Faut-il avoir peur du gluten ?

le blé est il mauvais pour vous

Les régimes « sans » (gluten, lactose, sucre, viande …) ont le vent en poupe dans la mesure où certains aliments sont régulièrement désignés comme responsables de nombreux maux. Il y a quelques années encore, rares étaient ceux qui scrutaient les étiquettes pour identifier la présence ou non de gluten. Aujourd’hui, cette pratique est de plus en plus fréquente, au point que nous sommes nombreux à afficher notre choix de l’exclure de notre alimentation (je ne suis pas sûre que le succès soit au rendez-vous car le gluten est présent partout). Seulement, pour quelles raisons la chasse au gluten s’est-elle intensifiée ? Une forme de psychose s’est installée mais que sait-on réellement sur le sujet ?

Le gluten est une protéine que l’on trouve dans certaines céréales comme le blé, le seigle, l’orge et l’épeautre. Sa présence donne de l’élasticité et du volume aux aliments qui en contiennent et sans cette fameuse protéine, le pain et les gâteaux n’auraient certainement pas si fière allure. Le gluten occupe une place omniprésente dans l’alimentation mais il peut être différent d’une variété de céréales à une autre et sa cuisson à l’eau bouillante facilite aussi sa dégradation. Certains produits n’en contiennent d’ailleurs qu’une infime quantité au moment de sa consommation. Seulement, il peut être à l’origine de troubles plus ou moins graves chez les personnes qui ne parviennent pas à le digérer mais encore faut-il ne pas faire d’amalgame entre l’hypersensibilité au gluten et les conséquences plus sérieuses de la maladie cœliaque. Cette dernière déclenche une réaction immunitaire entraînant la destruction des cellules de l’intestin grêle. L’organisme rencontre alors des difficultés pour absorber les nutriments qui sont elles-mêmes à l’origine de problèmes de santé (fatigue chronique, amaigrissement, déminéralisation des os …).

A la différence de la maladie cœliaque, l’hypersensibilité au gluten n’est pas le résultat d’une réaction immunitaire. Ses symptômes beaucoup plus flous sont étroitement liés à une souffrance digestive qui peuvent être aisément confondus avec le syndrome de l’intestin irritable. Le discours ambiant visant à diaboliser le gluten est à l’origine d’une peur irrationnelle qui a fortement tendance à générer des cas d’hypersensibilité imaginaire. Les personnes qui sont réellement concernées doivent seulement modérer leur consommation d’aliments contenant du gluten alors que les cœliaques sont contraints d’appliquer des mesures nettement plus radicales. Or, cette pathologie ne touche qu’une infime partie de la population (environ 1%) et seuls des examens médicaux approfondis permettent de la diagnostiquer.

Le gluten est devenu l'ennemi numéro 1 de nos assiettes. Et pour cause, on le soupçonne d'être responsable de nombreux maux. Fitnext vous dit tout !

Les personnes souffrant d’hypersensibilité avérée ou qui se considèrent hypersensibles sont néanmoins plus nombreuses qu’auparavant mais cette tendance est probablement une des conséquences des dérives de l’industrie agroalimentaire. Le gluten a effectivement subi d’importantes modifications de configuration moléculaire qui l’ont rendu moins digeste. Les industriels ont recours à des ingrédients raffinés et purifiés qui privent les aliments de leur richesse naturelle en minéraux et fibres alimentaires. Dans ces conditions, les personnes qui ne consomment pas suffisamment de fruits et légumes fragilisent leur intestin. Il occasionne alors des douleurs qui peuvent être accentuées par la digestion d’aliments contenant du gluten.

Seulement, ce n’est pas en se tournant vers des produits industriels sans gluten que les individus souffrant de troubles digestifs trouveront la solution idéale. Il est effectivement plus judicieux de revenir à un régime alimentaire sain en consommant davantage de crudités et en réduisant la part de calories vides (je fais référence aux aliments riches en sucres et graisses ajoutés) pour renforcer la paroi intestinale. Les personnes qui ne sont pas allergiques ou intolérantes au gluten n’ont pas de raison scientifiquement valable pour cesser de consommer des aliments qui en contiennent. Est-il nécessaire de s’étendre sur le marché juteux qui s’est développé autour du « sans gluten » ? Les aliments sont souvent plus chers, riches en matières grasses et en sucres pour compenser l’absence de cette protéine. Il est donc inutile de rappeler que les cœliaques et allergiques au gluten n’ont pas la vie facile …

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Choisir son soutien-gorge/sa brassière de sport

Le choix d’une brassière de sport est aussi essentiel que celui d’une paire de chaussures de running mais nous sommes encore nombreuses à estimer qu’il n’est pas nécessaire d’investir dans ce vêtement « invisible » et souvent onéreux. Les médecins rappellent souvent à la gente féminine qu’elle a tendance à négliger ses seins alors si nous pouvons prendre conscience que porter une brassière de sport est absolument indispensable pour protéger sa poitrine, je suis convaincue que nous aurons déjà franchi un cap.

Pourquoi est-il si important de ne pas faire l’impasse sur le soutien-gorge de sport ? La poitrine n’est pas un muscle. Les tissus mammaires sont uniquement retenus par des ligaments (les ligaments de Cooper) assez délicats qui s’étirent à chaque mouvement. Au cours de l’effort, la poitrine oscille de bas en haut et de gauche à droite et l’impact provoqué par l’activité physique ne fait naturellement qu’amplifier le phénomène. Le soutien-gorge de ville maintient seulement la poitrine par le bas tandis que sa version sportive s’adapte davantage à la forme des seins pour les accompagner dans leurs mouvements.

La brassière de sport est censée offrir un excellent maintien mais il assure aussi un confort optimal en évitant les frottements et limitant les sensations de gêne grâce à des modèles sans cesse plus sophistiqués. Si elle est de bonne qualité, elle est systématiquement conçue avec des matières techniques, anti-transpirantes et anti-bactériennes qui permettent de réguler la transpiration et de garantir son évacuation. Qui n’a jamais participé à son premier cours de fitness en portant un soutien-gorge de ville ? En ce qui me concerne, je n’en garde pas un excellent souvenir dans la mesure où je sentais que ma poitrine oscillait dans tous les sens (elle n’est pourtant pas particulièrement généreuse) et que je « baignais » littéralement dans la sueur. Cela va s’en dire que je me suis précipitée pour acheter une brassière de sport digne de ce nom.

Toutes les poitrines sont concernées car même si le mouvement est plus amplifié pour les formes généreuses, les femmes ayant de petits seins ne sont pas non plus épargnées par les risques de lésions tissulaires et d’affaissement prématuré de leur poitrine. Les brassières et soutiens-gorge de sport épousent la forme des seins pour les maintenir aussi par le haut, limiter leur déplacement horizontal et « absorber » les chocs suscités par les nombreux impacts. Selon les modèles, ils réduisent l’amplitude du mouvement de 50 à 70%. Le niveau de maintien diffère aussi en fonction des activités physiques. La marche, le yoga et les Pilates ont pour point commun d’être des activités douces, sans sauts ni impacts. Dans ce cas, il n’est pas nécessaire de privilégier un fort maintien. On pourra accorder plus d’importance au confort avec des modèles sans couture et aux bretelles larges. En revanche, d’autres impliquent des chocs répétés et c’est la raison pour laquelle les femmes pratiquant le running, le tennis, le VTT ou certaines activités de fitness (Body Attack, Zumba …) ont plutôt intérêt à se procurer un soutien-gorge ou une brassière offrant un maintien optimal avec des coutures bien placées pour soutenir les seins.

Je ne me suis achetée qu’une brassière de sport pour des raisons financières et en optant pour un modèle qui assure un excellent maintien, je peux ainsi pratiquer toutes sortes d’activités sans me prendre la tête. Le marché de l’équipement sportif nous propose un choix considérable mais certains critères peuvent orienter notre décision. Les brassières conviennent plutôt aux petites et moyennes poitrines et elles s’arrêtent d’ailleurs le plus souvent au bonnet C. En revanche, le soutien-gorge est plus adapté aux poitrines généreuses car il offre davantage de profondeur et garde un très bon maintien des seins avec ses bonnets préformés.

Une fois trouvée la bonne forme pour son activité et la taille de son bonnet, d’autres éléments peuvent nous guider dans le choix du modèle. Certains proposent un système de fermeture situé à l’avant alors que d’autres nous permettent de moduler les bretelles pour s’adapter à la forme du débardeur. Difficile de ne pas remarquer que nous n’avons que l’embarras du choix (et bien plus encore …). Quoiqu’il en soit, l’essayage est une étape à ne pas négliger. C’est le meilleur moyen de vérifier si la taille est adaptée, si la forme et le maintien nous conviennent. Le sein ne doit être ni trop serré ni trop lâche dans son bonnet mais le reste n’est qu’une affaire de sensations. Je n’hésite pas à me mettre en situation en effectuant des petits sauts et des mouvements de bras pour m’assurer que je fais le bon choix. Il ne faut pas non plus hésiter à essayer plusieurs modèles pour comparer.

Nous pouvons nous procurer des brassières de sport pour une quinzaine d’euros mais si votre budget vous le permet, je vous recommande d’investir dans un équipement vraiment adapté. Il faut compter entre 40 et 60 euros pour acheter un soutien-gorge ou une brassière de sport de bonne facture. J’ai une poitrine de taille moyenne et je me sens aussi plus à l’aise dans mes mouvements en portant une brassière (je ne jure que par la marque Anita Active mais d’autres font tout aussi bien l’affaire) mais cette dernière a une durée de vie moins longue qu’un soutien-gorge. Elle doit effectivement être remplacée tous les 6 mois dans la mesure où elle perd assez rapidement en élasticité.

Les protéines végétariennes au quotidien

Je ne suis pas végétarienne mais je consomme rarement de la viande et du poisson. Or, ma mère me répétait souvent, quand j’étais fatiguée ou que j’avais du mal à récupérer d’une séance de sport, que je manquais probablement de protéines. Je me contraignais alors à manger des steaks bien saignants. En réalité, elle voulait surtout me rappeler que plus on fait du sport, plus on doit consommer des protéines. Mon apport était sans doute suffisant avant que je pratique aussi intensivement le fitness et la course à pied mais cela n’a rapidement plus été le cas. Pour quelles raisons ? Notre organisme renouvelle chaque jour environ 1 kg de muscles et un individu pratiquant régulièrement une activité physique (au moins 3 séances par semaine) a besoin de plus d’apports en protéines pour faire face au renouvellement constant des tissus et muscles. Après l’effort, le corps augmente naturellement sa synthèse protéique et en lui apportant une quantité suffisante de protéines, nous permettons ainsi à notre organisme de reconstruire plus rapidement les fibres musculaires qui ont été « malmenées » au cours de l’activité. Seulement, comment fait-on pour couvrir ses besoins en protéines quand on n’aime pas la viande et qu’on regarde le poisson en étalage avec beaucoup de suspicion ?

Les protéines sont absolument indispensables à notre organisme mais demeurent moins importantes dans la pyramide alimentaire que les céréales, les fruits et légumes. La dose journalière recommandée pour un adulte d’activité modérée s’élève seulement à 50 g (il est néanmoins nécessaire que j’en consomme davantage avec mes cinq à six séances de sport par semaine …) et cette quantité est effectivement très facile à obtenir malgré l’absence de viande, du moment que l’on équilibre judicieusement ses assiettes, en variant autant que possible ses sources. Si on inclut toutes sortes d’ingrédients dans son régime alimentaire et qu’on les consomme en quantité suffisante suivant son niveau d’activité physique, l’organisme trouvera ce dont il a besoin en profitant pleinement des bienfaits de la combinaison de différents types de protéines et acides aminés essentiels. Il faut également veiller à toujours inclure des protéines dans ses repas en gardant en mémoire que l’équilibre alimentaire s’effectue au minimum sur 24h (inutile de paniquer …).

Protéines animales 

Je n’ai jamais été une grande consommatrice de fromage mais je rechignais rarement à en manger quand on le présentait en fin de repas. Seulement, le lait de vache étant assez indigeste, je privilégie depuis quelques années les fromages de brebis et de chèvre. Je fais néanmoins quelques exceptions en achetant du camembert ou du brie. Les fromages à pâte dure sont riches en protéines et le titre de champion revient incontestablement au parmesan. Je n’aime pas particulièrement son goût et pour tout vous dire, je préfère les fromages à pâte molle odorants, dont le taux de protéines se situe heureusement autour des 20%.

J’achète occasionnellement des fromages bio pour limiter l’absorption des toxines contenues dans le lait d’élevage traditionnel mais le prix très élevé m’amène à réfléchir à deux fois avant de mettre la main au porte-monnaie. Je ne mange plus de yaourts à base de lait de vache pour me tourner exclusivement vers ceux au lait de brebis qui sont plus digestes et riches en protéines. J’aime aussi particulièrement le goût prononcé du lait de chèvre. Les œufs sont une source intéressante de protéines et je reconnais les préférer au poisson. Je les achète exclusivement chez un producteur bio qui élève ses poules au grand air avant de les préparer à la coque ou brouillés avec du lait végétal.

Oléagineux et céréales

Ils ne sont pas spontanément associés aux protéines alors qu’ils en apportent une quantité non négligeable à l’organisme. Les céréales complètes en sont aussi une excellente source, bien plus que les céréales blanches. Je ne manque pas de consommer une poignée d’amandes après une séance de sport parce qu’elles constituent aussi une des meilleures sources de calcium qui est indispensable à une bonne minéralisation du squelette et des dents. Je mange des céréales plusieurs fois par semaine en essayant de varier autant que possible les apports et privilégiant les plus protéinées d’entre elles. Je suis une grande consommatrice de quinoa, riz et pain complet et j’ai découvert assez récemment le porridge de la marque Bjorg qui est absolument délicieux avec du lait d’amande.

Légumineuses

Les acides aminés des légumineuses sont très complets mais il ne sont généralement pas équilibrés de manière optimale pour les besoins de l’organisme. Ce groupe d’aliments ne figure certainement pas parmi mes préférés et c’est la raison pour laquelle je ne consomme la plupart du temps que des lentilles vertes. J’avais souvent du mal à les digérer avant que je ne découvre que le trempage et le rinçage ayant pour but d’éliminer les glucides et sucres complexes, facilitent considérablement le processus de digestion. Je n’en consomme néanmoins pas plus d’une fois par semaine.

Quelles sources de protéines végétariennes privilégiez-vous ?

 

Amelia, Kimberly McCreight

Kate est une brillante avocate qui tente de concilier du mieux qu’elle peut sa carrière très prenante et l’éducation de sa fille de quinze ans. Elle n’a pas beaucoup de temps à consacrer à Amelia mais leur relation étant au beau fixe, elle ne dissimule donc pas son étonnement ce fameux jour de septembre où la direction du lycée huppé dans lequel sa fille est inscrite, lui annonce que cette dernière risque d’être définitivement renvoyée. Kate se précipite au lycée et apprend avec horreur qu’Amelia a mis fin à ses jours en sautant du toit de l’établissement. La jeune femme est d’autant plus bouleversée que l’annonce de son suicide est en totale contradiction avec l’idée qu’elle se faisait de sa fille. Elle tente de faire difficilement son deuil jusqu’au jour où elle reçoit un SMS anonyme lui révélant qu’Amélia n’aurait pas sauté du toit du lycée.

Kimberly McCreight nous offre un roman plutôt palpitant, mené tambour battant dans lequel elle dépeint les règles et les codes d’une jeunesse dorée et privilégiée qui, en étant imprégnée de repères factices, ne cesse de repousser ses limites pour se donner l’impression de vivre et d’exister au yeux des autres. La narration est finement construite puisqu’elle alterne les flashbacks adoptant le point de vue de l’adolescente et le déroulement de l’enquête de sa mère pour découvrir la vérité mais le parcours de Kate est aussi le point faible du roman pour plusieurs raisons. La jeune femme est seule contre tous tout en étant la seule à avoir raison. Le lecteur sait qu’elle était suffisamment proche de sa fille pour dénigrer l’idée qu’elle ait pu avoir des tendances suicidaires mais l’auteure aurait pu éviter de se réfugier dans la facilité en n’offrant pas une telle position de supériorité à son personnage principal.

Kimberly McCreight poursuit malheureusement sur sa lancée en n’épargnant pas certains clichés : les sororités recueillant des jeunes filles qui, égratignées par les affres de l’adolescence, sont prêtes à tout pour faire partie d’une communauté, les familles riches qui y participent et protègent leur fonctionnement pour éviter que leurs enfants ne récoltent de sérieux ennuis (peu importe les moyens utilisés tant que leurs rejetons sont à l’abri de tout soupçon) et la direction du lycée qui adopte une posture fort contestable pour préserver sa brillante réputation. Je n’ai pas l’intention de nier que les faits relatés dans le roman ne sont pas assez crédibles pour être transposées dans la vie réelle. Je reste convaincue que les beaux quartiers sont loin d’être des endroits épargnés par des agissements malhonnêtes mais j’aurais préféré que le déroulement de l’intrigue soit traité avec davantage de subtilité.

L’auteure a clôt son récit par un dénouement si convenu et bâclé (sans oublier l’épilogue un brin larmoyant) que j’en étais profondément frustrée. Il comporte des failles mais je m’étais laissée embarquer par l’enquête de Kate qui n’est effectivement pas avare en révélations et rebondissements. L’auteure s’efforce aussi d’adopter un langage jeune quand il s’agit de donner la parole à ses protagonistes adolescents mais elle ne parvient pas à le rendre suffisamment crédible pour ce que ce public puisse s’y identifier.

Je donne l’impression de ne pas avoir apprécié ma lecture alors que je ne regrette pas du tout d’avoir découvert ce roman. Kimberly McCreight nous offre une radiographie plutôt pertinente des adolescents d’aujourd’hui, pris dans un étau entre les conventions et leurs questions existentielles. Elle interroge aussi sur le poids des nouveaux moyens de communication dans le processus de harcèlement (il se poursuit en dehors des enceintes des établissements scolaires), la banalisation de la violence gratuite et les apparences trompeuses d’une société qui se dit ouverte d’esprit mais qui, dans les faits, ne parvient pas encore à accepter la différence.

« Amelia » traite aussi avec une certaine justesse de la relation mère-fille et surtout de la façon dont la société juge les femmes qui conjuguent carrière ambitieuse et maternité. Le roman ne m’a effectivement pas laissé insensible puisque Kimberly Mc Creight rappelle au lecteur à quel point le rôle de parent doit être perçu avec humilité. Le désarroi des parents est souvent immense face au silence de leur progéniture qui, une fois arrivée au stade de l’adolescence, peut être amenée à rompre le dialogue. Les raisons sont diverses et variées, sont parfois tenues au secret mais la faute ne revient pas systématiquement à d’éventuelles failles dans l’éducation ou à un manque de présence parentale. L’auteure nous met face à une réalité qu’on oublie trop souvent : les parents ne peuvent pas toujours avoir le contrôle et tout connaître de leur progéniture (doit-on d’ailleurs tout savoir de ses enfants ?). Son roman n’est certes pas exempt de défauts mais Kimberly McCreigh a le mérite de soulever des interrogations pouvant aboutir sur des réflexions profondes.

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Bien dormir

Je n’ai désormais plus de problèmes pour trouver le sommeil et bien dormir. Je fais même partie de cette catégorie de personnes qui, aussitôt la tête posée sur l’oreiller, tombent dans les bras de Morphée mais je me rappelle parfaitement les nuits pendant lesquelles je passais mon temps à fixer le plafond de mon studio de 18 mètres carrés. A cette époque, j’avais des problèmes personnels, venais de déménager dans une nouvelle région pour poursuivre mes études et subissais de plein fouet le rythme intensif des écoles de commerce. Pendant huit mois, j’ai appréhendé nuit après nuit le moment où je devais me glisser dans les draps alors qu’aujourd’hui, il est très rare que je ne parvienne pas à m’endormir. J’ai toutefois gardé de cette période d’insomnies quelques petits réflexes pour préparer le terrain parce que s’il y a une chose avec laquelle je n’ai plus jamais tergiversé, c’est bien la qualité de mon sommeil.

Se créer un espace propice au calme et au repos

Il est important de bien délimiter l’espace où vous dormez mais je reconnais que ce conseil est difficile à appliquer quand on vit dans une chambre étudiante ou un studio de moins de 20 mètres carrés. Je n’ai jamais vécu dans une grande maison mais je supportais à grand peine de passer autant de temps dans un petit espace regroupant des coins pour dormir, me laver et cuisiner. J’aurais préféré ne pas vivre 24h/24  dans l’endroit où je rechargeais les batteries mais mon budget ne me permettait pas d’opter pour une meilleure solution. Dans la même veine, il vaut mieux éviter de manger là où on dort (avouons que c’est plutôt répugnant de retrouver des miettes de son casse-croûte dans les draps !). S’il est parfois impossible d’aménager différemment un espace réduit, certaines recommandations sont néanmoins plus faciles à appliquer. Je ne peux donc que vous conseiller d’aérer votre chambre dans le but de régénérer l’air ambiant. En revanche, mieux vaut aérer aux bonnes heures, c’est-à-dire tôt le matin ou le soir, pour réduire la concentration des polluants et chasser l’humidité de votre lieu d’habitation.

L’arrivée de l’hiver est tentant pour revêtir son pyjama pilou-pilou, mettre une bouillotte au fond du lit et allumer le chauffage à fond. En ce qui me concerne, je ne supporte pas de dormir dans un endroit surchauffé dans la mesure où je me réveille systématiquement le lendemain matin avec de terribles maux de tête et une envie irrépressible de vomir. Je ne mets d’ailleurs jamais le chauffage dans la chambre et préfère m’envelopper dans une couette épaisse pour ne pas avoir froid. De manière générale, une chambre trop chauffée a des effets néfastes sur la santé et le sommeil (migraines, sensation de jambes lourdes, risques d’insomnie, sueurs nocturnes …) alors pour bien dormir, mieux vaut veiller à ce que la température ambiante de la pièce se situe aux alentours de 18-20 °C. Je préfère aussi ne pas installer de télévision dans la chambre et éloigner au maximum le smartphone de mon lit.

Avoir une bonne literie 

Choisir une literie de qualité occasionne des dépenses onéreuses mais elle est indispensable pour maintenir la colonne vertébrale. Un bon matelas tiendrait facilement plus de 10 ans mais certains signaux indiquent quand il est temps de le changer. Si vous vous réveillez en ayant mal au dos, constatez que le matelas garde la forme du corps au lever ou commencez à sentir les ressorts, je vous conseille d’investir assez rapidement dans un matelas tout neuf. Par contre, ne faites pas l’erreur de le commander sur Internet. Un matelas, c’est comme une paire de chaussures : ça s’essaye.

 Choisir une parure de lit douce et agréable 

Une fois que vous aurez choisi un matelas de bonne facture, il vous faudra alors jeter votre dévolu sur une couette et des oreillers douillets. Certains les aimeront moelleux quand d’autres privilégieront la fermeté et même si j’ai un faible pour les oreillers en synthétique compacts qui assurent un meilleur maintien des cervicales, libres à vous de choisir la texture et la densité que vous préférez. En revanche, à quel moment est-il judicieux de les remplacer ? Je me souviens avoir lu qu’au bout de trois ans, les trois quart du poids d’un oreiller est constitué d’acariens et de leurs excréments. Ces petites bêtes au profil peu ragoûtant sont inoffensives mais leur présence augmente les risques d’allergies respiratoires. En étant sujette aux toux allergiques, je change donc mes oreillers tous les ans.

On peut néanmoins garder une couette entre 5 et 7 ans en l’envoyant une fois par an au pressing pour un nettoyage à sec. Mes tendances allergiques me contraignent à éviter soigneusement les couettes et oreillers composés de plumes d’oies ou de canards mais je vous garantis que le synthétique fait tout aussi bien l’affaire. La qualité du tissu de la parure de lit n’impacte pas directement sur la qualité du sommeil mais plutôt sur la sensation de bien-être et la facilité d’endormissement. On opte en hiver pour la flanelle qui préserve le corps du froid et à l’inverse, on se tourne vers le lin qui régule la température corporelle et le maintient au frais en été. Les matières de qualité sont assez onéreuses mais on regrette rarement d’investir un minimum pour assurer le bien-être indispensable à la qualité de son sommeil.

Ritualiser l’heure du coucher 

Si vous avez du mal à trouver le sommeil, sachez que se coucher tous les soirs à la même heure permet à l’horloge biologique de se régler. Cette habitude me donne encore l’impression de me comporter comme une mamie alors que je n’ai que 27 ans mais c’est pour moi le seul moyen pour ne pas me sentir tout le temps fatiguée en hiver. Je m’investis beaucoup au travail, fais du sport presque tous les jours et suis consciente que je risque d’accumuler toujours plus de fatigue si je ne fais pas preuve de discipline. Je me « lâche » le week-end et surtout pendant les vacances mais reconnais que je ne fais pas de folies le reste du temps.

Ritualiser le coucher m’aide à bien dormir et je vous explique donc comment je procède (si vous avez envie d’en faire autant, libre à vous de faire ce que vous préférez. Le rituel du coucher reste très personnel) : je défais mon lit, aère la pièce pendant 10 à 15 minutes avant de refermer la fenêtre pour diffuser des huiles essentielles (la lavande et la camomille sont mes préférées mais il en existe d’autres qui favorisent l’endormissement) le temps de me préparer pour aller me coucher. J’arrête le diffuseur et me glisse dans les draps. Je vous rappelle que je n’ai pas de télévision dans la chambre mais je ne la regarde que très rarement la semaine.

Je n’allume pas non plus l’ordinateur avant de dormir. Je m’oblige à me déconnecter parce que je passe déjà suffisamment de temps devant un écran pendant mes journées de travail (je n’éprouve pas de difficultés à « décrocher » puisque je n’en ressens tout simplement pas l’envie) et en tant que dévoreuse de livres, je préfère me plonger dans un roman jusqu’à ce que des picotements dans les yeux me signalent qu’il est temps de tomber dans les bras de Morphée.

J’aime me coucher tôt la semaine (au plus tard à 22 heures) mais ce rituel ne convient pas à tout le monde. Notre heure d’endormissement est déterminée par notre besoin de sommeil mais surtout par notre horloge interne. Par contre, il ne faut pas passer à côté du « bon moment pour s’endormir ». Les activités tardives qui stimulent la vigilance peuvent retarder l’endormissement et le temps gagné au dépens du sommeil sera perdu le lendemain.  Vous pensez peut-être que dormir davantage le week-end vous permettra de compenser le manque de sommeil accumulé au cours de la semaine. C’est en partie vrai mais on ne récupère pas le sommeil « heure pour heure ». Les spécialistes conseillent alors de ne pas retarder son réveil de plus de deux heures supplémentaires par rapport à sa durée habituelle de sommeil, quitte à faire une sieste d’environ une demi-heure en début d’après-midi (de préférence avant 16 heures).

A retenir

  • On change sa housse de couette tous les 15 jours et idéalement ses taies d’oreillers toutes les semaines. Pour quelles raisons ? On transpire en dormant (même si ce sont à des degrés différents), on laisse à chaque passage des peaux mortes, des résidus de crème et de shampoing qui constituent un terrain propice à la prolifération des bactéries.
  • Le sport favorise généralement le sommeil, à condition de ne pas pratiquer d’activité physique intense trop prêt du coucher (après 20 heures). Cette dernière risque effectivement de trop augmenter la température interne, ce qui peut retarder l’endormissement. En revanche, bain chaud et exercice physique pratiqués à distance raisonnable du sommeil (dans les 2 à 3 heures qui précédent) favorisent l’apparition d’un sommeil lent profond (le plus récupérateur).
  • On évite de boire du thé ou du café le soir. Ne pouvant pas me passer d’une boisson chaude après le repas (été comme hiver), je me tourne alors vers les infusions et rooibos qui n’agissent pas comme des excitants sur le système nerveux.
  • Les appareils connectés et la télévision nuisent beaucoup à la qualité du sommeil.
  • On reste vigilant sur la température ambiante et la qualité de l’air de la chambre.
  • On arrête de penser que les heures de sommeil avant minuit comptent double. C’est un mythe. Chacun respecte son propre rythme avec ses horaires et ses habitudes. En moyenne, un adulte dort entre 7 et 8 heures par nuit mais les besoins diffèrent d’un individu à l’autre et d’un âge à l’autre. La durée idéale d’une nuit de sommeil est tout simplement celle qui donne la sensation d’être en forme le lendemain matin.
  • Dormir à deux n’est malheureusement pas ce qu’il y a de meilleur pour le sommeil. On respecte donc le rythme de chacun et on achète un lit suffisamment large avec une grande couette pour ne pas avoir à « défendre son territoire » dans la nuit.

Je suis curieuse de lire vos habitudes pour trouver le sommeil et passer une nuit agréable dans les bras de Morphée. N’hésitez pas à les partager en commentaires, en espérant que vous aurez appris de nouvelles choses avec cet article 🙂

[Avis] : Dans le noir, David F.Sandberg

Attention : Cet article contient des traces de spoilers.

Le court-métrage de David Sandberg avait fait exploser mon trouillomètre mais la signature hollywoodienne a stérilisé toute marque d’imagination indépendante qui aurait pu faire de sa version longue une des pépites les plus abouties de l’année. Le court-métrage basé sur une idée d’une simplicité folle s’était révélé diablement efficace mais notre regard avisé d’amateurs de films d’horreur aurait pu prédire que le film était voué à l’échec. Seulement, je n’ai pu résister aux sirènes du marketing qui m’avaient ébloui avec leur bande-annonce alléchante. Reprenant la peur ancestrale du noir pour donner naissance à une créature qui n’apparaît que dans les coins sombres, le réalisateur s’est pourtant inspiré d’un concept qui a tout d’une valeur sûre. Quel enfant n’a pas tremblé sous sa couette à la nuit tombée ? Qui n’a jamais fait de cauchemar au sujet d’un monstre qui est venu nous tourmenter dans notre sommeil ? Je m’attendais naturellement à ce que le film me donne des sueurs froides alors qu’au contraire, il s’est avéré qu’il m’a fait autant frémir qu’un épisode de Chair de Poule.

Basé sur un scénario peu subtil, « Dans le noir » ne sort pas des sentiers battus en proposant au grand public une promenade vengeresse d’un esprit particulièrement dérangé. En tourmentant la mère de famille dépressive, le fantôme de Diana n’a malheureusement pas le charisme nécessaire pour déclencher des insomnies chez les spectateurs avertis. A trop vouloir être sous les feux des projecteurs, Diana se laisse dévoiler, anéantissant définitivement le sentiment d’horreur qu’aurait pu susciter ses projets sanglants. Le cinéaste occulte honteusement tout le potentiel de sa créature de court-métrage qui, en ne se manifestant qu’à de rares occasions, nous ferait presque regretter les cauchemars qui ont marqué notre enfance. Certes, les grattements de cet esprit perturbé font davantage frémir que toutes ses apparitions réunies mais Diana n’en perd pas moins son titre de piètre revenant.

Le principal défaut du film repose surtout sur son fil narratif et sur les origines de la créature. Appelée au secours par son petit frère qui est témoin depuis plusieurs nuits de l’effrayante apparition d’une entité surnaturelle, notre héroïne Rebecca découvre la véritable histoire de cette dernière de manière précipitée : en fouillant dans le bureau de son ex beau-père, la jeune femme y découvre un carton rassemblant toutes les informations sur Diana. Les films d’épouvante n’occultent pas la phase de découverte qui est censée être la partie la plus intéressante du scénario. Or, le réalisateur a fait le choix de la négliger totalement au profit d’un flash-back qui récapitule le parcours tragique de la petite Diana. Je n’ai pas du tout aimé qu’on me serve toutes les explications sur un plateau mais je n’ai pas non plus été convaincue par les origines surnaturelles de Diana, qui soit dit en passant, ont été largement sous-exploitées.

 Mon avis sur le film étant jusqu’à présent peu flatteur, vous vous demandez sûrement ce que j’ai apprécié. Je ferai preuve de mauvaise foi en écrivant que j’ai trouvé le long-métrage absolument médiocre. Je le qualifierai plutôt de film moyen qui aurait tout simplement pu être excellent. « Dans le noir » jouit d’une mise en scène certes simple mais maîtrisée puisqu’en se reposant sur le concept d’éclairage et d’obscurité soudaine, il ne tombe pas dans le cliché pathétique du film sombre, tellement sombre qu’on parvient à grand peine à distinguer ce qui se passe à l’écran. Les apparitions de la créature jouant avec toutes les sources de lumière possibles et imaginables (feu, smartphone, phares de voiture, lampe torche …), ont le mérite de distiller un zeste de tension dans un long-métrage qui, de manière générale, n’a rien d’effrayant.

« Dans le noir » surprend malheureusement plus qu’il ne fait peur mais la faute revient surtout aux jump scares et à une bande-son assourdissante qui a la fâcheuse manie de dicter aux spectateurs à quel moment ils doivent bondir de leur fauteuil. Diana peut être comparée à l’obscurité en elle-même : elle fait plus de peur que de mal puisqu’on ne déplore que trois victimes en une heure et demi de film. Le long-métrage se clôt aussi sur un dénouement mélodramatique et convenu qui m’a rendu perplexe. Le scénario laisse sur sa faim, la mythologie de Diana est tirée par les cheveux et c’est la raison pour laquelle je préfère en rester au court-métrage de David Sandberg qui est tellement plus efficace. Une suite a déjà été annoncée mais il y a de fortes probabilités que je ne veuille pas en savoir davantage sur les intentions machiavéliques de cet ersatz de fantôme.

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Une typologie des adhérents des salles de fitness

L’été est passé si vite que je n’en reviens toujours pas que la rentrée soit déjà là mais elle est aussi souvent le signe d’un nouveau départ riche en bonnes résolutions. Je pense même que la rentrée de septembre est plus adaptée que le début d’année pour tenir ses engagements dans la mesure où les vacances d’été restent la meilleure période pour échapper au quotidien et se ressourcer. En fréquentant la même salle de sport depuis 3 ans, j’ai eu maintes fois l’occasion d’observer les gens qui s’y entraînent et j’ai donc assisté à des situations cocasses qui m’ont beaucoup inspirées pour écrire cet article. Si vous avez pris la résolution de vous inscrire dans une salle de fitness, vous constaterez assez rapidement que vous êtes entourés de nombreux « specimen » qui ne manqueront pas de vous faire sourire ou soupirer d’exaspération. Il va néanmoins de soi que le contenu de l’article est largement exagéré, bourré de clichés et c’est la raison pour laquelle je vous invite à le prendre au second degré, même si certaines descriptions de stéréotypes ne sont pas si éloignées de la réalité.

  •  Le roi de la gonflette

Il participe à la plupart des cours mais vous ne le croiserez jamais à la Zumba et au Body Balance (mélange de tai-chi, pilates et yoga) parce qu’à ses yeux, elles ne peuvent tout simplement pas être considérées comme des activités sportives. Il passe tout son temps libre sur le plateau à s’entraîner mais son obsession pour entretenir sa musculature de rêve ne peut expliquer à elle seule les raisons pour lesquelles il fréquente aussi assidûment cet endroit. Le roi de la gonflette ne peut que s’épanouir parmi les siens. Il appartient effectivement à la communauté des culs de jatte en lévitation tant les pectoraux sont disproportionnés par rapport au reste du corps. Il existe aussi un autre moyen de l’identifier tout en ayant les yeux fermés : il pousse des cris de putois pour montrer aux filles  à quel point il est fort et attirant.

  • Le/la narcissique 

Elle nous tape sur le système à exhiber son ventre plat et mouler ses fesses sculptées à la perfection dans un legging dernier cri. On ne va d’ailleurs pas se cacher qu’elle serait la meilleure amie des rondes si elle portait une brassière en assumant ses bourrelets. Son homologue masculin suscite autant de jalousie parce qu’il ne se gêne pas non plus pour mettre ses atouts en valeur. Il a sorti son débardeur le plus échancré pour laisser apparaître ses pectoraux mais les jours où il se sent d’humeur moins pudique, il n’hésite pas à se promener torse nu en confondant salle de sport et podium de défilé de mode. Il/elle n’a pas compris que le miroir se révèle très utile pour corriger ses postures. Le/la narcissique préfère lui trouver une fonction plus futile consistant surtout à vérifier que la transpiration n’a pas entaché son apparence impeccable. Il lui sera effectivement difficile de s’en remettre si le brushing n’est plus aussi lisse qu’une coiffe de Playmobil ou si le gel n’a pas tenu sa promesse de « fixation béton ».

  • Le/la touriste 

Il/elle a traîné les pieds pour se rendre à la salle de sport mais après avoir tenté de se trouver mille et une circonstances atténuantes pour y échapper, il est tout de même parvenu à franchir la porte du club. Il/elle n’en revient toujours pas d’avoir réussi un tel exploit mais une fois dans la salle, il/elle essaie de se convaincre qu’il est grand temps de prendre le sport au sérieux. Il ne sait pas quel appareil choisir, commence à courir sur le tapis mais après avoir ressenti la désagréable impression de ressembler au hamster de sa petite sœur, décide de consacrer plus de temps au vélo elliptique. Au bout de cinq minutes d’activité modérée, il regarde sa montre et estime qu’il mérite une pause de vingt minutes pendant laquelle il a bien l’intention de jouer à Pokemon Go. Il passe plus de temps sur son téléphone qu’à faire du sport mais après fait acte de présence dans la salle, il est très satisfait de sa séance et estime alors qu’il a fourni assez d’efforts pour la journée.

  • Le faux coach 

Il a raté sa vocation, au point de cultiver une certaine amertume à l’égard de sa conseillère d’orientation qui ne lui a jamais mentionné l’existence du BPJEPS AGFF. Sa frustration le pousse alors à donner des conseils inutiles à tous ceux et celles qui ont le malheur de s’entraîner dans son périmètre. Il met les nerfs de son entourage à rude épreuve parce que tout le monde sait qu’il a seulement l’intention d’étaler son savoir. Le faux coach est généralement un « monsieur je sais tout » dans la vie et s’il existait une machine à distribuer des baffes, il n’y échapperait certainement pas.

  • Le dragueur

Le temps consacré à flirter sur les sites de rencontre n’a pas été à la hauteur de ses espérances et en s’inscrivant dans une salle de sport, il est certain de détenir le moyen le plus fiable de « conclure ». Or, il n’a pas conscience à quel point il est ridicule de faire des pompes et des tractions plus ou moins réussies pour tenter de séduire des filles qui, la plupart du temps, sont indifférentes à ses « prouesses sportives ». Son homologue féminin a une attitude plus subtile mais on ne peut pas en dire autant de son apparence. Elle se met effectivement sur son 31 : brushing impeccable, maquillage sophistiqué (un peu trop pour faire du sport …) et legging si transparent qu’elle ne laisse rien suggérer (pourquoi ne pas faire des économies de tissu ?). Elle n’était clairement pas là pour se dépenser puisque aucune mèche ne s’est échappée de son chignon bun.

  • Le/la locataire

Evelyne Dhéliat aurait beau annoncer l’arrivée imminente d’un typhon ou d’un tsunami, le/la locataire ne dérogerait pas à la règle qu’il s’est fixé. Quoiqu’il arrive, les coachs le croiseront tous les jours et s’inquiéteront même sérieusement les fois où il ne poussera pas la porte du club. A croire qu’il n’a pas de vie pour passer autant de temps dans une salle de sport …

Si vous êtes inscrits dans une salle de fitness, vous avez sûrement croisé un de ces specimen et c’est la raison pour laquelle je serais vraiment intéressée de lire vos anecdotes. Il se peut aussi que vous vous soyez reconnus car en ce qui me concerne, je me retrouve dans les caractéristiques de la locataire 😉

Si cet article vous a fait sourire, je vous invite à regarder cette vidéo très drôle qui reprend avec réalisme certains stéréotypes. 

Stéréotypes des clubs de fitness