Revue de lectures : Mars #4

Mars s’est révélé être un mois littéraire de « grand cru » dans la mesure où j’y ai découvert trois romans qui sont devenus des coups de cœur (en principe, il y en a toujours un que je n’aime pas ou que j’apprécie moins que les autres ! Je n’en reviens toujours pas … 🙂 ) et c’est avec grand plaisir que je vous présente ces petits bijoux de genres très différents (ils ont néanmoins un point commun : devinez lequel ! 😉 ) qui m’ont fait vibrer à l’arrivée du printemps.

  • Si loin de toi, Tess Sharpe

« Si loin de toi » est un roman qui m’intriguait mais je ne savais pas à quoi m’attendre, si ce n’est que la blogosphère annonçait un récit aux allures de thriller. Après l’avoir posé, je ne vois toujours pas de réelles similitudes avec ce genre littéraire puisque même si le personnage principal recherche avec une détermination forçant l’admiration l’assassin de sa meilleure amie, le roman est avant tout l’histoire d’une amitié aussi magnifique par sa puissance que par sa grande complexité. Les lecteurs se retrouvent plongés au cœur des sentiments, des souvenirs et des regrets de Sophie car l’auteure nous fait ressentir ce que son personnage principal éprouve au fil de sa quête de la vérité. Quand Mina se fait froidement assassiner sous les yeux de Sophie, la jeune fille est dévastée et prête à tout pour identifier celui qui a ôté la vie à celle qu’elle considérait comme son « âme sœur ». Seulement, personne ne la croit car Sophie a longtemps été droguée aux anti-douleurs qu’elle prenait pour soulager les séquelles provoquées par un grave accident de voiture.

Le roman est aussi partagé entre flashbacks et moments présents, faisant ainsi monter la tension au fil de la lecture. A la manière des poupées russes, chaque secret en dissimule un autre et j’ai pris beaucoup de plaisir à les découvrir les uns après les autres. J’ai eu un pincement au cœur du début à la fin du récit car je redoutais ce qu’allait découvrir Sophie, à la fois sur elle-même et sur l’assassin de Mina. Elle s’est effectivement lancée dans une quête à la fois sur sa propre existence (assumer ses sentiments, comprendre les raisons pour lesquelles elle culpabilise autant …) et sur celle qui était sa meilleure amie alors que tout le monde, y compris sa famille, l’accuse d’être indirectement responsable de sa mort.

J’ai été bouleversée de voir Sophie « s’éveiller », la voir prendre conscience de ce qui s’est réellement passé et la voir enfin, nouer des alliances insolites qui ne lui ont jamais fait défaut. Je redoutais de découvrir la fin du roman mais je n’ai rien vu venir. J’ai même été littéralement stupéfaite de découvrir qui se cachait derrière le masque de l’assassin de Mina. Le côté thriller est long à se manifester et reste très mineur face à tous les autres genres que le roman a plutôt brillamment mélangé. On y découvre avant tout la quête d’identité d’une jeune fille malmenée par la vie qui fait aussi réfléchir sur des sujets très variés : la complexité (parfois l’ambiguïté) des relations adolescentes, les conséquences de la dépendance, le chemin semé d’embûches pour avoir confiance en soi … Tous ces thèmes s’imbriquent en une seule et même histoire qui nous emporte dans un récit bouleversant qui a aussi le mérite de ne jamais basculer dans le pathos. La dernière page m’a vraiment émue et il m’a fallu un peu de temps pour « digérer » les sentiments de Sophie dont l’expression est à la fois si brute et si sincère. J’espère que vous vibrerez avec elle autant que moi.

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  • La fille du train, Paula Hawkins 

Je ne peux pas nier qu’à mes yeux, ce roman est juste une perle (Waouh !). J’ai été immédiatement happée par le récit qui entrecroise les points de vue de trois femmes blessées par la vie qui cumulent bon nombre de défauts. Il n’y a d’ailleurs pas de véritable héros, au sens noble du terme. Elles cachent des vices et un passé trouble qui nous font traverser toutes sortes d’émotions. Elles peuvent aussi bien nous agacer que nous prendre en pitié car toutes ont de bonnes raisons d’être devenues ce qu’elles sont aujourd’hui (je n’en dis pas plus pour ne pas révéler l’intrigue ).

Rachel est peut-être le personnage le plus touchant. Elle vit sa vie par procuration (non, pas devant son poste de télévision 😉 ) en idéalisant celle des gens qui occupent les maisons qui défilent devant les vitres du train qu’elle prend tous les jours. Elle fait pitié (pas toujours dans le bon sens du terme), se complaît dans son existence pathétique et quand elle devient le témoin exclusif d’un éventuel assassinat (une jeune femme disparaît sans laisser de traces), ses témoignages ne sont pas pris au sérieux. Rachel a tellement abusé de la boisson pendant des années qu’elle parvient difficilement à distinguer la réalité de ses fantasmes. Il lui arrive d’imaginer des choses qui n’ont jamais existé. Je n’apportais pas toujours crédit aux propos de Rachel et pourtant, je me suis attachée à elle. J’ai titubé à ses côtés entre les hypothèses diverses et variées, oscillant au rythme de ses innombrables cuites et souvenirs épars.

Le constat dressé par l’auteur m’a aussi donné froid dans le dos, même s’il ne réserve pas franchement de surprise : on ne connaît jamais assez les gens alors qu’on peut avoir tendance à penser qu’ils n’ont plus de secrets pour nous. Elle nous livre aussi une vision pessimiste de la vie citadine : Rachel habite dans une ville, prend le train tous les jours, rencontrait des gens quand elle travaillait et pourtant, elle est désespérément seule face aux démons qui la hantent. Son existence est tellement terne qu’elle invente une vie aux personnes qui croisent son chemin. En idéalisant ce qu’elle n’a pas, Rachel se heurte de plein fouet à une réalité cruelle, se retrouvant aussi aspirée au cœur d’une histoire bien glauque.

Un certain nombre de lecteurs auraient découvert assez rapidement le dénouement final mais en ce qui me concerne, je n’ai encore une fois rien vu venir (devrais-je me poser des questions ? 😉 ). Après réflexions, je pense que je vivais tellement l’histoire aux côtés de Rachel que je n’ai pas pris suffisamment de recul pour comprendre ce qui se tramait. Je vis tellement le récit que je cultive depuis toujours une sorte de naïveté qui fait qu’à moins que ce soit très prévisible, je suis souvent surprise par le dénouement. C’est étrange dans la mesure où j’anticipe régulièrement les événements de la vie de tous les jours … Je referme néanmoins cette parenthèse pour conclure que j’ai été séduite par la dimension psychologique du roman.

J’ai été tenue en haleine du début à la fin (même les quelques longueurs ne m’ont pas lassé car je savais qu’elles étaient nécessaires pour suivre le déroulement du récit) et je reconnais qu’il n’y a pas de doute : Paula Hawkins mène tellement son intrigue d’une main de maître qu’elle nous livre un excellent page turner. Son écriture fluide contribue également à nous donner follement envie de découvrir ce qui se cache derrière tous ces terribles secrets et je reconnais volontiers que cela faisait longtemps que je n’avais pas lu un thriller aussi haletant.

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  • Il était une lettre, Kathryn Hugues 

« Il était une lettre » est un roman que j’attendais avec impatience et je suis vraiment heureuse de constater qu’il a été un grand coup de cœur. L’histoire raconte le destin croisé de deux jeunes femmes vivant à des époques différentes. Tina est mariée à un homme qui n’a aucun scrupule à la battre quand il a trop abusé de la boisson. Elle est la seule à travailler et tout son argent durement gagné passe dans l’addiction de son époux pour les paris de courses hippiques. Elle se réfugie dans son travail et son activité de bénévole au sein d’une boutique de vêtements caritative. En fouillant dans un vieux costume, Tina découvre une lettre qui, datant de septembre 1939, va profondément chambouler sa vie. La jeune femme décide alors de se lancer à corps perdu dans la quête des deux protagonistes concernés par la mystérieuse lettre.

En 1939, Chrissie est une jeune fille de 17 ans issue d’une famille aisée qui lui donne une éducation très stricte. Elle tombe follement amoureuse d’un garçon qui ne correspond pas du tout aux attentes de son père. Ne voyant pas cette relation amoureuse d’un bon œil, il fait tout pour l’empêcher de vivre sa vie. En plus de devoir se confronter à la cruauté paternelle, Chrissie va devoir également faire face à l’annonce de la guerre, où son grand amour risque d’être envoyé et à un événement qui va changer sa vie à jamais. Kathryn Hugues alterne entre passé et présent pour nous immerger dans chacune des histoires et révéler progressivement le fil conducteur qui unit le destin de ces deux jeunes femmes blessées par la vie.

Ce roman n’est pas seulement un coup de cœur. Il m’a aussi fait l’effet d’un uppercut dans le bas ventre. Le personnage de Tina a agacé certaines lectrices qui lui ont reproché sa passivité, sa lâcheté à ne pas quitter un mari qui lui fait tant de mal. En ce qui me concerne, elle ne m’a jamais énervée alors que paradoxalement, je ne la comprenais pas. Pour quelles raisons, me diriez-vous ? Son histoire m’a profondément touchée car j’ai identifié Tina à une amie qui m’est chère.

Elle ne subit pas de violence physique mais la torture psychologique que lui fait vivre son compagnon depuis quelques années me fait penser à celle vécue par le personnage. Mon amie est tombée amoureuse d’un homme qui a tous les signes du pervers narcissique et tous ses proches se sentent impuissants face au piège qui se referme progressivement sur elle. Les discussions sur le sujet ont beau être incessantes, elle lui trouve toujours des circonstances atténuantes. Elle sait qu’il lui fait du mal mais elle revient sans cesse parce qu’elle l’aime. En tant que témoin des souffrances qu’elle s’inflige au nom de l’amour ( NON ! Ce n’est pas ça l’Amour !), le roman me « parle », au sens littéral du terme.

Il n’est toutefois pas nécessaire d’être victime ou témoin de violences pour être bouleversé car même si l’effet est naturellement incomparable entre une personne qui « sait » et celle qui porte un regard plus extérieur, « Il était une lettre » fait vivre un véritable ascenseur émotionnel en réservant tantôt des moments déchirants, tantôt des moments très heureux. En dépit de mon expérience, c’est surtout l’histoire de Chrissie qui m’a fait vibrer mais je préfère ne pas vous en expliquer les raisons pour ne pas gâcher le plaisir de la découverte. Quoiqu’il en soit, ce roman est percutant de réalisme et réserve de magnifiques moments d’émotions.

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L’hygiène bucco-dentaire au naturel

On ne va pas se mentir, tout le monde rêve d’afficher un sourire ultra bright doublé d’une haleine fraîche. On reste lucides en se disant qu’on a peu de chances d’avoir une dentition aussi éclatante que celle d’une star hollywoodienne sortie de son énième rendez-vous chez son chirurgien dentiste dont les honoraires équivalent à une hypothèque de maison (celle de Julia Roberts, pas celle de votre aimable boulangère …). Seulement, nous savons que tous les moyens ne sont pas forcément bons pour entretenir la santé de nos dents. Quel dentifrice choisir ? Comment les blanchir naturellement ? Quel bain de bouche privilégier ? Autant de questions auxquelles j’ai décidé de vous répondre en vous faisant partager mes petites astuces.

  • Le brossage

Le brossage de dents doit se faire en douceur. Ce ne sont pas avec une brosse à dents à poils durs et un dentifrice ultra agressif pour les dents que vous aurez une plus jolie dentition et des gencives saines. Si vous frottez trop fort, vos gencives risquent fortement de saigner, provoquant à long terme un déchaussement des dents. On y va donc mollo en choisissant une brosse souple (pensez à la changer plusieurs fois par an) qui ne malmène pas les gencives. Le brossage doit aussi se faire délicatement et en effectuant des mouvements de haut en bas et de bas en haut. Il est bien entendu recommandé de se brosser les dents deux à trois fois par jour, idéalement après chaque repas (même au travail 😉 ). Le brossage est donc un geste indispensable qu’il est primordial de transmettre aux enfants dès le plus jeune âge, sous peine que les mauvaises habitudes persistent à l’âge adulte.

L’alimentation joue également un rôle important. Le sucre reste leur ennemi juré puisque le milieu acide qu’il crée, engendre des bactéries responsables de la déminéralisation des dents. Ce phénomène qui fragilise considérablement les tissus durs de la dent entraîne inévitablement l’apparition de la carie. Peu importe qu’il soit raffiné, blanc, brun, sous forme de miel ou de sirop d’agave, le sucre reste le sucre. Il crée un milieu acide dans votre bouche qui persiste environ deux heures après sa consommation, si vous ne vous brossez pas les dents.  On a aussi tendance à oublier le sucre contenu dans les plats préparés et le sucre naturel qui compose les jus de fruits qui sont tout aussi néfastes pour la santé de nos dents. Les fruits secs, la collation préféré des sportifs, peuvent aussi les dégrader car en plus d’être riches en sucre, ils se collent facilement aux dents. Les sodas provoquent de sacrés dégâts et les dentistes remarquent que la plupart de leurs patients souffrant d’une importante dégradation dentaire, en consomment généralement beaucoup. Il n’est néanmoins pas recommandé de se brosser immédiatement les dents après en avoir bu parce que l’acide ramollit leur structure et les rend plus sensibles à l’abrasion. De manière générale, il vaut mieux éviter les aliments et boissons trop acides.

Certains aliments dégradent aussi la blancheur des dents. A la fois acide et riche en tanins, le vin est réputé pour les colorer. On pense surtout au vin rouge mais le vin blanc est aussi mauvais. Il ne les colore pas immédiatement mais favorise la fixation de la couleur si on consomme ensuite d’autres boissons. Si vous buvez une tasse de café après un verre de vin blanc, les dents seront deux fois plus tachées par le colorant naturel du café. Les sauces ternissent aussi la blancheur des dents et dans ce cas, la seule solution est de se les brosser le plus rapidement possible et pour finir, prenons garde à ne pas consommer trop régulièrement des fruits rouges et du thé qui tachent l’émail des dents.

Vous pensez qu’un brossage de dents délicat et une alimentation saine suffisent pour préserver la santé de la dentition ? Détrompez-vous. En ce qui me concerne, j’ai fait la chasse aux dentifrices composés d’ingrédients chimiques pour me tourner vers le végétal. Mon credo : le dentifrice naturel sans fluor. Je fais partie de ceux qui considèrent que ce minéral n’est pas indispensable pour les adultes alors qu’il est intéressant pour les enfants … à condition de respecter un certain dosage en fonction de leur âge. Bien que le dentifrice ne contienne pas d’ingrédients particulièrement néfastes pour la santé (il en existe des plus dangereux !), certains agents chimiques censés rendre nos dents plus belles, plus blanches et plus résistantes ne sont franchement pas indispensables pour préserver la santé de notre dentition.

Le marketing veut tenir un minimum ses promesses alors si vous achetez votre dentifrice en grande surface, vous avez des chances de tomber sur une pâte au goût très mentholé et qui moussera beaucoup au moment du brossage. Ce n’est malheureusement pas un signe de qualité car cela signifie souvent que le dentifrice est riche en ingrédients épaississants, moussants et polissants qui n’ont rien de naturel. Certes, un dentifrice végétal mousse beaucoup moins que son homologue chimique puisqu’il n’y a tout simplement pas d’agents moussants dans sa composition. La sensation est moins agréable, d’autant plus que les premières fois, on peut avoir l’impression de ne pas avoir les dents propres après le brossage. Or, c’est tout l’inverse. Un dentifrice est comme un gel douche : ce n’est pas parce qu’il mousse moins qu’il n’est pas efficace. Il est juste fabriqué à base d’ingrédients naturels qui le rendent moins agressif. En ce qui me concerne, j’ai trouvé mon bonheur avec la marque Weleda mais je suis persuadée que vous pouvez en dénicher d’autres.

  • Le blanchiment des dents

Le bicarbonate de soude est connu pour polir et blanchir l’émail des dents en éliminant les taches. Il est forcément un peu abrasif comme l’est toute poudre composée de particules très fines alors mieux vaut ne pas l’utiliser pure. J’ajoute une pincée de bicarbonate de soude sur mon dentifrice une fois par semaine en me brossant délicatement les dents. Beaucoup prétendent que l’huile de noix de coco est efficace mais pour avoir essayé sur plusieurs semaines, je doute de son pouvoir blanchissant. Je la trouve bien plus adaptée pour hydrater la peau et les cheveux mais ce n’est que mon point de vue.

  • Les secrets d’une haleine fraîche

La mauvaise haleine est très souvent d’origine buccale et on pense que des bactéries se propagent dans les sillons creusés par les papilles. Ce sont ces bactéries qui sont responsables de cette odeur désagréable qui s’échappe dans l’air expiré. Elles ont tendance à s’accumuler pendant le sommeil car on salive moins au cours de la nuit mais il suffit de boire ou de prendre un petit-déjeuner pour que ce désagrément disparaisse. Néanmoins, la mauvaise haleine perdure chez certaines personnes et ce phénomène fort déplaisant voire handicapant dans la vie de tous les jours, peut être la cause de nombreux facteurs : un mauvais état des gencives, l’apparition de caries, des problèmes digestifs ou tout simplement l’accumulation de bactéries sur la langue. On a déjà expliqué qu’elles adorent se nicher dans les papilles et il est vrai que si on ne se brosse pas régulièrement la langue, celles-ci ne peuvent pas être correctement éliminées, même si vous vous êtes brossés les dents dans les règles de l’art. On pense donc à se frotter délicatement la langue avec sa brosse à dents tous les jours.

Les bains de bouche rafraîchissants à base d’huiles essentielles ne font que masquer l’odeur. Je me fais alors matin et soir un bain de bouche à l’huile de noix de coco qui est réputée pour être un antiseptique naturel. On la choisit toujours vierge, issue d’une première pression à froid et biologique pour être certain d’avoir une huile de qualité. Quoiqu’il en soit, un bain de bouche à l’huile de coco n’a pas vocation à remplacer le brossage de dents et les soins dentaires. Le tartre peut effectivement être responsable de la mauvaise haleine en raison de l’accumulation de bactéries contenues dans la plaque dentaire. Une à deux visites chez son dentiste pour un détartrage est souvent nécessaire, surtout si vous avez tendance à produire facilement du tartre. Ne vous en privez pas car ils sont remboursés par la SECU. Cette technique n’a certes rien de naturel mais peut être judicieuse de temps en temps pour préserver la santé de ses dents. Quoiqu’il en soit, je vous recommande vivement de vous adresser à un dentiste. Les bars à sourire qui ont fait tant polémique peuvent être dangereux car les clients n’ont aucune garantie que les esthéticiennes n’ont pas recours à un fort dosage de perborate de sodium, un produit très abrasif qui s’il est mal utilisé, peut endommager la dentition. Le blanchiment des dents est également un acte médical et les esthéticiennes ne sont pas dentistes. Si vous avez des problèmes au niveau des gencives ou des dents, elles n’ont pas les compétences requises (et ce n’est pas ce qu’on leur demande d’ailleurs !) pour les détecter. Les actes qu’elles produiront pour blanchir vos dents ne pourront alors qu’accentuer les problèmes et causer parfois de sacrés dégâts dans votre bouche. Les prix sont certes attractifs mais rien ne peut remplacer le savoir-faire d’un dentiste pour prendre soin de vos dents (et les soins esthétiques ne sont pas remboursés par la Sécurité Sociale que je sache ! Na ! 😉 ).

Je referme cette longue parenthèse pour revenir aux techniques naturelles (je suis un peu hors-sujet. C’est ça d’être trop « bavarde » 😉 ). Il faut veiller à s’hydrater au quotidien pour les raisons qu’on connaît déjà mais aussi parce qu’une bouche sèche augmente le risque de mauvaise haleine. Bien entendu, mâcher du chewing-gum ne remplacera jamais le fait de s’hydrater mais elle a l’avantage de déclencher une plus forte salivation. Si vous ne pouvez pas vous passer de la gomme, privilégiez toujours le chewing-gum sans sucre car il est inutile de vous rappeler que le sucre est un des ennemis jurés de nos dents.

Si malgré tout, le problème persiste, mieux vaut consulter un médecin. Une infection ORL peut par exemple être une cause mais celle-ci est bénigne car la mauvaise haleine disparaît avec la guérison. Il existe aussi des maladies génétiques comme la triméthylaminurie (bonjour le nom barbare !) qui est responsable d’une odeur très désagréable de poisson. Ces cas sont beaucoup plus rares mais il n’existe malheureusement aucun traitement à l’heure actuelle. Quelle que soit son origine, la mauvaise haleine est un problème très délicat à gérer en société, d’autant plus qu’on a naturellement beaucoup de mal à le détecter soi-même. Dans la plupart des cas, c’est l’entourage qui tire la sonnette d’alarme.

L’article est plus long que prévu mais j’espère que vous aurez appris des choses 🙂 N’hésitez pas aussi à partager vos astuces et conseils en matière d’hygiène dentaire (s’ils sont naturels, c’est encore mieux 😉 ).

Craquons pour … le chocolat cru !

chocolat noir bienfaits fit your dreams

Le chocolat est à l’honneur pour Pâques et il serait bien dommage de s’en priver en raison de son goût savoureux et de ses vertus intéressantes pour l’organisme. L’industrie agroalimentaire déborde d’imagination pour proposer des produits très variés : noir, au lait, aux amandes, blanc, au caramel … Il y en a désormais pour tous les goûts et c’est pour cette raison que les gourmands trouvent facilement leur compte. Seulement, les nutritionnistes sont unanimes : le chocolat noir est le plus bénéfique pour la santé (à condition de bien le choisir mais je reviendrai très vite sur le sujet). Le chocolat au lait est effectivement trop sucré et le chocolat blanc ne peut être considéré comme du chocolat. Il est composé d’un mélange de beurre de cacao, de sucre et de poudre de lait et nous n’y retrouvons donc pas le principal ingrédient du chocolat : la pâte de cacao.

Un chocolat à peu près « correct » est donc un chocolat noir contenant au minimum 70% de cacao et uniquement de la pâte de cacao, du beurre de cacao et un peu de sucre. Entre une barre chocolatée achetée dans une grande surface et une tablette de chocolat noir fabriquée par un chocolatier, je vous conseillerai toujours de choisir le chocolat artisanal, même si cette option n’est pas le must. Tous les chocolats que l’on trouve dans les magasins, même ceux des plus grands chocolatiers, subissent un processus de fabrication impliquant une température très élevée (140°). Or, à partir de 120°, le chocolat perd l’intégralité de ses vitamines, minéraux, oligoéléments et enzymes. Cette fabrication ne le rend pas intéressant sur le plan nutritionnel car toutes les richesses contenues dans la fève de cacao pure sont détruites. Dans ces conditions, il est donc erroné de dire que « le chocolat est riche en magnésium etc. » De plus, dans la très grande majorité des chocolats du commerce conventionnel, les fabricants ajoutent du sucre blanc raffiné qui possède un indice glycémique élevé provoquant une réaction violente du pancréas qui se met alors à produire davantage d’insuline.  Ils incorporent aussi du lait en poudre qui peut être mal digéré ou toléré par certaines personnes ainsi que des émulsifiants, conservateurs et autres substances qui n’ont pas grand-chose de naturel.

Si vous souhaitez bénéficier des richesses nutritionnelles du cacao, je vous conseille vivement de découvrir le chocolat cru. Si le cacao n’est pas chauffé, il garde tous ses nutriments et lorsqu’il est cru (la température ne doit pas excéder 40°), il possède des vertus intéressantes pour l’organisme. Il est très riche en antioxydants, en magnésium et contient également une quantité intéressante de fer et de zinc. Le chocolat cru se trouve encore difficilement sur le marché français, les prix ne sont pas vraiment accessibles (en ce qui me concerne, je préfère consommer moins de chocolat mais me procurer de la grande qualité …) mais il faut d’abord distinguer le chocolat cru tout prêt (en tablette) du chocolat cru fabriqué pour des préparations culinaires diverses et variées (smoothies, friandises, boissons chaudes). A l’occasion d’un prochain article, je vous présenterai les marques de chocolat cru qui ont totalement conquis mon petit cœur gourmand 😀

En attendant de se retrouver pour parler du must du chocolat, je vous souhaite à toutes et à tous de passer d’excellentes fêtes de Pâques ! 😉

Training : La corde à sauter (mes premiers pas)

Le saut à la corde est un entraînement complet qui se pratique « avec trois fois rien » et trouve sa place dans le cadre d’une séance de renforcement musculaire ou en guise d’échauffement. Si vos obligations ne vous donnent malheureusement que peu de temps pour faire du sport, le saut à la corde est une excellente activité pour s’affiner et se tonifier, en sachant toutefois qu’une séance ne remplacera jamais celle consacrée à la course à pied. Il vaut mieux la considérer comme une activité complémentaire à celle(s) que vous pratiquez déjà.

Les effets qu’elle procure à moyen et long terme sont indéniables car même si elle n’a pas vocation à remplacer une séance de fitness ou de course à pied, sachez néanmoins que 15 minutes de corde à sauter équivaut à 30 minutes de running … et vous brûlez en moyenne 350 calories en 30 minutes de saut à la corde ! Le saut à la corde est aussi reconnu pour être un des exercices physiques les plus complets car en sautant, on sollicite l’ensemble des muscles du corps. Quelques bonds suffisent pour faire monter les pulsations cardiaques et à terme, on améliore son explosivité et son endurance. Elle permet enfin de gagner en agilité et de mieux coordonner ses mouvements car pour réussir son saut, il s’agit de faire bouger ses bras et ses jambes en même temps (sans blague !). On développe ainsi son sens de l’équilibre puisqu’on crée des mouvements d’impulsion avec son corps et se réceptionne sur la pointe des pieds (jamais sur les talons ! *). Maintenant que je vous ai vanté les bienfaits de cette activité, il est temps pour moi de vous donner quelques conseils pour vous aider à choisir votre corde à sauter.

Il existe différents types de cordes à sauter, en fonction de votre niveau de pratique. En général, on conseille les cordes en nylon pour les débutants, en vinyle pour les sportifs/sportives et en cuir pour les expérimentés. En ce qui me concerne, j’ai choisi la Nike Speed 2.0 qui est vraiment toute légère. Je lui reproche pourtant de s’emmêler assez souvent et c’est pour cette raison que ma prochaine sera certainement en vinyle (elle reste néanmoins parfaite pour débuter). Quoiqu’il en soit, une corde à sauter de qualité possède des poignées qui s’adaptent à la forme des mains. Vous ne devez donc pas avoir mal au niveau des paumes en sautant car si c’est le cas, vous n’avez malheureusement pas fait le bon choix.

Il est aussi important que la corde soit réglée à la bonne longueur car si elle est trop courte, vous risquez de vous « emmêler » les pinceaux alors que si elle est trop longue, vos mouvements sont trop lents dans la mesure où la corde perd systématiquement de la vitesse en frappant le sol. Il existe un moyen tout simple pour vérifier si la longueur est adaptée : la corde complètement tendue doit atteindre les aisselles. Si ce n’est pas le cas, il ne vous reste plus qu’à faire des petits nœuds pour remédier au « problème ». Ce ne sera donc jamais irrémédiable, à condition que vous ayez choisi une corde suffisamment longue. Si elle l’est trop, elle pourra toujours être réajustée alors que si elle est trop courte, il n’y a plus rien à faire !

Sauter à la corde peut sembler être un jeu d’enfant (qui n’y a jamais joué à la cour de récré ? 🙂 ) alors que cela nécessite un peu d’entraînement. Si vous appréhendez le fait de sauter, je vous conseille de commencer sans corde. Pendant une minute, sautez à pieds joints en essayant de ne pas vous arrêter, tout en mimant la corde et la rotation des poignets. Lorsque vous vous sentez prêtes, faîtes le même exercice avec la corde. Si la fatigue devient trop importante, reposez la et refaites l’exercice en mimant de nouveau la corde. Dès le début, je n’ai pas eu de mal à sauter à la corde mais j’ai eu des difficultés à ne pas m’arrêter pendant les 5 à 7 minutes d’entraînement. Depuis 3 semaines que je pratique, je remarque que je suis plus à l’aise et m’arrête beaucoup moins souvent.

J’en fais en moyenne 2 à 3 fois par semaine pour m’échauffer avant une séance de running. Pour le moment, je suis surtout une routine d’entraînement appelé « Warm Up ». Il s’agit d’un échauffement de 10 minutes qui me permet de me « mettre en jambes » rapidement et de faire monter la température du corps (c’est top l’hiver !). Quand je me sens vraiment en forme, je pousse l’entraînement jusqu’à 15 minutes. Une fois l’échauffement terminé, je commence quasi immédiatement ma séance de running (le temps de poser la corde dans le garage et de m’hydrater). Mon prochain petit challenge sera d’intégrer mes sauts à la corde dans des séances de renforcement musculaire. J’en fais avec un Swiss Ball, seulement au poids du corps ou en m’aidant du mobilier urbain situé dans le parc juste en face de chez moi (et au Body Pump en salle) mais je n’en ai encore jamais fait avec une corde à sauter.  A suivre … 😉

* Il est fortement déconseillé de sauter à la corde si vous souffrez de problèmes au niveau des lombaires, des articulations ou si vous êtes exposées à des risques cardiaques.

Les couples de séries les plus mal assortis

N’importe quel adepte de séries s’attache à certains couples et n’en porte pas d’autres dans son cœur. Tous les goûts étant dans la nature, nous ne serons pas toujours forcément d’accord concernant ma sélection des couples les plus improbables du paysage des séries américaines. En revanche, on ne peut pas tous les aimer, surtout quand un personnage que l’on apprécie vit plusieurs histoires d’amour au fil des saisons. Je m’accroche alors à des détails qui font que j’ai décidé de ne pas aimer ces couples-là : il/elle s’est mis avec un personnage que je n’aime pas, leur histoire est trop compliquée, le couple qu’il/elle formait avant avec un(e) tel(le) ou un(e) tel(le) était plus attachant … Les scénaristes peuvent aussi parfois avoir des idées saugrenues qui font que je me retiens à grand-peine de me mettre à genoux devant la télévision en criant « Pourquoi ?! » (vous serez prévenues que je suis quelqu’un de passionné 🙂 ).

Je vais maintenant vous présenter les couples que je n’aime pas et vous expliquer les raisons pour lesquelles je n’ai vraiment pas accroché.

1/ Joey & Dawson (Dawson)

Dans la Série DAWSON

Je commence par ce couple parce que même des années après l’arrêt de la série, je ne le supporte toujours pas. S’il y en a bien un que l’on pourrait qualifier de « gnian-gnian », c’est bien celui-ci ! Je n’apprécie déjà pas particulièrement les deux personnages mais en couple, c’est encore pire : entre une histoire d’amour qui n’en finit pas ( AU SECOURS ! ), les crises de jalousie et les comportements enfantins, j’avais hâte que les scénaristes renoncent définitivement à unir ces deux ados exaspérants d’immaturité. Je n’ai aussi trouvé aucune alchimie entre Joey et Dawson. Ils sont meilleurs amis et ne sont pas faits pour être amants. A la fin de la saison 6, Joey finira par retomber dans les bras de Pacey ( tu es sûre ?! … parce qu’il t’a fallu des années pour te décider !) et la série est sauvée du désastre.

2/ Barney & Robin (How I Met your Mother)

J’aimais bien ce couple jusqu’à ce qu’il devienne tout simplement … grotesque. La fin atteint le paroxysme de l’absurdité puisqu’une saison entière est consacrée à la préparation de leur mariage comme si c’était LE couple phare de la série pour finalement divorcer et devenir presque antipathiques. Barney et Robin n’étaient pas faits pour être ensemble : Robin a un comportement plus adulte que Barney qui conservera jusqu’à la fin de la série, un côté très immature.

3/ Buffy & Riley (Buffy contre les vampires)

Ils étaient bien assortis physiquement mais leur histoire n’avait aucune chance de durer. Buffy ne s’était pas encore remise du départ d’Angel et a fait en sorte à ce que sa liaison avec Riley ne soit finalement qu’une « histoire de transition ». Seulement, Buffy ne s’en rendait pas compte et c’est pour cette raison que leur histoire fonctionnait plutôt bien dans la saison 4, surtout qu’elle avait besoin de lui pour vaincre Adam. Au début de la saison 5, Riley a pris conscience que Buffy ne l’aimait pas aussi sincèrement qu’il le pensait et le couple a fini par se séparer. Ce ne sera pas non plus le plus marquant de la série.

4/ Aria & Ezra (Pretty Little Liars)

Dans une série comme Pretty Little Liars, qui dit plusieurs héroïnes principales dit forcément beaux garçons. De nombreux couples se sont donc formés mais tous n’ont pas résisté au fil des saisons. Parmi les couples qui durent, Aria et Ezra vivent sans doute l’histoire d’amour la plus compliquée de la série mais on se doute aussi qu’une liaison entre un professeur et son étudiante ne peut qu’être semée d’embûches. On peut comprendre qu’Aria soit attirée par le côté interdit de leur histoire mais je reconnais que je me suis lassée du fait qu’elle est consciente qu’ils n’ont pas le droit d’être ensemble tout en le suppliant de ne pas la quitter. Les scénaristes n’ont pas fait preuve de beaucoup d’imagination pour donner plus de piment à la liaison entre Aria et Ezra car les rebondissements ne se renouvelant pas, le couple en devient très agaçant.

5/ Joey  & Rachel (Friends) 

Les scénaristes ont tout simplement craqué en donnant naissance au couple de série le plus mal assorti de tous les temps. Il n’y a aucune alchimie entre Joey et Rachel et leur histoire est particulièrement mal amenée. C’est tout simplement un désastre et une honte d’avoir imaginé que cette liaison pouvait être une bonne idée. On sait depuis le début de la série que Ross et Rachel sont faits pour être ensemble et que Joey sera encore et toujours un coureur de jupons invétéré. Heureusement que les scénaristes sont revenus sur leur choix assez rapidement …

6/ Booth & Brennan (Bones)

Au départ, je trouvais leur relation amusante avant qu’elle ne tourne franchement en rond. Seulement, on n’avait pas encore tout vu puisqu’Emily Deschanel est tombée enceinte et que pour intégrer sa grossesse au scénario, Booth et Brennan ont couché ensemble pour donner naissance à une ravissante petite fille. Après avoir joué au chat et à la souris pendant longtemps, ils deviennent finalement heureux parents. Je suis navrée mais je n’y crois pas.

7/ Jamie & Cersei (Game Of Thrones)

Il est difficile de trouver follement romantique un frère et une sœur qui copulent tout en considérant cette union parfaitement normale. La monstruosité de leur relation va aussi engendrer l’incarnation même de la perfidie (Joffrey !). Qui peut aimer ce couple, à moins d’être dérangé ?

8/ Carrie & Aidan (Sex and the City)

J’aime beaucoup cette série mais parmi tous les petits amis que Carrie a eu, je trouve qu’Aidan est le pire. Tous deux sont très mal assortis. Physiquement, ils ne vont déjà pas bien ensemble mais ils sont surtout complètement opposés : Aidan est un personnage routinier, qui ne prête pas attention à sa tenue vestimentaire et préfère rester à la maison plutôt que de sortir s’amuser alors que Carrie est terriblement chic et adore profiter de la vie. On connaît le diction disant que les opposés s’attirent mais il y a tout de même des limites.

Il existe d’autres couples mal assortis et d’autres se formeront avec le temps mais heureusement, ils ne nous empêchent pas de regarder des séries et de les apprécier.

Quels couples de séries n’aimez-vous pas ?

La pleine conscience au quotidien

M’asseoir, plaid moelleux jeté sur les épaules, coussin sur mes jambes repliées en position de lotus et mains délicatement posées dessus. Inspirer, expirer, recommencer et me reconnecter au moment présent l’espace de 5 à 10 minutes. Cela fait désormais 7 mois que je me suis lancée dans la méditation, après en avoir acquis les bases au cours de mes séances de sophrologie. Le concept est simple sur le papier alors que la plus grande difficulté que j’ai rencontrée (et qui réapparaît encore quelquefois) a été de passer d’une pratique en pointillés (j’avais tendance à ne plus méditer les jours où « tout allait bien ») à une pratique régulière puis quotidienne. Il est aussi éprouvant de s’asseoir et de simplement se reconnecter à soi, en se focalisant uniquement sur sa respiration et ses sensations, surtout lorsque celles-ci sont négatives. C’est probablement ce que la pleine conscience a de plus effrayant car il est difficile d’affronter ce que l’on essaie d’ignorer, de refouler ce stress qui nous agace depuis quelque temps, de se confronter à l’écart entre la personne que l’on voudrait être et celle que l’on est le plus souvent.

Je souhaite aujourd’hui partager avec vous les moments où méditer a l’impact le plus positif sur moi ainsi que tous les petits gestes du quotidien dans lesquels on peut, même l’espace de quelques minutes, être à l’écoute du va et vient de l’air qui gonfle nos poumons, infuser un peu de pleine conscience pour faire retomber la pression ou tout simplement profiter un peu mieux de l’instant présent. On n’a pas besoin du cours de méditation du mardi soir pour lâcher prise car la pleine conscience se glisse un peu partout dans le quotidien. Si elle est pratiquée jour après jour, elle peut devenir une alliée de choix pour ne pas se laisser submerger par une situation délicate, profiter d’un moment que l’on souhaiterait savourer et ralentir notre quotidien effréné pour revenir au centre.

J’ai récemment été obligée de prendre une décision très importante dans le cadre professionnel. Ma direction m’avait promis (sans que rien n’ait été toutefois signé) que mon contrat se prolongerait jusqu’à avril 2017 et à trois semaines de la fin de mon contrat actuel, j’ai été convoquée pour apprendre que ce ne sera finalement pas possible en raison d’un important déficit budgétaire. J’ai pris une sacrée douche froide ! Je m’étais tellement investie pendant un an et demi au sein de cette entreprise ! J’aimais aussi beaucoup mon travail et la plupart des collègues avec lesquels j’avais crée bon nombre de projets collectifs. J’étais effondrée. On m’a toutefois fait une proposition qui me permettrait de rester dans le réseau mais après avoir analysé la situation dans tous les sens et recueilli le ressenti des collègues qui sont déjà sur le terrain, j’ai préféré décliner l’offre. Ce fut un choix difficile mais quel est le rapport avec la pleine conscience ? Après avoir passé le début de soirée à pleurer, je me suis installée sur le canapé pour « faire le vide dans ma tête » pendant 25 minutes (je n’avais encore jamais médité aussi longtemps). J’en suis ressortie apaisée car je sentais que j’avais la « bonne solution ». Après en avoir parlé longuement avec mon conjoint, mon choix s’est confirmé comme une évidence.

Cette histoire est encore très récente, je suis parfois encore submergée par l’émotion mais je suis certaine d’avoir choisi la solution qui me convenait, même si replonger dans les candidatures spontanées ne m’enchante pas le moins du monde. Après avoir passé un an et demi à soutenir des personnes en recherche d’emploi, je me retrouverai de l’autre côté de la barrière à partir du mois prochain (quelle ironie … !). La vie peut sembler triste mais j’essaie de voir mon départ comme une opportunité. Je consacrerai un article à ce sujet car même s’il a un lien étroit avec la méditation, je préfère toutefois me focaliser aujourd’hui sur la pleine conscience au quotidien. Je trouve que certains moments de la journée sont idéaux pour renforcer ses bienfaits mais cela reste avant tout une affaire personnelle.

  • En marchant 

Quand je prends les transports en commun, je préfère m’arrêter deux stations avant pour marcher que de continuer en tramway ou en bus. C’est aussi le moment que je préfère pour méditer. Je profite de mes trajets à pied pour me recentrer, être à l’écoute de ma respiration, de mon environnement et cela me détend à chaque fois.  Je suis passionnée de randonnées en montagne et être en contact de la nature est ce qui m’apaise le plus. La ville a ses avantages mais je reconnais que je ne pourrai plus vivre entourée de bitume ( ça a été le cas pendant trop longtemps !) et engloutie en permanence par le stress citadin (et encore, je ne vis pas à Paris !).

  • Au travail 

Je profite des rares temps creux pour me recentrer. Il m’arrive même de fermer les yeux quelques instants pour « faire le vide » avant de me reconnecter à mes obligations. Je suis en permanence sollicitée par les demandeurs d’emploi qui viennent sans rendez-vous, les appels téléphoniques, les collègues …  et ressens souvent le besoin de me déconnecter des petits tracas du boulot.

  • En cuisinant

La cuisine a toujours été synonyme de détente pour moi. Je n’ai pas un gros appétit, ne suis pas spécialement gourmande de mets sucrés et pourtant, j’aime beaucoup me mettre derrière les fourneaux pour créer et faire plaisir à ceux que j’aime. Je pense aussi que je pratiquais la pleine conscience sans le savoir car cuisiner demande de respecter et d’être attentif à chaque étape. Je savoure le mélange des odeurs, des couleurs et me sens détendue.

  • En faisant du sport

Je pratique entre 5 à 8 heures de sport par semaine en ne prenant en compte que les heures consacrées au fitness et à la course à pied. Quand le temps s’y prête, je pars souvent faire une randonnée en montagne avec mon chéri. En été, on y part la journée. Pendant les cours collectifs de fitness, la musique est trop forte et l’ambiance trop « agitée » pour que cet environnement se prête à la pratique de la pleine conscience (excepté le Body Balance). En revanche, j’y parviens sans mal en courant, ce qui est assez logique puisqu’en pratiquant la course à pied, on se concentre sur sa respiration, ses foulées et la position de son corps. J’ai appris à adapter mes efforts et à suivre le rythme de mon corps plutôt que celui de ma tête (cela ne s’est pas fait en un jour). J’ai vite remarqué que pendant une séance de running, je ne me laissais (presque) jamais envahir par des pensées négatives. Je me déconnecte des tracas du quotidien pour me projeter dans ce que j’aimerais faire : nos prochaines vacances en amoureux, la randonnée que j’attends de faire depuis quelques semaines … Ces pensées surviennent naturellement et je me rends compte aussi que plus je cours longtemps et plus mon enthousiasme grandit (vive les endorphines ! 🙂 ). C’est ce que les médecins nomment l’ivresse du coureur de fond. Elle ne se manifeste pas à chaque séance car il y a des moments où notre corps est plus fatigué mais plus on pratique la course à pied, plus on a de chances de profiter des bienfaits des hormones du bonheur.

  • Sous la douche

Je ne peux pas me passer de la douche au réveil. Je me relaxe avant de plonger dans l’effervescence de la journée de travail avec des textures et des parfums agréables.

  • En cas de conflit

Je vis dans un environnement calme alors que celui de mon travail ne l’est pas toujours. Les demandeurs d’emploi arrivent parfois dans nos bureaux en étant déjà sur les nerfs et on sait que dans ces cas-là, il en faut très peu pour déclencher l’agressivité voire le conflit. Souffler avant de se plonger dans une discussion qui peut être houleuse est nécessaire pour ne pas prononcer des paroles qu’on pourrait regretter et cette astuce est valable dans la vie de tous les jours. J’ai aussi mis du temps avant de prendre du recul en me disant que la personne en face de moi ne m’en voulait pas personnellement. Les demandeurs d’emploi en veulent généralement au système. On a beau être en désaccord mais si chacun se sent écouté, le conflit s’amenuise assez rapidement.

Est-ce que vous pratiquez la pleine conscience au quotidien ?

Rome en 10 clichés

La vie est belle à Rome et il suffit d’un coup d’œil sur la ville, du haut du Capitole, pour saisir les différents visages de cette métropole méditerranéenne et en retracer l’histoire. Les rues de la Ville Éternelle sont aussi bordées de palais aux cours ombragées et aux terrasses fleuries, de cafés et de trattorie animés, où au milieu des habitants, évoluent le monde des touristes ( il y en a vraiment beaucoup en été, ce n’est pas un mythe !) et celui de la politique, de l’art et du cinéma (qui, à Rome, a sa propre capitale à Cinecitta, le Hollywood italien). Seulement, ce sont dans les quartiers comme Saint-Laurent ou le Trastevere, sur les places et les marchés que nous nous immergeons dans le mode de vie des Romains. J’ai visité Rome pour la première fois l’été dernier et j’ai tellement aimé cette ville que j’ai sélectionné pour vous 10 clichés des endroits et monuments que j’ai préférés et qui s’inscrivent aussi dans l’imaginaire collectif. Il m’a d’ailleurs été difficile de n’en sélectionner que ce nombre 🙂

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  • Le Colisée

Certains monuments ont une telle réputation qu’on s’attend forcément à voir quelque chose de grandiose et le Colisée est effectivement LE lieu incontournable à ne surtout pas manquer lors d’un séjour à Rome (peu importe sa durée). Il est magnifique et imposant parce qu’il est tout simplement le plus grand amphithéâtre jamais construit dans la Ville Éternelle. Érigé à l’époque de la dynastie des Flaviens, il symbolisait la gloire de Rome et était appelé Amphiteatrum Flavium. Le nom de Colisée lui a seulement été attribué au Moyen-Age. A l’époque romaine, plusieurs genres de spectacles étaient donnés au Colisée : les combats entre gladiateurs, ceux avec des animaux féroces et les fameuses naumachies qui représentaient des batailles navales à l’intérieur des amphithéâtres. On ignore encore comment les Romains réussissaient à les remplir d’eau, même si des recherches récentes menées sur les fondations du Colisée ont permis de ramener au jour un système de canaux qui servaient certainement à acheminer l’eau dans l’arène et à l’en faire défluer. Le spectacle devait être vraiment impressionnant mais la Rome Antique ne se souciait guère des ses participants qui, en raison du caractère sanglant de ce genre d’événement, étaient souvent des condamnés à mort.

J’ai beaucoup appris pendant la visite guidée du Colisée car nous avons eu la chance de tomber sur une guide qui n’était pas avare en anecdotes et maîtrisait parfaitement le français. En revanche, ce monument attirant une foule impressionnante de touristes, je vous conseille vivement de vous procurer le Roma Pass qui vous permettra de ne pas attendre pendant deux heures. Croyez-moi, le Colisée est LE rendez-vous à ne pas manquer ! 😉

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  • Le forum romain

Je reconnais que je suis passionnée par les civilisations antiques mais il n’est pas nécessaire d’être adepte de l’époque des empereurs romains et des vieilles pierres pour être impressionné par le forum romain. Il n’y a certes plus grand-chose (c’est un peu la caractéristique principale des ruines 😉 ) mais c’est justement l’occasion de laisser jouer son imagination. A l’époque d’Auguste, il avait atteint une telle dimension qu’il est devenu le centre principal de la vie civile, religieuse et commerciale de Rome. Il a subi quelques invasions avant de tomber complètement dans l’oubli dans les siècles suivants. Ce n’est qu’au début du XIXème siècle que ces campagnes de fouilles ont été entrepris pour dévoiler les ruines du forum romain et restituer leurs précieux témoignages. Je vous conseille d’ailleurs de vous munir d’un guide pour vous repérer et mieux comprendre ce que vous regardez. Le forum est un ensemble de ruines à ciel ouvert assez impressionnant et il est difficile d’identifier les monuments qui le composaient sans se référer à un guide.

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  • Le Panthéon

Le Panthéon de Rome est l’un des plus extraordinaires monuments de l’Antiquité romaine en raison de son excellent état de conservation et de son architecture remarquable qui a servi de modèle à de nombreux édifices néoclassiques de par le monde (le Panthéon de Paris en est un exemple). Nous ne pouvons d’ailleurs qu’être impressionnés par son imposante coupole qui l’a rendu si célèbre. A l’époque de la Rome antique, ce monument a servi de temple voué au culte de tous les dieux. La Renaissance en a fait un tombeau avant qu’il ne devienne une église à l’heure actuelle.

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  • Le château Saint-Ange

je n’en avais jamais entendu parler avant de venir à Rome alors que ce monument est une merveille. Il s’agit d’un château-fort massif qui situé à côté du Tibre, était à l’origine le mausolée de l’empereur Hadrien. Il est ensuite devenu prison d’état jusqu’en 1901 avant d’être aménagé comme forteresse. L’intérieur du monument et la vue extérieure depuis les berges du Tibre valent vraiment le coup d’œil.

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  • Le parc de la villa Borghese

La parc paysager de la villa Borghèse est une sorte de Central Park romain et c’est dans cet endroit idyllique que nous avons choisi de le visiter en courant. En tant qu’adeptes du running, c’était pour nous le lieu idéal mais c’est aussi très agréable d’y flâner en amoureux. Hors de question de courir comme à notre habitude, à 12 km/h. On a plus trottiné que couru pour bien profiter des lieux. Je peux vous assurer que nous n’avons pas été déçus 🙂 Le parc est célèbre pour son jardin du lac. Sur l’îlot au milieu du lac artificiel se détache un petit temple, connu sous le nom de temple d’Esculape. En continuant le parcours le long des belles allées, on arrive à la place de Sienne, imaginée en forme d’amphithéâtre accueillant en mai la plus grande manifestation équestre de Rome. On a aussi dégusté les meilleurs smoothies que j’ai goûtés au Cinecaffé. Il est situé juste en face de la Casa del cinema qui propose des projections de documentaires, court-métrages, films indépendants et classiques d’art et d’essai en plein air. Notre seul regret ? Ne pas avoir pu visiter la villa Borghèse. On ne savait pas qu’il était indispensable de réserver longtemps à l’avance.

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  • Le Trastevere

Il est sans aucun doute l’un des quartiers les plus beaux et les plus animés de Rome. J’ai adoré ses ruelles colorées et son cadre pittoresque caractérisé par la splendide église Sainte-Marie de Trastevere, ses trattorie, pubs, petits commerces et marchés. Le quartier est aussi très sympa à visiter en soirée lorsque les marchands ambulants s’installent et que les bars débordent dans la rue. Depuis le Janicule, il est aussi possible de profiter d’une vue panoramique de Rome.

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  • La vue sur le Vatican depuis la basilique Saint-Pierre

Saviez-vous qu’il était possible de monter au sommet de la basilique ? Il n’y a pas meilleure récompense que cette vue sur Rome avec en prime, la possibilité d’admirer la structure de la place Saint-Pierre. Elle est d’ailleurs érigée en partie sur un cirque antique dont il reste un témoignage, l’obélisque Vatican, transporté ici en 37 ap.J-C d’Alexandrie d’Egypte.

  • La fontaine de Trévi

Elle était en rénovation l’été dernier et en raison de tous les échafaudages (cette photo n’a donc pas été prise avec mon appareil), nous n’avons pas pu admirer toute la beauté d’un des plus célèbres édifices romains immortalisé dans la Dolce Vita de Fellini. La fontaine représente Neptune dans un char en forme de coquillage tiré par des tritons et deux chevaux marins, l’un sauvage l’autre docile, qui symbolisent les humeurs de la mer. A cause des travaux, il était impossible aux touristes de suivre le fameux rite de la pièce de monnaie.

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  • La place Navone

La véritable attraction de cette place artistique est la fontaine des Quatre Fleuves (le Danube, le Gange, le Nil et le Rio de la Plata ), un chef d’oeuvre de Bernin qui a l’époque, lui a valu la protection du pape Innocent X. Les statues sont disposées autour d’un rocher au-dessus duquel se dresse un obélisque provenant du cirque de Maxence. Dans l’alignement de cette fontaine, on peut aussi admirer la fontaine du Maure et celle de Neptune. Non loin de là se trouve la pittoresque place Campo de’Fiori.

  • Le Capitole

Située sur l’une des sept collines de Rome, la place du Capitole a été le cœur religieux et politique de Rome. Son rôle politique a été conservé puisqu’il est devenu le siège gouvernemental de la ville. L’escalier est entouré des imposantes statues antiques de Castor et Polux et au centre de cette place majestueuse trône celle de Marc-Auréle qui a pendant longtemps été confondue avec celle de Constantin, le premier empereur chrétien. Cette confusion a tout de même permis à la statue d’échapper à la destruction. Je vous recommande aussi les musées du palais neuf et du palais des conservateurs qui abritent entre autres la statue mythique de la louve allaitant Romulus et Remus, les deux frères qui seraient à l’origine de la fondation de Rome (selon la mythologie bien sûr !).