Les origines et traditions de Noël #1

Je n’attends pas le 24 décembre pour profiter de l’ambiance unique de Noël. Mon âme d’enfant qui ne m’a d’ailleurs jamais quitté, retrouve toute sa vigueur quand il s’émerveille devant les illuminations, les marchés de Noël, les chocolats et friandises. Cette fête est aussi un moment exceptionnel d’amour et de partage qui, à mes yeux, n’a rien perdu de son charme malgré son caractère commercial. Les français sont réputés pour aimer cette période de l’année mais que savons-nous réellement des origines et traditions de Noël ?

  • Les origines de Noël 

La date à laquelle nous célébrons Noël est avant tout un héritage issu de la Rome Antique. Les Romains invoquaient Saturne, le dieu de l’agriculture, à l’occasion des Saturnales qui se déroulaient chaque année du 17 au 24 décembre. Ils s’offraient des cadeaux et décoraient leurs maisons avec du lierre, des branches de gui et de houx (cela ne vous rappelle rien ?). Seulement, le culte de Mithra était particulièrement répandu dans l’Empire Romain et pour mettre un terme à cette célébration païenne, l’Eglise Chrétienne a pris l’initiative d’avancer la fête de la naissance du Christ du 6 janvier au 25 décembre. Le solstice d’hiver du 25 décembre était effectivement une date très importante pour les adorateurs de Mithra puisqu’on célébrait la renaissance du « sol invinctus » (le dieu invaincu). Les Chrétiens sont parvenus à leurs fins car le Christianisme, porté par l’Empereur Constantin, a pris le pas sur le mithraïsme qui n’a alors pas tardé à sombrer dans l’oubli. En 354, le pape Liberus a officiellement désigné le 25 décembre comme fête de la naissance du Christ.

  • Le réveillon de Noël

La messe de minuit était immanquablement précédée d’un repas maigre. Il était coutume de ne pas manger de viande mais de consommer généralement du poisson. En Provence, on servait ce qu’on appelait « le gros souper ». Il est composé de 7 plats maigres, en souvenir des 7 douleurs de la Vierge Marie et se terminait par les 7 desserts, le seul mets qui pouvait être servi en abondance. En revanche, le réveillon n’est apparu qu’au 18 ème siècle et à cette époque, il désignait le dîner festif pris au retour de la messe de minuit qui était alors organisé le 25 décembre. Il s’agissait d’un repas gras au sens religieux du terme puisque les plats comportaient de la viande. Ils pouvaient être très différents d’une région à l’autre mais le cochon apparaissait comme le mets de choix aux yeux des Français. Il était cuisiné à toutes les sauces pour la simple raison que les campagnards ne pouvaient pas se permettre de prendre des repas aussi copieux le reste de l’année. A la ville, les menus étaient toutefois plus sophistiqués car les citadins avaient les moyens de se procurer de la volaille de premier choix, du champagne et des confiseries.

Il a fallu attendre le 20 ème siècle pour voir apparaître le réveillon que nous connaissons aujourd’hui, généralement pris au retour de la messe de minuit pour ceux et celles qui s’y rendent encore. La dinde, après avoir conquis la société anglo-saxonne du 19 ème siècle, a remplacé le cochon dans les campagnes françaises mais de manière plus générale, de nombreuses spécialités locales et internationales se sont progressivement invitées à la table du réveillon. Je ne peux pas concevoir ce repas festif sans saumon fumé et foie gras alors que ce dernier était auparavant exclusivement réservé aux régions productrices (le Sud-Ouest et l’Alsace) pour des raisons logistiques. Je suis aussi bien incapable de faire l’impasse sur la bûche qui est depuis des années un dessert incontournable de cette période de l’année. Son histoire remonte à un rite consistant à célébrer le solstice d’hiver. La tradition voulait qu’on place dans le feu, une bûche choisie pour sa taille et la qualité de son bois. Elle devait alors se consumer pendant toute la veillée. La présence des cheminées dans les habitations a mis fin à la coutume mais un pâtissier parisien a eu la brillante idée en 1945 de réinventer cette bûche en la transformant en dessert confectionné à base de crème au beurre.

  • Le sapin de Noël

Les historiens ne sont pas unanimes à propos de l’origine de l’arbre de Noël : les uns le font remonter au temps du paganisme (la religion de ceux qui n’étaient ni chrétiens ni juifs), les autres lui donnent une origine gauloise alors que certains lui attribuent des racines germaniques. Seulement, c’est en Alsace que l’arbre de Noël aurait fait sa première apparition. En 1546, La ville de Sélestat a autorisé ses habitants à couper des arbres encore verts lors de la nuit de Saint-Thomas qui a lieu le 21 décembre. Ils étaient à l’époque décorés de pommes (en référence au mythe d’Adam et Ève), de roses, de petits gâteaux et confiseries. Les sapins étaient traditionnellement illuminés avec des bougies et il a fallu attendre 1880 pour que les premières décorations électriques voient le jour aux Etats-Unis. La boule de Noël est à l’origine une pomme et ce n’est qu’en 1858 qu’un artisan verrier a eu l’idée de créer une décoration qui se rapproche davantage de celle que nous connaissons aujourd’hui.

 

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