Une typologie des adhérents des salles de fitness

L’été est passé si vite que je n’en reviens toujours pas que la rentrée soit déjà là mais elle est aussi souvent le signe d’un nouveau départ riche en bonnes résolutions. Je pense même que la rentrée de septembre est plus adaptée que le début d’année pour tenir ses engagements dans la mesure où les vacances d’été restent la meilleure période pour échapper au quotidien et se ressourcer. En fréquentant la même salle de sport depuis 3 ans, j’ai eu maintes fois l’occasion d’observer les gens qui s’y entraînent et j’ai donc assisté à des situations cocasses qui m’ont beaucoup inspirées pour écrire cet article. Si vous avez pris la résolution de vous inscrire dans une salle de fitness, vous constaterez assez rapidement que vous êtes entourés de nombreux « specimen » qui ne manqueront pas de vous faire sourire ou soupirer d’exaspération. Il va néanmoins de soi que le contenu de l’article est largement exagéré, bourré de clichés et c’est la raison pour laquelle je vous invite à le prendre au second degré, même si certaines descriptions de stéréotypes ne sont pas si éloignées de la réalité.

  •  Le roi de la gonflette

Il participe à la plupart des cours mais vous ne le croiserez jamais à la Zumba et au Body Balance (mélange de tai-chi, pilates et yoga) parce qu’à ses yeux, elles ne peuvent tout simplement pas être considérées comme des activités sportives. Il passe tout son temps libre sur le plateau à s’entraîner mais son obsession pour entretenir sa musculature de rêve ne peut expliquer à elle seule les raisons pour lesquelles il fréquente aussi assidûment cet endroit. Le roi de la gonflette ne peut que s’épanouir parmi les siens. Il appartient effectivement à la communauté des culs de jatte en lévitation tant les pectoraux sont disproportionnés par rapport au reste du corps. Il existe aussi un autre moyen de l’identifier tout en ayant les yeux fermés : il pousse des cris de putois pour montrer aux filles  à quel point il est fort et attirant.

  • Le/la narcissique 

Elle nous tape sur le système à exhiber son ventre plat et mouler ses fesses sculptées à la perfection dans un legging dernier cri. On ne va d’ailleurs pas se cacher qu’elle serait la meilleure amie des rondes si elle portait une brassière en assumant ses bourrelets. Son homologue masculin suscite autant de jalousie parce qu’il ne se gêne pas non plus pour mettre ses atouts en valeur. Il a sorti son débardeur le plus échancré pour laisser apparaître ses pectoraux mais les jours où il se sent d’humeur moins pudique, il n’hésite pas à se promener torse nu en confondant salle de sport et podium de défilé de mode. Il/elle n’a pas compris que le miroir se révèle très utile pour corriger ses postures. Le/la narcissique préfère lui trouver une fonction plus futile consistant surtout à vérifier que la transpiration n’a pas entaché son apparence impeccable. Il lui sera effectivement difficile de s’en remettre si le brushing n’est plus aussi lisse qu’une coiffe de Playmobil ou si le gel n’a pas tenu sa promesse de « fixation béton ».

  • Le/la touriste 

Il/elle a traîné les pieds pour se rendre à la salle de sport mais après avoir tenté de se trouver mille et une circonstances atténuantes pour y échapper, il est tout de même parvenu à franchir la porte du club. Il/elle n’en revient toujours pas d’avoir réussi un tel exploit mais une fois dans la salle, il/elle essaie de se convaincre qu’il est grand temps de prendre le sport au sérieux. Il ne sait pas quel appareil choisir, commence à courir sur le tapis mais après avoir ressenti la désagréable impression de ressembler au hamster de sa petite sœur, décide de consacrer plus de temps au vélo elliptique. Au bout de cinq minutes d’activité modérée, il regarde sa montre et estime qu’il mérite une pause de vingt minutes pendant laquelle il a bien l’intention de jouer à Pokemon Go. Il passe plus de temps sur son téléphone qu’à faire du sport mais après fait acte de présence dans la salle, il est très satisfait de sa séance et estime alors qu’il a fourni assez d’efforts pour la journée.

  • Le faux coach 

Il a raté sa vocation, au point de cultiver une certaine amertume à l’égard de sa conseillère d’orientation qui ne lui a jamais mentionné l’existence du BPJEPS AGFF. Sa frustration le pousse alors à donner des conseils inutiles à tous ceux et celles qui ont le malheur de s’entraîner dans son périmètre. Il met les nerfs de son entourage à rude épreuve parce que tout le monde sait qu’il a seulement l’intention d’étaler son savoir. Le faux coach est généralement un « monsieur je sais tout » dans la vie et s’il existait une machine à distribuer des baffes, il n’y échapperait certainement pas.

  • Le dragueur

Le temps consacré à flirter sur les sites de rencontre n’a pas été à la hauteur de ses espérances et en s’inscrivant dans une salle de sport, il est certain de détenir le moyen le plus fiable de « conclure ». Or, il n’a pas conscience à quel point il est ridicule de faire des pompes et des tractions plus ou moins réussies pour tenter de séduire des filles qui, la plupart du temps, sont indifférentes à ses « prouesses sportives ». Son homologue féminin a une attitude plus subtile mais on ne peut pas en dire autant de son apparence. Elle se met effectivement sur son 31 : brushing impeccable, maquillage sophistiqué (un peu trop pour faire du sport …) et legging si transparent qu’elle ne laisse rien suggérer (pourquoi ne pas faire des économies de tissu ?). Elle n’était clairement pas là pour se dépenser puisque aucune mèche ne s’est échappée de son chignon bun.

  • Le/la locataire

Evelyne Dhéliat aurait beau annoncer l’arrivée imminente d’un typhon ou d’un tsunami, le/la locataire ne dérogerait pas à la règle qu’il s’est fixé. Quoiqu’il arrive, les coachs le croiseront tous les jours et s’inquiéteront même sérieusement les fois où il ne poussera pas la porte du club. A croire qu’il n’a pas de vie pour passer autant de temps dans une salle de sport …

Si vous êtes inscrits dans une salle de fitness, vous avez sûrement croisé un de ces specimen et c’est la raison pour laquelle je serais vraiment intéressée de lire vos anecdotes. Il se peut aussi que vous vous soyez reconnus car en ce qui me concerne, je me retrouve dans les caractéristiques de la locataire 😉

Si cet article vous a fait sourire, je vous invite à regarder cette vidéo très drôle qui reprend avec réalisme certains stéréotypes. 

Stéréotypes des clubs de fitness

 

 

 

 

 

 

 

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8 réflexions sur “Une typologie des adhérents des salles de fitness

  1. Margaux Lifestyle dit :

    Tu as oublié la pipelette… Celle qui se croit au café du coin et qui t’emmerde à parler tellement fort que même avec ta musique sur les oreilles, tu l’entends… Le genre de personne que tu n’auras pas vu une seule fois sur les machines, le vélo ou autre, tellement elle est occupé à parler…
    Le summum étant bien évidemment quand elle vient te voir, pour te donner des conseils… Mec/Meuf, commence par montrer l’exemple et on verra après pour les conseils…
    Sinon tu as bien résumé les spécimens que l’on peut rencontrer à la salle 😉

    Aimé par 1 personne

    • mangoandshamallow dit :

      Toutes les salles de sport se ressemblent sur ce point. On retrouve toujours plus ou moins les mêmes specimen 🙂 Au CrossFit, j’en ai rencontré d’autres qui sont tout aussi drôles. Je pense surtout au gars qui « assassine » le seau de talc (alors que ce n’est jamais justifié d’en appliquer autant sur les mains) et qui finit presque aussi blanc qu’un sac de farine à la fin de la séance (la transpiration en plus) 😉

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  2. Charlotte dit :

    ohlala dans mon ancienne salle il y a avait plein de rois de la gonflette (à croire qu’ils étaient plus là pour se regarder lever les altères dans le miroir qu’autre chose) et en plus il se prenait pour des coach pour te draguer : la totale !
    Et le vrai coach, bah je l’ai jamais vu !

    Aimé par 1 personne

    • mangoandshamallow dit :

      Je confirme aussi qu’il y a beaucoup de rois de la gonflette dans ma salle et depuis quelques temps, de plus en plus de filles très superficielles qui sont flippées à l’idée de transpirer. Si tu n’as jamais vu de vrai coach sur le plateau, c’est embêtant parce qu’on peut se blesser si on ne se sert pas correctement des machines.

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