Mon avis enthousiaste sur la Kindle Paperwhite

Après avoir passé des années à crier à la face du monde que je ne céderai jamais à l’achat d’une liseuse, sous prétexte que la lecture numérique n’était absolument pas faite pour moi, j’ai récemment prouvé que seuls les imbéciles ne changeaient pas d’avis. J’ai écumé les avis sur le Net, écouté solennellement les conseils des copines qui avaient déjà franchi le pas et me suis finalement décidée pour une Kindle Paperwhite. Je me permets de vous faire un retour sur mon premier mois de cohabitation avec cet appareil numérique qui n’a pas tardé à devenir le prolongement « naturel » de mon bras. Je ne suis cependant pas experte en informatique et même si mon article comportera quelques informations techniques, je préfère me focaliser sur mon ressenti de lectrice et d’utilisatrice de la Kindle Paperwhite.

En ne tenant pas non plus à entrer dans le débat qui consiste à départager Amazon du reste du monde, je me contenterai donc de vous annoncer que j’ai choisi le modèle de liseuse intermédiaire à 129 euros avec écran tactile intégré. Je me suis tournée vers la version Wifi (je n’en avais en réalité pas besoin de plus …) mais sachez que si vous optez pour la version 3G (189 euros), c’est Amazon qui prend en charge l’abonnement (les plus réfractaires sont bien obligés d’admettre que le concept est particulièrement intéressant 😉 ).

Je n’ai pas l’intention de vous noyer dans les termes techniques mais vous ne pourrez toutefois pas complètement y échapper. La Kindle PaperWhite mesure 16,9 cm de haut et 11,7 cm de large. Il existe des modèles plus petits mais je ne voulais pas lire sur un appareil de la taille d’un mouchoir de poche. Je dirais qu’elle me convient parfaitement car je n’en suis pas réduite à lire trois lignes par page. Sa finesse me permet aussi de la glisser dans tous mes sacs, une sacrée révolution pour moi qui ai pris l’habitude de me balader avec le contenu de mon appartement (vous y trouverez de tout … un peu comme dans le sac de Mary Poppins). Elle est aussi tellement légère (elle ne pèse que 205 grammes) que sa prise en main s’effectue en toute simplicité.

Certains ne se sont pas tournés vers la Kindle parce qu’elle ne nous permet pas d’accéder aux E-pub qui restent le format numérique le plus courant. Ma belle-sœur m’a fait découvrir Calibre, un logiciel très facile d’utilisation qui convertit rapidement tous types de formats et cerise sur le gâteau, il est gratuit.

La partie consacrée à la technique est terminée et je vais donc pouvoir me plonger au cœur du sujet : Comment une amoureuse du papier a pu changer si brusquement d’avis, au point de n’avoir ouvert qu’un livre papier depuis l’achat de sa liseuse numérique ? 

  • Mes yeux sont fatigués de passer la journée devant un écran d’ordinateur et la possibilité de varier à loisir la police des caractères a révolutionné ma vie de lectrice compulsive.
  • J’ai craqué pour son rétroéclairage parce que je souhaitais pouvoir lire le soir dans mon lit sans gêner mon chéri avec une lampe de chevet allumée pendant deux heures. Je ne l’entends ainsi plus ronchonner pendant mes longues séances de lecture. L’éclairage de la Kindle ne m’éblouit pas pour la simple raison que l’écran est éclairé par le « dessus » à l’aide d’une source de fibre optique illuminée par des LED, comme s’il s’agissait de lumière ambiante. Je peux désormais lire dans le noir complet jusqu’au bout de la nuit sans avoir les yeux qui me sortent de la tête.
  • Les livres ayant envahi mon salon, je n’avais plus de place pour les stocker dans notre appartement de 44 mètres carrés. Le problème est résolu puisqu’on peut accumuler un millier d’E-books dans une liseuse. Mon chéri n’a jamais autant vénéré un appareil numérique. Je peux aussi partir en vacances sans m’encombrer de livres de poche qui prennent beaucoup de place dans la valise. Il faut bien reconnaître que j’ai du mal à évaluer mes besoins : je suis capable d’emporter 5 livres et de n’en lire aucun. Je peux aussi me retrouver « à sec » au bout de quelques jours parce que j’ai pas su anticiper mon envie frénétique de lecture.
  • J’ai aussi été conquise par l’extrême simplicité de la Kindle Paperwhite. Il suffit de rechercher un e-book qui nous plaît sur le site d’Amazon avant d’effectuer le simple clic qui le téléchargera en quelques secondes. Aucune autre manipulation n’est nécessaire. En contrepartie, le lecteur qui se laisse aller à « zapper » aura peut-être tendance à acheter sans avoir pris le temps de venir à bout de sa PAL (Pile A Lire) ou de terminer son roman en cours. A chacun de se montrer raisonnable …

J’ai été immédiatement séduite par l’aspect pratique et l’autonomie (je lis plusieurs heures par jour et ne l’ai rechargé qu’une seule fois en un mois d’utilisation) de la Kindle Paperwhite mais je ne peux me résoudre à accepter le tarif globalement élevé des livres numériques. Je ne comprends pas comment on peut justifier une différence aussi « infime » avec les grands formats. Nous avons certes accès à une bibliothèque impressionnante de grands classiques mais tous les lecteurs ne sont pas amateurs de l’intégralité des œuvres de Jules Verne ou de Victor Hugo. J’aime aussi revenir en arrière pendant ma lecture, ne serait-ce que pour feuilleter le livre pour vérifier une information ou relire la quatrième de couverture. Le lecteur peut mettre des signets mais le concept reste moins rapide qu’avec le papier.

Je ne peux que tirer un bilan très positif de la Kindle pour la simple raison qu’elle a répondu à mes attentes. Ses inconvénients sont tellement minimes à mes yeux que je considère avoir définitivement adopté la lecture numérique. Je ne rentrerai pas dans l’éternel débat opposant ces deux modes de lecture car je reste convaincue que les mordus de littérature continueront de flâner dans les librairies.

[BD] : Trilogie de La Petite Mort, Davy Mourier

https://lequatriemedecouverture.files.wordpress.com/2015/08/la-petite-mort-couv-tome-1.jpg?w=613&h=840

Le Grand Tout a décidé qu’il était temps pour Papa et Maman Mort d’avoir un enfant et c’est ainsi que la Petite Mort est apparue dans leur salon pendant qu’ils regardaient l’émission de Jean-Luc Reichmann (vous avez bien lu ! 😉 ). Tous parents faucheurs et heureux qu’ils étaient, ils leur incombaient désormais la lourde responsabilité d’inculquer à leur progéniture les choses de la vie afin qu’elle s’initie à son futur métier. Seulement, elle ne prend pas ses missions très à cœur puisqu’elle est bien déterminée à embrasser la carrière de fleuriste.

L’idée de départ est follement originale mais il m’a fallu un certain temps pour m’immerger dans les péripéties de la Petite Mort dans la mesure où je n’ai pas l’habitude de côtoyer l’humour noir d’aussi près. Je dirais même que certains « trips » peuvent déranger ceux qui n’y sont pas réceptifs. La bande dessinée tourne principalement autour de la mort (cela vous étonne ?) mais balaie aussi d’autres thématiques montrant que la Petite Mort, pour laquelle la vie d’apprentie faucheuse n’est déjà pas de tout repos, est également confrontée aux mêmes problèmes que ses camarades humains. Il se sent rejeté à l’école parce que les autres le considèrent inévitablement comme un oiseau de (très) mauvaise augure et se rebelle, avec la même ardeur qu’un adolescent, contre l’autorité paternelle qui souhaite plus que tout que son fils devienne faucheuse à son tour.

L’histoire est plus profonde qu’elle n’en a l’air et réserve étonnamment des moments empreints de tristesse. En revanche, je reproche à Davy Mourier d’avoir conçu un amas de gags qui n’a pas toujours un rapport avec la Petite Mort. Plusieurs pages sont consacrées à Buzz Aldrin et à ce qu’il aurait pu vivre sur la Lune si Neil Amstrong n’avait pas été le premier à poser le pied sur le satellite de la Terre. Je reconnais ne pas avoir apprécié d’être interrompue dans ma lecture par des péripéties n’ayant strictement rien à voir avec celles de la Petite Mort et de son entourage. Je lui reproche aussi d’avoir inclus des publicités tout au long de l’histoire. Certaines sont drôles, d’autres se sont révélées être un bide total et je ne comprends pas pourquoi le dessinateur a fait ce choix.

la petite mort 2

Davy Mourier avait contraint la Petite Mort à mettre fin à un dilemme cornélien qui s’apparente clairement à une question de vie ou de mort. Le personnage principal est désormais un adolescent qui a troqué son sac Hello Kittu pour un lot de problèmes comportant des enjeux plus importants. Il se heurte ainsi à la douleur ressentie après un chagrin d’amour et aux premières désillusions. Son quotidien se retrouve aussi chamboulé par le retour d’un membre de la famille que tout le monde croyait « mort ».

Entre secrets de famille et trahison, le quotidien de la Petite Mort n’est pas tout rose. Les personnages constituent le point fort du deuxième tome puisque chacun évolue de façon parfois inattendue. Ludovic s’éloigne peu à peu de la Petite Mort qui s’est pourtant sacrifiée pour préserver leur amitié et notre héros, fidèle à lui-même, semble déterminé à réaliser ses rêves. J’ai davantage apprécié ce deuxième volet dans la mesure où la Petite Mort a mûri et rencontré des protagonistes qui lui font vivre des expériences inédites. Il est aussi plus riche en références culturelles et nous permet d’en apprendre davantage sur l’organisation très normée des faucheuses.

Le troisième tome sonne la fin des aventures de la Petite Mort qui doit désormais régler des problèmes propres à la vie adulte. Devenu chef de famille, il se retrouve à devoir payer les droits de succession à la fauche et l’impôt sur le revenant. Seulement, il est dans l’incapacité de rassembler la somme demandée par l’administration du Grand Tout. La Petite Mort plonge alors dans la dépression et ne ressent plus la force de faucher de nouvelles âmes.

Ce tome est le moins drôle de la trilogie mais Davy Mourier a su conclure cette petite série avec brio en maintenant la synergie des ingrédients qui a fait son succès (humour grinçant, mélancolie et tendresse). Il fait aussi le parallèle avec la jeunesse de la Petite Mort puisqu’on y retrouve son ancien meilleur ami et son premier amour. Son fils n’est pas sans rappeler celui qu’est devenu Papa Mort lorsqu’il était pressé de faucher l’imaginaire dans le premier volet.

En étant plus que jamais confronté au réel, la Petite Mort a perdu son enthousiasme mais il faut bien reconnaître qu’entre les factures, les impôts, la disparition de sa famille, les conflits conjugaux et l’ingratitude de sa progéniture, sa vie n’est pas prétexte à rire. L’histoire a pris un tournant bien différent mais n’en est que plus touchante avec cette dimension réaliste.

La mésange et l’ogresse, Harold Cobert

Dix ans après le début de l’affaire Marc Dutroux, la Belgique doit faire face à un nouveau tueur en série, Michel Fourniret, qui se targue d’être encore pire que son homologue du crime. Le plat pays partage aussi sa monstrueuse publicité avec la France car s’il habitait en Belgique au moment de son arrestation, Michel Fourniret reste un citoyen français. Ses premiers actes délictueux remontent à 1963, quand il est condamné avec sursis pour attouchements sexuels sur mineures. Il n’était alors âgé que de 21 ans. Il a ensuite été incarcéré pour une longue série d’agressions à caractère sexuel. Les psychiatres avaient attesté que son cas n’était pas désespéré alors que ses crimes l’ont irrémédiablement hissé au sommet du palmarès de l’horreur.

Usant de son air de père de famille affable, Michel Fourniret a attiré dans ses filets neuf jeunes filles, âgées de 12 à 22 ans, de nationalité belge ou française. Elles ont pour la plupart été enlevées et assassinées des deux côtés de la frontière franco-belge, une façon de brouiller les pistes qui lui a valu le surnom d’ « Ogre des Ardennes ». Seulement, Michel Fourniret n’a pas toujours agi seul puisque après avoir correspondu et rencontré Monique Olivier grâce à une annonce publiée dans un hebdomadaire catholique, il s’est lancé dans une quête obsédante de virginité avec la complicité servile de sa troisième épouse. Elle s’est longtemps décrite comme une conjointe apeurée et soumise, contrainte de prendre part aux crimes de Michel Fourniret. Or, il s’est avéré qu’elle a souvent joué un rôle actif aux côtés de son mari. Elle s’est effectivement servie de son statut rassurant de mère de famille pour mettre en confiance les proies de Michel Fourniret. Monique Olivier n’a certes jamais levé la main sur les victimes ou porté le coup fatal mais elle n’était en aucun cas la figurante terrorisée qu’elle voulait laisser paraître. Elle faisait même partie intégrante du film.

Sous ses allures de femme négligée et peu loquace, Monique Olivier  dissimule  une intelligence nettement supérieure à la moyenne qui s’est révélée utile pour faire douter les enquêteurs de sa culpabilité. Elle n’a jamais eu la vie facile puisqu’elle a subi les violences physiques d’un premier mari friand de pratiques sexuelles douteuses. Michel Fourniret qui possède un ego surdimensionné, n’a ensuite cessé de l’humilier sur son manque de culture. Monique Olivier s’est servie de son passé douloureux pour minimiser sa responsabilité dans les meurtres de Michel Fourniret mais ses arguments n’ont pas empêché la justice de la condamner à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une peine de sûreté de 28 ans.

Cette affaire a marqué les esprits au fer rouge et défrayé la chronique. Harold Cobert a relevé le pari risqué de raconter les faits et les interrogatoires d’un des plus célèbres couples du crime contemporain. Il nous immisce dans les pensées sordides de Monique Fourniret, monstre de maîtrise et de froideur, et du commissaire belge qui a lutté pour faire éclater la vérité au grand jour. Les propos prêtés à Monique et Michel Fourniret ainsi qu’aux différents protagonistes de l’affaire relèvent de la pure fiction et les noms des enquêteurs et des victimes ont aussi été modifiés. L’auteur s’appuie néanmoins sur les récits des témoignages et minutes du procès pour raconter le périple et les méfaits du couple, qui en jouant à saute-mouton sur la frontière franco-belge, a suffisamment brouillé les pistes pour passer à travers les mailles du filet pendant plus d’une décennie.

Le lecteur a beau connaître l’épilogue de l’affaire, il lui est difficile de mesurer la partie d’échecs qui s’est déroulée à l’abri des médias et la stratégie mise en oeuvre par le couple et les enquêteurs pour atteindre leurs objectifs respectifs. Harold Cobert met bien en avant la nécessité absolue des policiers de ne pas brusquer « la mésange », au risque de ne jamais connaître la vérité et de devoir classer une des plus monstrueuses affaires jamais connues. Leur patience a été mise à rude épreuve pendant un an, d’autant plus que l’enquête est ralentie par les balbutiements des tests ADN et le manque d’argent pour les réaliser à grande échelle. Ne voulant pas reproduire les erreurs de l’affaire Dutroux, les enquêteurs se sont donnés corps et âme pour placer le couple entre les barreaux, quitte à y laisser leur santé.

Michelle Martin était complice des agissements de Marc Dutroux et l’opinion publique n’avait pas caché son indignation à l’idée qu’une femme puisse faire preuve d’une telle monstruosité. Monique Fourniret lui a rappelé plusieurs années plus tard qu’une mère de famille en apparence ordinaire est capable de commettre le pire avant autant d’assurance et de froideur que ses homologues masculins. Elle va effectivement passer du rang de témoin à celui de complice, voire d’investigatrice. Harold Cobert fait prendre conscience au lecteur que Michel Fourniret n’avait jamais tué avant que son épouse ne participe à ses projets. L’inimaginable devient petit à petit réalité et la frontière de l’horreur est chaque fois repoussée pour donner un coup de projecteur sur un rôle féminin absolument glaçant. Entre roman et document, « La mésange et l’ogresse » se lit comme un polar mais la différence réside dans le fait que ces protagonistes abjects et leurs nombreuses victimes ont bel et bien existé.

Fourstars1

Les vertus du thé vert

L’excellente notoriété du thé n’est pas un mythe puisque les scientifiques ont reconnu qu’il renfermait une quantité non négligeable de principes actifs. Il existe plus de 3000 variétés de thés mais le thé vert reste le meilleur pour la santé dans la mesure où il subit peu de transformations. Blancs, rouges, noirs, verts, toutes les sortes de thés proviennent toutefois du même arbre, le Camelia Sinensis, qui pousse notamment en Asie. L’oxydation et la fermentation contribuent essentiellement à déterminer la « couleur » du thé et son goût plus ou moins prononcé. Le thé a une forte activité antioxydante car deux tasses représenteraient l’équivalent de sept verres de jus d’orange, en sachant que les extraits de thé vert sont quatre fois plus riches en antioxydants que les aliments contenant de la vitamine C.

Le thé vert contient en grande quantité un polyphénol puissant (l’EGCG) issu de la famille des catéchines qui favorise la destruction des cellules cancéreuses et ses vertus diminuent aussi le risque de développer des maladies cardiovasculaires. Seulement, il est nécessaire de prendre certaines précautions si vous voulez profiter pleinement des propriétés antioxydantes du thé vert. Les amateurs doivent ainsi consommer deux à trois tasses par jour réparties dans la journée en respectant à la lettre les modalités de préparation. Il convient effectivement de faire infuser le thé au moins 5 minutes avec une eau à la température avoisinant 80°C (les polyphénols ne sont plus aussi efficaces si l’eau est bouillante).

Le thé vert comporte de nombreuses propriétés mais certaines idées reçues continuent de circuler à son sujet. Or, il peut être difficile de faire la part des choses entre mythes et réalité. Le thé vert contient de la caféine et certaines personnes hésitent donc à en consommer. Il en comporte nettement moins que le café et il a été constaté que cet alcaloide est un puissant antioxydant qui peut avoir des effets bénéfiques sur les personnes en bonne santé puisqu’il est réputé pour nous protéger de certaines maladies comme le cancer du colon, le diabète et la maladie de Parkinson. Le thé vert stimule moins le système nerveux que le café dans la mesure où il contient de la L-théanine, un composé chimique qui, contrairement aux effets de la caféine, combat le stress et l’anxiété.

Au risque de décevoir les personnes qui ont entrepris un régime, le thé vert ne fait pas de miracle sur la silhouette. Son action diurétique ne brûle pas les graisses mais élimine plutôt l’eau et les déchets contenus dans l’organisme. Sa théine stimule le métabolisme et permet ainsi de dépenser quelques calories, même s’il n’existe aucune preuve selon laquelle le thé serait à lui seul un « brûleur de graisses ».  Il contient des vitamines et minéraux qui sont excellents pour la santé mais ce n’est pas une raison pour en consommer toute la journée. Si vous en buvez plus de trois tasses par jour, vous risquez d’avoir une pression artérielle trop élevée, de développer une certaine irritabilité et des problèmes d’insomnie.

Que se passe t’il en pratique ? Je vous conseille de vous procurer votre thé vert en vrac et non préparé en sachet car il est souvent de meilleure qualité. Il doit aussi être conservé dans un récipient étanche et rangé dans un endroit sec, à l’abri de la lumière et de toute substance odorante qui risquerait fortement d’altérer son goût. Un thé ne se conserve pas indéfiniment, même si toutes les conditions sont réunies et c’est pour cette raison que je vous recommande d’en acheter à chaque fois de petites quantités.

Mes thés verts préférés :

  • Thé du hammam, Palais des thés : Un mélange d’origine turque pour lequel le goût de pulpe de datte et de rose est bien présent.
  • Thé vert bio macaron/amande, Terre d’Oc : Son goût de macaron et d’amande est très gourmand, même si son aromatisation est un peu trop légère à mon goût.
  • Lady Yang Guifei, Les jardins de Gaïa : L’aromatisation porte sur le litchi, la poire et la rose mais c’est surtout le goût du litchi qui affole les papilles.
  • Thé des fakirs, Palais des thés : La dominante porte sur la cardamone et le clou de girofle, comme le laisse présager l’odeur après infusion.

 

 

 

 

Message sans réponse, Patricia MacDonald

Eden reçoit tardivement un message vocal de sa mère mais leur relation est devenue très distante depuis que celle-ci a refait sa vie avec un écrivain de treize ans son cadet. Tara a effectivement tout quitté pour suivre Flynn Darby, un séduisant diplômé de Harvard, quitte à en payer le prix fort. Elle a non seulement affronté la rancœur de sa fille mais donné naissance à un enfant atteint d’une maladie génétique rare et incurable. En décidant de ne pas répondre à sa mère, Eden est loin de s’imaginer qu’elle n’entendra plus jamais sa voix. Son père lui apprend dès le lendemain que Tara s’est suicidée après avoir tué Jérémy. Rongée par la culpabilité, elle n’a d’autre choix que d’accepter la proposition de son patron qui, à la demande de son beau-père, lui donne pour mission d’éditer le prochain roman de Flynn Darby. En se plongeant dans le manuscrit qui relate sa vie auprès de son épouse aimante et de son fils handicapé et en menant l’enquête sur la disparition de Tara et Jérémy, elle découvre alors la personnalité singulière de Flynn et des facettes de sa mère dont elle ignorait l’existence.

Je n’avais encore jamais lu de roman de Patricia MacDonald et n’ai pas regretté de m’être plongée dans ce récit court et efficace qui est manifestement dans la même veine que les intrigues de Mary Higgins Clark. L’attitude de Flynn et de l’entourage de sa mère éveillent la curiosité et les soupçons. L’auteure fait preuve de logique dans le cheminement des pensées de son personnage et lorsque la vérité est révélée au grand jour, le lecteur est tout aussi surpris que les événements se soient déroulés de cette manière. Le roman se lit d’une traite mais je ne suis pas sûre de renouveler l’expérience avec une des reines de la littérature policière américaine. Eden n’a jamais pardonné à sa mère de les avoir quittés pour convoler en secondes noces avec un écrivain en herbe. La vie les avait définitivement éloignées mais la jeune femme la connaît si bien qu’elle a du mal à croire qu’elle ait mis fin à ses jours. Elle aimait aussi tellement son fils qu’elle aurait été incapable de lui faire du mal.

Eden et l’entourage proche de sa mère n’ont plus de doute : le meurtre de Tara a été maquillé en suicide. Le lecteur sait ainsi d’emblée que la mère d’Eden n’a pas commis l’irréparable et cette évidence qui s’impose dès le début du roman ne fait que gâcher le suspense. Les soupçons pèsent si lourdement sur Flynn Darby que le lecteur averti comprend sans mal qu’il ne peut être à l’origine de leur disparition. L’enquête traîne en longueur pour la simple raison que l’héroïne déterminée à découvrir la vérité ne cesse de rabâcher à qui veut l’entendre que sa mère n’aurait jamais eu le courage de mettre fin à ses jours après avoir supprimé son fils bien-aimé. Eden m’a donné l’impression de se répéter comme un disque rayé et n’a finalement réussi qu’à me taper sur les nerfs.

L’intrigue se suit sans déplaisir mais le dénouement final ne m’a absolument pas convaincu. Il nous apporte toutes les réponses que l’on attendait et les raisons qui ont poussé le responsable à commettre son crime se révèlent tout à fait logiques. Je défie quiconque de démasquer le coupable tant celui-ci est au-dessous de tout soupçon et cette révélation pour le moins surprenante peut même paraître alambiquée aux yeux des lecteurs les plus avertis. L’histoire est cousue de fil blanc jusqu’au dénouement qui arrive comme un cheveu sur la soupe. Il est non seulement précipité mais donne surtout l’illusion d’apporter une touche de piment à une intrigue globalement convenue. Le dernier roman de Patricia MacDonald m’a permis de passer un agréable moment de lecture, même si je doute fort qu’il me laisse un souvenir impérissable.

Twostars

J’ai réussi à vaincre ma timidité

On a souvent tendance à associer un caractère introverti à une forme de timidité et même si certaines personnes peuvent être concernées par ces deux notions psychologiques totalement différentes, je pense que la majorité d’entre nous sont tout simplement des personnes introverties. Cette croyance s’enracine dès l’enfance car on se construit à partir de ce que les autres pensent et disent de nous. A l’école primaire, une institutrice avait convoqué mes parents pour leur expliquer qu’elle percevait chez moi des signes de timidité maladive. Je ne faisais pourtant que fuir l’agitation et le bruit parce que j’ai été élevée dans un environnement calme. Je n’étais pas encore timide et ne pensais pas le devenir un jour.

J’ai toujours fait partie des gens qui s’épanouissent dans des activités solitaires, préfèrent avoir des discussions profondes avec ses proches (« parler de la pluie et du beau temps » me met mal à l’aise), lire plutôt que de parler des heures au téléphone. Je me sens détendue au contact des autres mais j’éprouve aussi le besoin de me ressourcer pour trouver mon équilibre. L’introversion est un trait de personnalité alors que la timidité est étroitement liée à la peur d’être jugée par les autres. Ses causes sont nombreuses mais quoiqu’il en soit, on ne naît pas timide. L’attitude des parents est souvent déterminante et ceux qui ont eu tendance à projeter leurs rêves sur leurs enfants, à les survaloriser ou surprotéger risquent de développer chez leur progéniture un réel manque de confiance en eux.

En ce qui me concerne, j’avais rapidement mis le doigt sur les origines de ma timidité. J’ai été victime de harcèlement scolaire pendant deux ans et cette expérience m’ayant naturellement fait beaucoup souffrir, a développé chez moi la peur chronique de m’exprimer en public et de me retrouver tout simplement face à des gens que je ne connaissais pas. Je dirais même que je m’efforçais d’être transparente pour que mes tortionnaires cessent de m’humilier jour après jour. Pour quelles raisons suis-je devenue le souffre-douleur ? J’avais eu la mauvaise idée de glisser le tee-shirt dans le jogging pour pouvoir être libre de mes mouvements pendant la séance de basket (à l’époque, je portais des vêtements amples pour dissimuler ma poitrine). J’ai toujours été une bonne élève sans toutefois avoir des résultats exceptionnels. Seulement, en étant première de ma classe en français et en latin, je n’avais aucune chance de voir ma côte de popularité grimper en flèche.

La phase de reconstruction ne s’est pas faite du jour au lendemain mais je peux dire aujourd’hui que j’ai réussi à vaincre définitivement ma timidité. En arrivant au lycée, j’avais changé physiquement et je gagnais peu à peu en assurance. Seulement, j’estimais que ce n’était pas encore suffisant et je plaçais beaucoup d’espoir dans un remède qui semble t’il, avait déjà fait ses preuves : celui de s’exposer aux situations anxiogènes. J’avais pour objectif de passer un bac littéraire et passionnée par le Septième Art, je me suis inscrite dans une filière qui a changé ma vie. En choisissant l’option cinéma-audiovisuel, j’étais bien obligée de prendre la parole en public et de passer des oraux d’analyse filmique. J’ai vécu un calvaire pendant les trois premiers mois mais le déclic s’est fait plutôt rapidement.

Cette expérience m’a fait prendre conscience qu’il était parfois nécessaire de se faire violence pour atteindre ses objectifs. Vous pouvez ainsi vous lancer des petits défis, consistant par exemple à aborder quelqu’un en soirée ou partager la table de collègues qui vous intimident. Il vous viendra ensuite à l’esprit d’entreprendre des challenges plus importants mais l’essentiel est de respecter son rythme. J’ai réalisé aussi que la timidité pouvait être liée à un souci de performance. Je ne voulais pas prendre la parole par peur d’être ridicule et cette crainte m’a longtemps empêché de m’exprimer librement. Comment pouvais-je remédier à cela ?

J’avais entendu parler du théâtre improvisé et certains camarades de promotion de master s’y étant inscrits, je me suis alors décidée à franchir le pas. Je n’ai jamais éprouvé un tel sentiment de honte qu’au cours des premières séances. Seulement, tous les participants sont amenés à imaginer des situations qui peuvent parfois tourner au ridicule et leur regard bienveillant m’a permis de lâcher prise. J’ai réussi à vaincre ma timidité mais il m’arrive encore de me sentir mal à l’aise et de bégayer quand je prospecte les entreprises au téléphone. Et alors ? Ces situations un peu gênantes ne me découragent pas pour autant.

Il est essentiel de mettre sa fierté de côté et de se concentrer sur ses défis plutôt que se ressasser ses mauvaises expériences. La timidité n’est pas systématiquement mal perçue chez les autres et même s’il vous arrive de rougir ou de bégayer, les personnes qui vous écoutent ne s’en apercevront probablement pas. Nous avons effectivement tendance à exagérer nos « petits défauts » au lieu de porter notre attention sur les actions positives accomplies. Les gens qui constatent que vous faîtes des efforts vous encourageront la plupart du temps car une fois encore, les personnes bienveillantes sont plus nombreuses qu’on ne le pense.

 

Quelques minutes après minuit, Juan Antonio Bayona

image affiche quelques minutes après minuit juan antonio bayona film

Je me doutais que je n’allais pas rire aux éclats après avoir pris connaissance du scénario et c’est la raison pour laquelle j’ai longuement hésité avant de franchir le pas. Je m’y suis risquée car je ne m’attendais pas à vivre un tel tsunami émotionnel en allant voir le dernier né de Juan Antonio Bayona que je considérais avant tout comme un film destiné au jeune public. En ayant récemment échappé de peu à la terrible épreuve de perdre un être cher, je me questionne encore sur les raisons qui m’ont poussé à prendre un tel risque. Je ne m’étais pas fixée pour objectif de me torturer l’esprit. En réalité, je ne pensais pas que le cinéaste avait abordé ce sujet douloureux avec autant de maturité et de profondeur. Tous les spectateurs ne sortiront pas bouleversés autant je l’ai été mais ceux qui ont vécu ou été témoins d’un drame similaire se reconnaîtront certainement dans le personnage de Conor.

Le petit garçon vit aux côtés de sa mère qui est gravement malade et bien que le mal qui la ronge ne soit jamais cité, le spectateur en devinera aisément la nature. Il ne parvient pas à faire face à l’intimidation de ses camarades de classe et à l’autorité de sa grand-mère. Conor est naturellement si tourmenté que ses nuits agitées donnent naissance à un unique cauchemar qui revient inlassablement à la même heure. Un if planté non loin de la maison du petit garçon prend vie chaque nuit à 0h07 pour lui raconter des histoires destinées à lui porter secours, bien que nous ne sachons pas vraiment de quelle manière il est censé le faire : est-il venu dans le but de soulager la tristesse et la colère de Conor ? A t’il pour mission de le « débarrasser » de son père et de sa grand-mère avec qui il a des relations conflictuelles ou de guérir sa mère qui ne réagit pas autant qu’il le faudrait aux traitements ? L’arbre géant ayant traversé les siècles annonce toutefois à Conor qu’il lui racontera trois contes et que la quatrième histoire devra être narrée par le petit garçon lui-même. Elle exprimera sa vérité qu’il a visiblement du mal à accepter puisqu’il se réveille toutes les nuits en faisant le même cauchemar.

Je n’ai pas encore eu l’occasion de lire le roman éponyme de Patrick Ness mais je trouve que l’histoire puise sa force dans les leçons de vie dispensées à Conor. Le long-métrage oscille entre conte fantastique et drame intimiste où les deux dimensions se nourrissent l’une de l’autre pour apporter consistance au sujet de fond qui n’est autre que celui d’un enfant confronté à la maladie incurable de sa mère. Il est encore trop jeune pour faire face à la perte et au deuil d’un être proche et l’imaginaire lui permettra de tirer des leçons qui l’aideront à mieux appréhender le monde réel. La vie n’épargne personne et il n’y a pas d’âge pour se sentir complètement démuni face à la maladie. A l’aube de mes 28 ans, je croyais encore mon père « invincible » et il m’a fallu attendre d’approcher la trentaine pour comprendre l’inexorable injustice de la vie. Je dirais même que le film est plutôt destiné aux adolescents et aux adultes qui seront plus à même de se positionner face à leurs craintes les plus profondes et d’en tirer les conclusions qui s’imposent, en sachant que seulement deux choix s’offrent à nous : la résilience ou la rébellion.

« Quelques minutes après minuit » est un film abouti qui aborde la complexité des sentiments et la peur de la séparation avec une finesse remarquable. La colère, la culpabilité et l’abandon dont Conor fait la douloureuse expérience sont représentés dans des scènes « terre à terre » au cours desquelles le spectateur se fait témoin de son quotidien auprès de sa famille et dans d’autres où le monstre se réveillant, lui fait prendre conscience qu’il est l’incarnation de l’instinct primaire. Il pousse le petit garçon dans ses retranchements pour faire resurgir ses sentiments restés trop longtemps enfouis et prouver à ses tortionnaires qu’il existe. Ces scènes sont d’ailleurs tellement évocatrices que le spectateur aurait certainement trouvé inutile que le réalisateur insiste sur leur signification. Le film ne bascule ainsi jamais dans le pathos mais sa plus grande force réside dans le fait que le cinéaste (et l’auteur avant lui !) ait retranscrit avec autant de justesse les sentiments des enfants, lesquels sont représentés de manière manichéenne et souvent diamétralement opposée (l’ange ou le démon). Or, je n’ai jamais vu un personnage si jeune mis en scène avec autant de profondeur. Conor lutte effectivement contre ses sentiments qu’il ne parvient plus à gérer.

Juan Antonio Bayona opte de nouveau pour la dimension fantastique afin d’évoquer l’inquiétude la plus profondément ancrée en chaque enfant qui sommeille en nous : celle de perdre ses parents qui fait inévitablement écho à la peur lancinante de tout parent de perdre sa progéniture. La grand-mère de Conor en apparence austère, est naturellement meurtrie par la maladie de sa fille et son désarroi renvoie à la leçon du vieil if qui racontait qu’un individu ne peut être foncièrement bon ou mauvais. Le cinéaste abordait déjà ce sujet dans « L’orphelinat » et réalise à cette occasion un magnifique et poignant conte initiatique dont la fin ne peut laisser insensible le plus endurci des hommes.

FiveStars1