Moins de déchets dans ma salle de bain

J’avais pris la résolution en 2016 de réduire davantage les déchets dans ma salle de bain mais en réalité, cela fait déjà quelques années que je suis consciente du nombre incalculable de déchets générés par ma routine beauté. Il y a 3 ans, j’ai décidé d’adopter une routine plus minimaliste qui m’a finalement mieux convenue en termes de résultats, de praticité mais aussi de plaisir d’utilisation. Je n’ai pas la prétention d’écrire que je suis un modèle écologique car c’est malheureusement loin d’être le cas, même si j’essaie de contribuer (TRÈS modestement) à limiter les dégâts (alimentation bio et/ou achetée chez des producteurs locaux, déplacements à vélo ou en transports en commun …). Le partage de cette expérience pour réduire les déchets cosmétiques me tient vraiment à cœur puisque j’ai réalisé au fil du temps qu’il n’était pas si difficile d’améliorer un peu son empreinte écologique sans forcément se compliquer la vie et en faisant aussi parfois des économies. J’espère donc que cet article vous sera utile et que vous n’hésiterez pas également à partager vos idées et astuces sur le sujet.

Adieu … Surconsommation de cosmétiques

Bonjour … Minimalisme !

Je suis passée de « cosmétovore » à consommatrice raisonnée en l’espace de 3 ans car lorsque je compare mes tiroirs d’aujourd’hui à ceux d’il y a 4/5 ans, je prends pleinement conscience du chemin parcouru. En réalité, tout a basculé lorsque j’ai commencé à m’intéresser aux produits naturels et bio. Un jour, j’ai voulu faire l’état des lieux de ma salle de bain afin d’identifier quels produits « cracra » je souhaitais remplacer en priorité et honnêtement, je peux vous garantir que j’ai pris une sacrée claque quand j’ai dû faire face à la quantité incroyable de produits que j’avais accumulés depuis des années. Des produits que j’avais à peine utilisés, que je ne me rappelais pas toujours d’avoir achetés, parfois périmés … Il y en avait absolument de partout.  Un puissant sentiment de culpabilité a commencé à m’envahir et deux mots ont résonné dans ma tête face à ce constat exaspérant : PLUS JAMAIS !

A partir de ce moment, je suis devenue bien plus attentive à la quantité et à la qualité des produits de beauté que j’utilise. Aujourd’hui, leur nombre a considérablement diminué et je me contente du minimum, notamment en maquillage. Depuis 2013, je n’achète plus qu’un mascara, un crayon noir pour les yeux, une BB cream, une poudre de soleil et ma peau me dit merci ! Depuis que j’ai franchi le cap de l’adolescence, je n’ai pas eu à me plaindre d’irruptions de boutons mais je constate tout de même que ma peau ne souffre plus de petites imperfections. Adieu les rougeurs et les points noirs. Elle est plus nette et lumineuse qu’avant et la raison est simple. J’adorais tester de nouvelles choses, essayer des textures différentes mais ma peau n’avait pas le temps de s’habituer à une routine beauté.

Pendant longtemps, j’ai pensé que j’avais la peau grasse et n’ai donc acheté que des produits fabriqués pour lutter contre les inconvénients générés par ce type de peau. Quand une esthéticienne (compétente !) m’a révélée qu’elle était en réalité mixte, j’ai pris conscience que j’avais acheté pendant des années, des produits qui n’étaient pas adaptés. En craquant tout simplement sur ceux qui ont une texture agréable et sentent bons sans s’intéresser de plus près à leur composition, on peut réserver de désagréables surprises à notre peau qui n’en peut plus d’être le cobaye de nos caprices cosmétiques. Non seulement, je consomme beaucoup moins de cosmétiques qu’il y a 4 ans mais j’ai également perdu certaines de mes habitudes de cosmétovore. Changement le plus significatif : je ne fréquente plus aucune enseigne dédiée à la beauté « conventionnelle ». Cela fait plus d’un an que je n’ai pas remis les pieds chez Sephora, Douglas, Marionnaud et compagnie. Je ne me suis jamais forcée à ne plus y aller car tout s’est fait naturellement. Je n’en ressens tout simplement plus l’envie. Je me fournis donc dans les magasins bio et sur certaines boutiques en ligne.

Tout ces changements ont aussi soulagé mon porte-monnaie. Après calculs, j’ai estimé que je dépensais entre 100 et 200 euros chaque mois dans l’achat de cosmétiques. On peut dire que j’ai contribué à « engraisser » le chiffre d’affaires de Sephora et compagnie. J’ai honte d’avoir dépensé de manière aussi futile, surtout que j’étais encore étudiante à l’époque … J’ai quitté les bancs de l’IAE (réseau d’écoles de management rattaché à des universités d’économie et de gestion) en octobre 2013 et me suis rapidement rendue compte que ces changements avaient commencé au moment où je suis entrée dans la vie active (directement après avoir obtenu mon master). Il était devenu hors de question de claquer mon salaire dans l’achat compulsif de sérums soit-disant révolutionnaires alors que pendant plusieurs années, j’ai futilement dépensé l’argent que j’avais gagné en travaillant pendant les vacances scolaires et d’été . C’est ce qu’on appelle … la maturité.

Je ne juge pas les filles qui ne passent pas une semaine sans faire une petite virée chez Sephora parce que j’en ai fait partie. Je pense aussi que toutes ces enseignes savent s’y prendre pour nous faire toujours consommer davantage. Leur système est parfaitement rôdé à coups de bons plans à gogo et de codes promo. Aujourd’hui, je me considère comme étant « désintoxiquée » de ces magasins dans lesquels tout est fait pour que leurs clientes ne ressortent pas les mains vides. Je me suis tellement détachée de tout ce système que je ne sais même plus où se trouve ma collection de cartes de fidélité (elle doit traîner dans un de mes nombreux tiroirs). A côté de ces habitudes perdues, j’ai pris celle de consommer « moins » mais « mieux ».

Adieu … Gels douche en bouteille

Bonjour … Pains de savon ! 

A l’époque où je n’étais pas désintoxiquée à la surconsommation de cosmétiques, j’étais sensible aux jolis packagings des gels douches, à leurs noms toujours plus doux et à leurs promesses tout aussi alléchantes. Je ne voulais pas utiliser des savons en pain que je ne trouvais ni beaux, ni pratiques, ni hygiéniques. Pourtant, ils seraient une solution pour réduire notre utilisation de produits chimiques et les déchets dans nos salles de bain grâce à l’absence de contenant en plastique. Il faut ajouter beaucoup d’eau pour produire un savon liquide et qui dit eau, dit aussi climat propice à la prolifération des microbes et des bactéries. Les savons liquides nécessitent donc l’ajout de conservations chimiques pour se conserver dans le temps. En revanche, les savons en pain n’en ont pas besoin. Ces derniers ne contenant pas assez d’eau pour favoriser l’apparition des bactéries, ils sont alors plus hygiéniques que les savons liquides. A condition toutefois de veiller à ce que le savon ne trempe pas plusieurs jours dans l’eau.

Il ne faut pas non plus croire que la composition d’un savon en pain est toujours plus clean que celle d’un gel douche. Les fabricants industriels ont bien entendu les attentes des consommateurs qui veulent que leurs produits libèrent une mousse onctueuse et parfumée. Ils utilisent donc très souvent des détergents synthétiques comme le Sodium Lauryl Sulfate ou le Sodium Laureth Sulfate. Ces produits sont irritants pour la peau et sont même soupçonnés d’être cancérigènes ( on n’en a pas encore la preuve …). En tout cas, ils polluent la nature mais arrangent bien les fabricants en raison de leur coût très bas.

Certaines marques sont aussi très douées en marketing et à ce propos, Lush excelle en la matière (mais il y en a encore beaucoup d’autres …). Bien entendu, loin de moi l’idée de discréditer Lush car tout n’est pas à jeter chez eux. Leurs produits sont tous végétariens ( autrement dit, aucun produit Lush ne contient d’ingrédients qui ont nécessité la mort d’un animal) et ne sont jamais testés sur les animaux. En revanche, leur composition n’est pas aussi clean que ce qu’ils veulent nous faire croire. Il n’est pas nécessaire d’avoir un doctorat en chimie pour lire et comprendre que les fabricants ont eu recours à des ingrédients qui n’ont pas grand-chose de naturel. La marque garantit aussi que tous leurs produits sont fabriqués à la main mais j’ai un peu de mal à y croire en raison de la quantité astronomique de cosmétiques qu’ils vendent dans le monde. On ne connait personne qui a pu vérifier alors on se permet de garder le bénéfice du doute. En tout cas, pour avoir essayé le savon « Le miel et les abeilles » (un des best-sellers de Lush) pendant dix jours, j’ai pu constater qu’il avait bien desséché ma peau mais là, c’est quelque chose de personnel. Je suis sûre qu’il fonctionne bien sur d’autres personnes, même si sa compo n’est objectivement pas top.

En tant que grande consommatrice des savons surgras et habitant Uriage depuis bientôt 3 ans, je pourrais contribuer à faire vivre la marque qui a vu le jour dans ma ville mais après avoir découvert qu’ils n’étaient pas 100% naturels, je me suis permise de lui faire une infidélité. Pour les peaux sensibles qui ont besoin de nutrition et de délicatesse, je vous conseille plutôt les savons surgras saponifiés à froid. Depuis que j’utilise la marque Clémence & Vivien, ma peau est beaucoup plus douce qu’auparavant. Ajoutons à cela ses senteurs gourmandes et discrètes et le fait qu’ils se rincent très facilement : je suis conquise à 200%.

Adieu … Disques de coton jetables

Bonjour … Lingettes démaquillantes réutilisables !

Est-ce que vous voulez lire un constat édifiant ? Une femme utilise en moyenne plus de 2000 cotons jetables par an ! En plus de s’ajouter aux tonnes de déchets produits chaque année, la production de ces cotons est extrêmement gourmande en consommation d’eau, en sachant qu’il faut 5260 litres d’eau pour obtenir un unique kilo de coton et en prenant en considération que 25 millions de tonnes de coton sont produites chaque année dans le monde. En comparaison, l’utilisation de lingettes réutilisables permet de remplacer l’équivalent d’environ 6500 cotons jetables, sur plusieurs années.

Je n’ai testé que les lingettes démaquillantes de la marque Lamazuna. Elles me conviennent parfaitement dans la mesure où avec un peu d’eau, je parviens à me démaquiller sans peine. Je tiens néanmoins à préciser que mon maquillage de tous les jours est léger. Au début, elles ne sont pas très adaptées à l’application de lotions qu’elles ont tendance à trop absorber mais j’ai remarqué que cet inconvénient venait à disparaître à force de les laver. Pour conclure, je leur trouve tellement de qualités (douceur, efficacité …) que je ne suis près de racheter mes anciens disques de coton jetables.

Mon comportement de consommatrice a beaucoup changé au cours de ces trois dernières années mais je ne suis pas encore totalement convaincue ou emballée par certaines méthodes plus écologiques. Je suis par exemple consciente que les serviettes hygiéniques sont un vrai désastre pour la planète puisqu’une femme utilise en moyenne dans sa vie au moins 10 000 protections, qui finissent toutes à la poubelle. On les soupçonne aussi de contenir des pesticides et de déséquilibrer la flore vaginale. Les packs de tampons ne sont pas non plus LA solution idéale dans la mesure où ils ne sont franchement pas économiques. Je n’arrive pourtant pas à y renoncer au profit de la coupe menstruelle dont l’utilisation me fait un peu peur. Il y a aussi le côté particulier du vidage dans les toilettes, qui peut être plus ou moins pratique selon l’endroit où on se trouve. Sans oublier que ce n’est pas vraiment ragoûtant.

Je ne suis pas non plus convaincue par les déodorants solides qui ne conviennent pas à mon mode de vie sportif et par les dentifrices solides en raison de leur texture encore trop fragile. Ils ne sont également pas assez mentholés à mon goût mais c’est peut-être moi qui ne fais pas encore assez de concessions à ce sujet. Enfin, je n’ai testé que les shampoings solides de Lush qui, sans doute à cause du SLS  en masse, a tendance à irriter mon cuir chevelu qui produit alors plus de sébum. J’ai définitivement arrêté de les utiliser mais je ne compte pas m’en arrêter là en essayant d’autres marques plus fiables sur la qualité de leur composition.

Utilisez-vous certaines de ces alternatives plus écologiques ?
Seriez-vous prêtes à en essayer d’autres?

 

 

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