Le trésor des îles : le monoï de Tahiti

Quel produit de beauté me fait immédiatement penser aux vacances ? Je répondrais sans hésiter que le monoï a des connotations irréfutables d’évasion et de farniente. Je ne m’envolerai pas vers une île paradisiaque mais je compte bien profiter des criques de la presqu’île de Giens pour recharger les batteries avant de reprendre le chemin du boulot. Les années passent et pourtant, je ne me lasse pas des douces effluves de l’huile de monoï. Je me suis amusée, au fil du temps, à découvrir de nouvelles marques, car chacune d’entre elle a sa propre signature olfactive. Parfois plus sucrées, fleuries ou fruitées, je les ai longtemps collectionnées comme des flacons de parfums.

L’arrivée de la chaleur estivale réveille en moi l’envie de partir loin de Grenoble et de glisser instinctivement un flacon de monoï dans la valise. A moins d’avoir vécu pendant des années à la façon « Robinson Crusoé », tout le monde connaît son existence. En Polynésie, la terre où il est né et fabriqué, le produit fait partie intégrante de sa culture. Dans la plus pure tradition, il est élaboré à partir d’huile de coprah (issue de la noix de la coco) dans laquelle ont macéré des fleurs de tiaré pendant une dizaine de jours. Il est ensuite enrichi en vitamine E et additionné d’un parfum (vanille, coco, frangipanier …) pour atténuer son odeur rance.

Cette huile parfumée qui fait partie de la pharmacopée traditionnelle polynésienne est aussi utilisée dans les cérémonies religieuses. En France, il n’est nullement question de superstitions autour du monoï mais nous avons tendance à oublier qu’il n’a pas vocation à servir de produit solaire. Il est même déconseillé d’en appliquer sur la peau, surtout si elle est claire, dans la mesure où elle risque de rougir et pire encore, de cloquer. Les dommages ne sont peut-être pas aussi visibles sur les peaux plus foncées mais en sachant que les UV sont très nocifs pour la santé et que le monoï ne nous protège en aucun cas de leurs effets, on privilégie alors la crème solaire, même si certains flacons affichent un faible indice de protection. Le monoï est toutefois recommandé pour réparer la peau des agressions du soleil en raison de sa forte teneur en acides gras saturés. Il est d’ailleurs préférable de l’appliquer sur une peau mouillée car l’huile et l’eau créent une émulsion qui pénètre plus facilement dans l’épiderme.

Les Polynésiennes appliquent aussi directement le monoï sur leurs cheveux, sans les rincer. Seules les femmes aux crinières épaisses peuvent se le permettre parce que l’huile a plutôt pour effet de graisser mes cheveux fins. Le résultat n’étant ni agréable ni glamour, je préfère m’en servir comme masque capillaire. A fréquence de deux fois par mois et uniquement pendant la période estivale, je laisse poser le monoï sur mes longueurs démêlées toute une nuit avant de les laver le lendemain matin. Il n’est pas nécessaire d’en mettre des tonnes. Il suffit d’imbiber chaque mèche et de laisser « chauffer » sous une serviette. Le résultat est plutôt satisfaisant mais j’ai constaté que le monoï demeure moins efficace que les huiles végétales d’argan et de noix de coco. Il est préférable de miser sur les huiles sèches pour protéger la chevelure des désagréments de l’été (rayons ultraviolets, sel, chlore, sable …) mais le monoï est aussi reconnu pour prévenir son dessèchement. L’efficacité de l’huile se renforce lors des baignades dans la mesure où elle enveloppe les fibres capillaires d’un film protecteur.

Je préfère ne pas me parfumer l’été à cause de la chaleur et de l’alcool sur la peau et c’est pour cette raison que je me tourne exclusivement vers le monoï. J’aime tous les parfums de la marque Hei Poa, même si j’ai un faible pour les odeurs de fleurs de tiaré et de frangipanier. Elles laissent un agréable sillage sucré qui ne risque pas de déclencher des maux de tête et éveillent surtout l’envie irrésistible de s’envoler vers des destinations ensoleillées.

Quel que soit le lieu que vous avez choisi pour passer vos vacances, j’espère que vous en profiterez pour « faire le vide » et vous ressourcer.

A bientôt ! 😉

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