[Coup de cœur] : Outlander (roman + série)

L’histoire d’Outlander a été un tel coup de cœur que je ressens souvent le besoin de me replonger dans son univers et c’est pour cette raison que j’avais aujourd’hui envie de vous expliquer pourquoi je l’aime autant. J’ai d’abord lu les romans avant de découvrir la série. Je procède généralement de cette manière pour ne pas gâcher le plaisir de la lecture. Je préfère ne pas connaître les rebondissements avant de me plonger dans un livre et j’aime aussi laisser libre cours à mon imagination. Je me fais ainsi ma propre idée sur les décors, le physique des personnages et reconnais que je suis souvent déçue par la façon dont les réalisateurs nous les représentent à l’écran.

J’ai presque toujours trouvé les adaptations cinématographiques moins puissantes que les livres dont elles s’inspirent mais dans le cas d’Outlander, j’ai été très admirative de la qualité de l’adaptation. Certains aspects de l’histoire ont été modifiés ou même totalement inventés pour renforcer le côté émotionnel voire « spectaculaire » de la série mais toutes ces entorses ont été pensées et construites dans un très grand respect pour l’ambiance, la personnalité des personnages et l’intrigue en elle-même.

Mon enthousiasme pour les romans et la série est immense et c’est la raison pour laquelle j’ai souhaité vous dresser les éléments qui ont fait de la saga Outlander, un des plus grands coups de cœur jamais ressentis jusqu’à présent.

  • L’histoire

Le premier tome a tenu toutes ses promesses. Je ne me suis pas encore plongée dans la lecture du deuxième mais cela ne saurait tarder. J’ai certes adoré l’histoire mais j’avais aussi besoin de faire une petite pause dans la saga Outlander. Les romans sont de véritables briques et n’envisageant pas de me lancer dans plusieurs lectures en même temps (j’étais bien obligée de le faire pendant mon cursus de lettres mais je n’ai jamais pris de plaisir à avoir la tête plongée dans différentes intrigues …),  j’ai alors décidé de découvrir d’autres récits. J’y ai vu aussi un moyen stratégique de ne pas risquer de me lasser. Je n’ai néanmoins pas quitté l’univers d’Outlander puisqu’à peine le livre terminé, je me suis jetée à corps perdu dans la saison 1.

En tout cas, que ce soit dans le roman ou la série, j’y ai retrouvé un certain nombre d’ingrédients auxquels je suis sensible : la romance, la dimension historique et l’aspect surnaturel. Etant passionnée d’histoire, j’ai adoré me plonger dans l’époque des Highlanders mais il n’est pas nécessaire d’attendre avec fébrilité la diffusion de « Secrets d’histoire » à la télévision pour apprécier l’histoire d’Outlander. En effet, Diana Gabaldon ne rentre pas dans les détails en ce qui concerne le volet historique de son roman. Le récit m’a transportée. J’ai voyagé. Vraiment. J’étais là-bas, dans les Highlands grâce à la plume descriptive de l’auteure. Chevauchant par monts et par vaux dans les vallées verdoyantes, partageant ma gamelle (et mon vin) avec les Mc Kenzie, faisant tout ce qui est en mon pouvoir pour aider, me faire accepter et tombant éperdument amoureuse du séduisant James Fraser.

  • L’Ecosse

Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours été attirée par ce pays. J’ai d’abord été fascinée par les châteaux que j’imaginais hantés par des fantômes torturés et même si j’ai toujours un faible pour cet imaginaire, j’ai ensuite été séduite par ses croyances, ses traditions et ses grandes étendues verdoyantes. J’aime cette nature sauvage car elle me renvoie aussi à la représentation que je me fais de la liberté. Dans le roman et la série, l’Ecosse est un personnage à part entière. La bande originale annonce déjà le ton et c’est bien simple : je décolle aux premières notes. Il me suffit de fermer les yeux pour être dans les Highlands. Si je ne craignais pas de m’en lasser, je l’écouterais sans doute en boucle.

  • Le couple Claire/Jamie

Claire pourrait être agaçante dans ses manières de monter (tout le temps) sur ses grands chevaux et en raison de son accent un peu snob dans la série mais je ne peux avant tout qu’admirer sa force et son courage. Elle est déjà peu commune pour une jeune femme des années 40. Sa lucidité et son caractère bien trempé contribuent fortement au fait qu’il est agréable de vivre l’histoire à travers ses yeux. Je remercie aussi infiniment les responsables du casting d’avoir choisi une beauté naturelle pour incarner le personnage de Claire. Elle correspond sûrement tout à fait à l’image que beaucoup de lectrices se faisaient de la jeune femme . Je n’aurais d’ailleurs pas supporté de voir une actrice répondant aux critères de beauté hollywoodiens, interpréter Claire à l’écran.

Jamie a une personnalité plus complexe et c’est cette caractéristique qui le rend particulièrement intéressant. Il peut être tantôt sensible, tantôt brutal, comme les hommes de son époque. Il ne ménage pas toujours sa bien-aimée (certains passages sont même plutôt durs) mais son côté rustre qui fait surface par moments ne le rend paradoxalement pas moins attachant. Il est très épris de Claire, le montre (même si ses preuves d’amour sont parfois maladroites) et se montre très touchant lors de leurs premiers ébats amoureux. On découvre qu’il n’a pas encore perdu sa virginité et cette révélation contraste avec l’allure virile du personnage. A ce propos, les lectrices l’imaginaient beau et musclé, le visage juvénile encadré par une tignasse rousse flamboyante. Il va alors de soi que Sam Heughan incarne à la perfection le personnage de Jamie.

J’affectionne les livres qui racontent des histoires d’amour, à condition que ces dernières ne basculent pas dans la niaiserie. Dans ce cas, je ne fais que soupirer tout au long de la lecture et suis même susceptible d’abandonner si je trouve que la romance manque trop de crédibilité. J’ai été séduite par l’évolution des sentiments du couple formé par Claire et Jamie. La jeune femme ne souhaite d’abord que retrouver son époque et le mari qu’elle ne connaît pas vraiment. La guerre les ayant éloignés géographiquement l’un de l’autre, Claire et Frank ne se redécouvrent que cinq ans plus tard. Elle finit par prendre conscience que ses sentiments pour lui ne sont pas assez forts et décide avec courage de rester dans une époque qui n’est pas la sienne, par amour pour Jamie. Le jeune homme a d’abord une attirance physique pour Claire. Cela peut d’ailleurs s’expliquer par le fait qu’il n’a jamais aimé auparavant. Il ne maîtrise pas encore les codes et sa naïveté trahit sa sincérité à plusieurs reprises. Diana Gabaldon prend le temps de développer les sentiments respectifs de ses personnages pour donner naissance à une belle histoire d’amour piquante et hors du commun. Claire et Jamie ne sont pas issus de la même époque et rien que cette caractéristique rend leur couple atypique. Leur romance est solide, les sentiments sont sincères et leur vie sexuelle ne manque pas de rebondissements. Certains passages du roman sont assez crus et la série n’est pas avare en parties de jambes en l’air. Leur histoire relève certes du fantastique mais les lecteurs y croient.

  • Des personnages secondaires pas si secondaires

L’intrigue pourrait être exclusivement centrée sur Claire et Jamie. Les personnages secondaires n’auraient alors que très peu de place dans le roman. Au contraire, Diana Gabaldon a pris soin de ne pas les négliger. Ils sont même très intéressants et contribuent au succès du roman et de la série. Ils sont d’ailleurs nombreux à graviter autour de Claire et Jamie. J’ai surtout été marquée par le caractère sadique et pervers de Jack Randall qui s’avère être l’ancêtre de Franck, le mari de Claire en 1945. Selon mes humeurs, je ne le trouvais pas très crédible. Un seul personnage ne pouvait pas être aussi sombre et torturé. Son homosexualité refoulée le poussant à commettre des actes d’une rare violence, j’estimais parfois que l’auteure en avait fait trop. Pourtant, Jack Randall représente à la perfection le grand méchant d’une saga romanesque, même s’il reste un peu trop stéréotypé à mon goût. Sans la présence d’un personnage doté d’une telle noirceur, le récit perdrait sûrement de sa saveur. Je pense aussi à Geillis, l’épouse volage du procureur qui cache bien son jeu ou encore Dougal, le chef de guerre qui dissimule tant de secrets. Rupert et Angus apportent également une dose d’humour bienvenue au sein du clan Mc Kenzie qui ne fait franchement pas rire tous les jours.

Qu’est-ce qui vous a fait craquer pour la saga Outlander ?

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