

Je n’ai jamais voyagé seule.

  1. As-tu déjà voyagé plusieurs fois dans le même pays (l’avoir choisi plusieurs fois comme destination) ?

Je n’en ai encore jamais eu l’occasion pour des raisons financières mais certains pays me donneraient certainement envie d’y retourner plusieurs fois.

  1. Que penses-tu des voyages « backpacking » ? 

Je n’ai pas vraiment d’opinion sur le sujet. Je pars du principe que chacun voyage selon ses envies.

  1. Blog ou YouTube?

Je préfère lire que regarder des vidéos.

  1. Qu’espères-tu des gens qui lisent ton blog ? 

J’espère qu’ils portent un regard bienveillant sur mon blog car je n’ai rien d’une professionnelle. Un blog est avant tout un lieu d’échanges et c’est pour cette raison que j’aime tant lire les commentaires. Chacun a le droit de partager son opinion, du moment qu’il le fait dans le respect d’autrui.

  1. Qu’apportes-tu avec toi dans la cabine d’un avion ? 

Le guide « Lonely Planet » de mon lieu de destination. Il ne me quittera plus pendant toute la durée du voyage.

J’ai choisi de nominer Corentine, Charlène et Charlotte pour répondre aux questions suivantes :

  1. Si tu pouvais choisir sans contraintes, dans quel pays aimerais-tu vivre ?
  2. Quelle chanson écoutes-tu pour être de bonne humeur en commençant la journée ?
  3. Si tu ne devais emporter que quelques livres sur une île déserte, lesquels choisirais-tu ?
  4. Quels mots utiliserais-tu pour décrire ta personnalité ?
  5. Qu’est-ce que tu aimes faire de ton temps libre ?
  6. Quel est le meilleur conseil qu’on t’ait donné jusqu’à présent ?
  7. Si tu avais la possibilité de retourner dans le passé, quel métier choisirais-tu d’exercer ?
  8. Si tu ne devais conseiller qu’un seul livre, lequel choisirais-tu et pourquoi ?
  9. Quels projets as-tu envisagé de réaliser en 2017 ?
  10. Quel plus beau souvenir gardes-tu de ton enfance ?
  11. Quel message aimerais-tu adresser au monde ?

 

Un avion sans elle, Michel Bussi

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L’avion qui assurait la liaison entre Paris et Istanbul s’est écrasé dans le Jura sur les pentes du Mont Terrible. Tous les passagers ont péri dans le crash mais un nourrisson a miraculeusement survécu au drame. Éjectée de l’avion, la petite fille a résisté aux intempéries jusqu’à l’arrivée des secours. Léonce et Mathilde de Carville, un couple de riches industriels du Val de Marne, sont effondrés d’avoir perdu leur fils et sa compagne mais ils doivent encore prendre soin de Malvina et Lyse-Rose, la petite miraculée. Leur bonheur est néanmoins de courte durée puisqu’un autre couple fait irruption dans leur vie pour récupérer l’enfant qu’ils considèrent comme leur petite fille. Pierre et Nicole Vitral ont aussi perdu leur fils et leur belle-fille dans le crash aérien et restent persuadés que le bébé miraculé n’est autre que la progéniture de leurs proches disparus.

L’identité de l’enfant est difficile à établir et la presse qui s’est emparée de l’affaire, suit au jour le jour le procès qui déchire deux familles que tout oppose. Léonce de Carville use de son influence et de son argent pour avoir le dernier mot sur cette affaire mais le juge décide, contre toute attente, de confier la petite fille à la famille Vitral. Son épouse Mathilde ne s’avoue toutefois pas vaincue en engageant un ancien mercenaire reconverti en détective privé pour prouver par tous les moyens que l’enfant rescapé est bel et bien sa petite-fille Lyse-Rose. Pendant dix huit-ans, Crédule Grand-Duc et son acolyte Nazim Ozam consacrent leur vie à satisfaire la demande de Mathilde en échange d’une contrepartie financière qui le met définitivement à l’abri du besoin. Seulement, Crédule n’a jamais pu prouver l’identité de l’enfant alors que le contrat arrive à son terme. Le bébé est devenue une jeune fille ayant l’âge requis pour voler de ses propres ailes et le détective, déprimé d’avoir échoué dans sa mission, décide de mettre fin à ses jours. Il laisse alors derrière lui un précieux carnet dans lequel se dissimule probablement la clé de l’énigme.

Crédule Grand-Duc n’a pas ménagé sa peine en se lançant frénétiquement dans une longue enquête parsemée d’incertitudes tenaces et de fausses pistes et Michel Bussi, en jouant avec les nerfs de ses lecteurs.  Je me suis plongée dans le récit avec une telle aisance que je piaffais d’impatience à l’idée de connaître le dénouement final de cette enquête haletante. La lutte des classes dans cette intrigue policière aurait pu être passionnante, surtout quand les personnages, les riches prêts à user de tous les recours pour parvenir à leurs fins et les honnêtes gens issus de la classe moyenne, se battent pour obtenir la garde d’un enfant qui a plongé les enquêteurs dans un océan de perplexité. Michel Bussi frôle néanmoins la caricature à chaque page en nous offrant des protagonistes aussi stéréotypés que ceux figurant dans les sagas de l’été diffusées sur le petit écran. Le lecteur fait effectivement la rencontre de Malvina, une jeune femme au psychisme fragile et affublée d’une apparence d’enfant prépubère, qui n’a pas été autant gâtée par la nature que Lylie, l’incarnation de la femme idéale. Elle est dotée d’un physique avantageux, d’une intelligence et d’une sensibilité artistique hors du commun mais bénéficie aussi d’une volonté de fer et d’une générosité sans pareille. Qui peut croire qu’un individu est capable d’atteindre un tel degré de perfection ?

Il croise aussi le chemin de Marc qui ressemble trait pour trait au chevalier servant des temps modernes. S’il avait réellement existé, il aurait même été trop serviable pour être honnête. L’enquête menée par Crédule Grand-Duc est plutôt bien pensée car elle sème suffisamment de rebondissements et d’indices menant sur de fausses pistes pour capter l’attention du lecteur jusqu’à la dernière ligne. Seulement, il sait aussi que l’enquête couchée sur le papier ne mènera à rien puisque le détective avait clairement mentionné dans son journal qu’il n’avait jamais pu résoudre l’énigme planant sur les origines de l’enfant rescapé. Il suit alors une enquête stérile tout en découvrant pas à pas une quête qui n’a pu voir le jour que sur l’échec cuisant de l’ancien mercenaire. Je n’ai pas éprouvé le même intérêt pour les deux facettes de l’intrigue et bien que l’histoire comporte son lot de défauts, le lecteur ne parvient pas à lâcher le livre tant il est impatient de savoir si la petite fille rescapée du crash descend d’une lignée de riches industriels ou de modestes commerçants. Le dénouement final m’a laissé sans voix mais je ne considère pas que le virage à 180° degrés opéré par Michel Bussi ait apporté une note positive au récit. J’ai même eu l’impression que le final explosif ne servait qu’à contrecarrer la dimension laborieuse de l’enquête. Je n’en garderai pas un souvenir impérissable au point d’espérer que la découverte d’un autre roman de Michel Bussi me fera oublier la déception que j’ai ressentie en lisant celui-ci.

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Les bougies de Charroux

J’aime envelopper mon intérieur d’une ambiance réconfortante quand je rentre chez moi et c’est la raison pour laquelle j’ai pris l’habitude d’allumer une bougie chaque soir, peu importe la saison. Quand leurs mèches ne brûlent pas dans l’obscurité de mon salon, les bougies apportent une touche de décoration à mon intérieur. Je reste néanmoins exigeante dans mes achats puisqu’en se consumant, elles dégagent la plupart du temps des émanations toxiques. La bougie la plus naturelle est source de pollution mais il est possible de limiter les dégâts en veillant à sa composition et en respectant certaines précautions d’utilisation.

J’étais curieuse de découvrir la marque Yankee Candle mais je ne suis pas certaine de renouveler l’expérience. Leurs bougies ont une odeur tellement chimique que je ressens immanquablement une légère sensation de brûlure au niveau des muqueuses du nez. Il m’est impossible de les laisser brûler plus d’une demi-heure sans éprouver une gêne. Je me suis alors tournée vers les bougies de Charroux pour plusieurs raisons.

Composition 

Elles sont avant tout des bougies artisanales puisqu’elles sont fabriquées au sein d’une entreprise familiale implantée dans un village auvergnat. Elles sont aussi les seules bougies françaises à ce jour à être labellisées RAL, une certification garantissant que leur combustion ne produit ni suie ni fumée noire. Les bougies de Charroux sont certes fabriquées à base de paraffine qui n’est autre qu’un déchet de pétrole. Le choix de cette cire dans la composition des bougies est fortement contesté puisqu’elle est connue pour dégager des substances toxiques. Seulement, qu’en est-il réellement ?

Certaines cires ne sont effectivement pas contrôlées et peuvent diffuser du toluène, du benzène et du formaldéhyde, réputées pour être cancérigènes. Toute cire de mauvaise qualité dégage des émanations nocives pour la santé et les bougies bon marché restent les plus concernées. Tout dépend de la qualité de la paraffine et celle utilisée dans les bougies de Charroux répond à des normes pour ne donner lieu à aucune émanation de produits toxiques et de fumée noire. Leurs matières premières ont été épurées et la diffusion des composés organiques est minime pour préserver au maximum la qualité de l’air de nos intérieurs. En revanche, les bougies de Charroux sont fabriquées à base de parfums de synthèse. Leur composition est certes moins chimique que celle de sa concurrente américaine mais ce n’est pas une raison pour les laisser brûler pendant des heures. Il est effectivement préférable qu’une bougie, même naturelle, ne se consume pas plus de deux heures consécutives.

Fragrances

Je me suis instinctivement tournée vers une famille olfactive que j’affectionne pendant la saison hivernale. Je n’ai fait l’expérience que de trois références à ce jour mais j’ai l’impression que leurs fragrances sont peu complexes. Je me suis souvent procurée des bougies qui dégageaient des senteurs plus recherchées. La simplicité des parfums utilisées par la fabrique de Charroux n’est pas pour me déplaire dans la mesure où elles nous sont familières et renvoient à un ingrédient bien précis (vanille, amande, chocolat …).

MARRON GOURMAND

♡ ♡ Marron gourmand (grand format)

Je ne m’attendais pas à une fragrance aussi sucrée mais j’ai été ravie d’être immédiatement transportée dans mes souvenirs d’enfance, à une époque où je me régalais de la plus célèbre crème de marron ardéchoise. Sa senteur gourmande est toutefois très discrète puisqu’il m’a fallu m’approcher au plus près de la bougie pour la reconnaître. Ne vous attendez donc pas à revivre la sensation de croquer dans un marron glacé.

MIEL

♡ ♡ ♡ ♡ Miel (moyen format)

Sa fragrance délicieusement sucrée m’a donné l’impression de sentir un pot de miel de fleurs. Elle a progressivement embaumé mon salon d’une irrésistible odeur de pâtisseries sucrées au miel. Cette bougie dégage une fragrance assez puissante qui n’est toutefois pas « écœurante ».

L'ORIENTALE

♡ ♡ ♡ ♡ ♡ L’orientale (moyen format)

Ne vous fiez pas à son nom qui suggère inévitablement des senteurs épicées. En réalité, la bougie dégage des notes vanillées chaleureuses qui n’ont rien d’une vanille gourmande. Son odeur poudrée m’a instantanément évoqué la fragrance d’un parfum féminin que j’affectionne particulièrement. J’y ai effectivement retrouvé les notes vanillées et caramélisées d’ « Angel » (l’eau de toilette) de Thierry Mugler. On aime ou on n’aime pas mais cette bougie est à mes yeux, une valeur sûre pour parfumer n’importe quelle pièce de la maison (salon, salle de bain …).

Combustion et diffusion 

Certaines fragrances sont plus puissantes que d’autres et celles qui sont particulièrement discrètes comme « Marron gourmand » se diffusent mal. J’ai utilisé cette bougie pour parfumer mon salon mais il aurait été probablement judicieux de la disposer dans un espace plus réduit. De manière générale, je vous conseille de sentir les bougies en magasin (il est plus facile d’identifier si un parfum est un peu trop entêtant ) ou de lire les avis des utilisateurs sur le Net à propos des références qui ont attiré votre attention.

La combustion de la cire n’est pas optimale. J’ai remarqué qu’après avoir fait brûler la bougie pendant deux heures (j’en profite pour vous rappeler que c’est la durée maximum autorisée avant de renouveler l’air de la pièce), la surface de la cire n’a pas intégralement fondu. Chaque utilisation creuse davantage la cire, ce qui laisse à penser que la matière restante sera probablement gaspillée.

Bilan

J’ai été conquise par les fragrances discrètes des bougies de Charroux. Je n’aime pas les odeurs entêtantes qui agressent les narines et saturent l’air de composants polluants. Je n’ose imaginer la qualité de l’air de mon intérieur après deux heures de combustion d’une bougie Yankee Candle ! J’avais aéré la pièce pendant vingt minutes tant les muqueuses de mon nez étaient en feu. Je les utilise donc avec grande modération pour ne pas ressentir tous ces désagréments. Je n’éprouve pas une telle gêne avec les bougies de Charroux, même si je ne m’aventurerai pas à les laisser brûler trop longtemps.

Leur rapport qualité-prix serait excellent si les frais de port étaient moins élevés (8 ou 10 euros la bougie, selon le format et sans compter la livraison), la combustion est lente et la diffusion du parfum, bien dosée. J’ai l’intention d’en commander d’autres quand arriveront les beaux jours. Leurs notes seront inévitablement fruitées ou fleuries pour donner un avant-goût de la période estivale.