[Avis] : The Revenant, Alejandro Gonzales Inarritù

Je suis moi aussi allée voir le film qui permettra peut-être à Léo d’avoir un Oscar (il ne serait pas trop tôt !). Les cinéphiles croisent désormais les doigts pour qu’il ne reparte pas de la cérémonie les mains vides parce que disons-le, c’est le genre d’acteur qui constitue toujours une valeur sûre. Avant d’incarner le rôle de Jack Dawson qui a littéralement propulsé sa carrière au sommet, Leonardo Di Caprio avait déjà prouvé qu’il avait du talent en interprétant Roméo devant la caméra de Baz Luhrmann. Ce film est d’ailleurs assez étrange et burlesque pour mériter d’être vu mais il ne sera certainement pas le meilleur de sa carrière. La B.O est à couper le souffle mais « Romeo + Juliet » est réalisé comme un clip diffusé par MTV dans les années 90. Seulement, au fil du temps, les traits de son visage angélique se sont empâtés tandis que ses rôles ont gagné en profondeur et en complexité. Il a joué le connard de service dans « Le loup de Wall Street », le tortionnaire dans « Django Unchained », le séduisant et torturé Gatsby … Il sait tout faire mais on ne l’avait encore jamais vu en trappeur luttant pour survivre dans l’Ouest américain sauvage et hostile. Maintenant que c’est chose faite, voici le verdict …

« The Revenant » est une expérience cinématographique que je ne revivrai probablement pas cette année. Long de plus de 2h30 (j’espère que les fauteuils de votre salle de cinéma sont confortables !), on ne voit néanmoins pas le temps passé tant on est pris dans l’histoire et absorbé par les décors naturels époustouflants. Alejandro Gonzales Inarritù a fait de son petit dernier une merveille de maîtrise. Les scènes d’action, filmées au plus près, sont éprouvantes, notamment l’attaque des indiens en ouverture et celle de l’ours qui sont des moments de cinéma particulièrement forts. Je ne sais pas comment ils ont fait pour tourner cette séquence avec un animal si déchaîné mais le rendu est absolument bluffant. Le réalisateur a aussi eu recours aux sons naturels (la pluie, la neige, le vent soufflant dans les arbres …) pour apporter un peu de poésie à ce monde de brutes. La musique ne manque pas de sublimer les scènes d’action et d’émotion. Ce film est donc un bonheur de cinéphile.

Le scénario tient en haleine jusqu’au bout, jusqu’à l’accomplissement de la vengeance de Hugh Glass (Leonardo Di Caprio). Survivre dans l’environnement si hostile du Dakota du Nord n’est pas un but en soi pour le trappeur parce que résister à tant d’épreuves est la seule condition pour venger la mort de son fils. Glass a eu un enfant avec une indienne (qui a été assassinée sous ses yeux par l’ennemi) et a vécu suffisamment longtemps aux côtés des Pawnees pour éveiller l’hostilité de John Fitzgerald. En effet, ce dernier considère Glass comme un traître et son fils comme un sous-homme. Sa haine envers les Pawnees explique ainsi la raison pour laquelle il profite de l’extrême faiblesse (c’est le moins qu’on puisse dire !) de Glass pour éliminer son fils. Seulement, Hollywood s’est permis une certaine liberté sur la légende du célèbre trappeur. En effet, « The Revenant » s’est inspiré de la véritable histoire de Hugh Glass qui n’a cependant jamais eu de fils indien. Dans la réalité, la ténacité surhumaine de cet homme n’est pas vouée à une cause aussi héroïque. Il voulait « simplement » récupérer son précieux fusil, un Hawken de calibre 54 qui a été dérobé par John Fitzgerald. Le véritable John n’est ainsi pas si salaud que le personnage brillamment incarné par Tom Hardy. Que voulez-vous … Hollywood a voulu y laisser son empreinte (mais il faut admettre que le scénario original aurait certainement moins attiré les foules !).

On peut aussi se dire que la machine hollywoodienne a un peu trop sur-estimé la grande robustesse de Hugh Glass. Il survit aux attaques successives d’un ours féroce, aux températures extrêmes et dans des conditions d’hygiènes déplorables pour un homme aussi grièvement blessé. Les spectateurs sont impressionnés de voir le trappeur résister à tant d’épreuves, au risque parfois de ne pas trouver le scénario très crédible. Seulement, la véritable histoire de Hugh Glass est aussi spectaculaire et sanguinolente que la fiction réalisée par un Inarritù très inspiré (même si la magie d’Hollywood continue de s’en mêler puisque le trappeur n’aurait par exemple jamais fait de chute à cheval du haut d’une falaise pour échapper aux indiens avant d’éventrer le pauvre animal dans le seul but de survivre aux températures nocturnes extrêmes).

Le légende de Hugh Glass est donc comme toutes les autres puisqu’elle contient aussi sa part de fantasmes et d’interprétations. Inarritù a certes magnifié ou occulté certains faits pour des raisons scénaristiques mais « The Revenant » est un film qu’il faut pouvoir encaisser. Ce n’était pas le cas de ma voisine qui, malgré ses 50 printemps (d’après mes estimations), grinçait souvent des dents face à certaines séquences particulièrement violentes. Le film est radical parce qu’il va jusqu’au bout de son leitmotiv et le spectateur doit effectivement avoir le cœur bien accroché pour assister aux excès de violence qui filmés avec une certaine frontalité, nous ramène à ce que l’être humain a de plus primitif. « The Revenant » est à mes yeux un superbe mélange de brutalité et de poésie, porté par l’immense talent d’un Di Caprio qui vit son personnage. Si le film et son acteur principal repartaient sans un Oscar, je serais presque révoltée de l’apprendre.

FiveStars

Pourquoi j’aime lire ?

On me demande souvent pourquoi j’aime lire, comment je fais pour trouver le temps de me plonger dans un roman et aussi les raisons pour lesquelles je garde mes livres. Mes amis ne sont pas nombreux à aimer lire. Je ne les juge en aucun cas, chacun ses goûts, chacun ses passions mais j’avoue que leur manque d’intérêt pour la littérature a contribué à ce que je souhaite partager mon amour pour les livres sur mon blog et les raisons pour lesquelles ils tiennent une place aussi grande dans ma vie.

Depuis que j’ai su lire, j’ai dévoré les livres. J’avais à peine terminé un roman que je plongeais déjà dans l’intrigue d’un autre. Aussi longtemps que je me souvienne, il me semble que les premiers livres que j’ai adorés et collectionnés appartenaient à la série « Chair de poule ». « Le fantôme de l’auditorium », « Terreur sous l’évier » et « La maison des morts » ont laissé dans ma mémoire des souvenirs d’enfance impérissables. Je m’étais d’ailleurs précipitée sur la série (plus effrayante que les livres si vous voulez mon avis) qui a fait les choux gras de mes matinées d’enfance et que l’annonce récente d’un film Chair de Poule m’a réjoui au plus haut point (j’ai malheureusement eu tort de l’être).

Les aventures d’Alice Roy ont aussi bercé mon enfance. C’est ma mère qui m’a fait découvrir cette croustillante collection. Je me plongeais avec avidité dans chaque roman et attendais avec impatience que ma maman me ramène le suivant. Je me souviens tout particulièrement d' »Alice au manoir hanté » que j’ai lu une dizaine de fois, sans parvenir à me lasser. Je l’empruntais tellement souvent à la bibliothèque de l’école que mon institutrice de l’époque me l’avait offert à la fin de mon année de CM1. Je les considère comme mes premiers « polars » et ils ont sûrement contribué à me faire autant apprécier ce genre littéraire. Je me croyais imbattable sur cette série jusqu’à ce que je découvre récemment qu’Alice Roy était en réalité Nancy Drew dans la version originale et surtout que derrière Caroline Quine se cachait des auteurs différents (ça m’apprendra à être vaniteuse ! 😉 ).

A 13 ans, je me suis découvert une passion pour les romans de Stephen King qui, vous le savez peut-être déjà, est depuis cette époque mon auteur préféré. Je lisais presque exclusivement des livres de sa bibliographie jusqu’à ce que je m’ouvre trois ans plus tard à des genres littéraires très différents. En effet, je me souviens que c’est à partir de l’âge de 16 ans que j’ai commencé à sérieusement diversifier mes lectures. Depuis cette période, je lis (presque) de tout : des polars, des thrillers, des romans historiques, des romances, des BD …

Je ne cache pas que j’ai connu une panne de lecture, au cours de mes deux premières années à l’université, où mes (très) nombreuses lectures obligatoires m’avaient progressivement éloigné des livres. A cette époque, rien ne me faisait envie et je pouvais rester deux mois sans ouvrir un roman. Seulement, quand je retrouvais le goût de lire, c’était toujours avec le même plaisir. Il a fallu attendre que je sois en troisième année de licence pour considérer de nouveau la lecture comme une passion.

Aujourd’hui, à l’aube de la trentaine (ce n’est pas tout à fait juste puisque j’ai 27 ans …) et plongée dans le grand bain de la vie active depuis bientôt 3 ans, j’ai aussi trouvé dans la lecture le meilleur échappatoire qui soit. De nature très joviale, j’ai tendance à cacher mes émotions derrière un sourire omniprésent et beaucoup d’humour mais je ne parle jamais de mes petits tracas personnels. Quand je sens que je n’ai pas le moral, je rentre dans ma carapace. J’en conviens que ce n’est pas la meilleure solution mais je réagis depuis toujours de la sorte. En général, je m’évade en lisant. C’est ma façon d’oublier les soucis du quotidien. Je voyage sans bouger de mon canapé en faisant de belles rencontres. Je pleure, je ris, je tremble … je me sens vivante.

J’adore partir à l’aventure, dans des contrées qui existent en réalité ou en rêve et suis la plupart du temps admirative de l’imagination des auteurs qui « bâtissent » des univers qu’on n’aurait jamais pu imaginer. J.K Rowling m’a vraiment transportée avec les aventures de Harry Potter. J’ai beau fermer un livre et l’ouvrir de nouveau dans un autre lieu, je me trouve toujours dans un univers qu’un autre a crée pour moi. J’adapte aussi mes lectures en fonction de mes humeurs. Je peux m’embarquer dans une histoire sérieuse qui me fera réfléchir, une histoire drôle qui me donnera le sourire ou une intrigue policière qui me fera trembler.

Je suis connue dans ma famille pour être « celle qui aime lire » et je ne peux pas la contredire. Ma bibliothèque bien remplie peut même être un sujet de conversation. Certains m’ont demandé pourquoi je ne vendais pas les livres que j’avais déjà lus. C’est tout simplement inconcevable. Chaque livre est en quelque sorte « une partie de moi ». Il renferme souvent plein de souvenirs. Je me souviens du moment où je l’ai acheté, du lieu où je l’ai lu ( est-ce que j’étais dans mon salon ou dans le tramway ? Est-ce que c’était l’été ou l’hiver ?). Plus important encore, je me souviens des émotions que j’ai ressenties pendant la lecture, surtout que certains d’entre eux ont marqué ma vie. J’aime aussi regarder les couvertures des livres pour me rappeler les histoires en question et me remémorer toute une série de souvenirs. Ce sont peut-être pour ces raisons que je ne me décide pas à lire des livres numériques … En tout cas, m’en « débarrasser » s’apparenterait à une trahison.

J’aime tellement les livres que j’ai souhaité pendant très longtemps devenir professeur de français pour transmettre mon amour de la littérature. Je m’étais donc engagée dans des études de lettres modernes mais ayant changé de projet en cours de route, je me suis réorientée dans un domaine qui n’a pas de rapport (de près ou de loin) avec les livres. Seulement, ma passion ne s’est pas envolée avec le temps. Elle n’a même jamais été aussi puissante que depuis je suis entrée dans la vie active.

J’espère que cette petite parenthèse vous aura plu. N’hésitez pas à nous expliquer les raisons pour lesquelles vous aimez (ou détestez) la lecture 🙂

American Horror Story : Mon avis sur la saison 3

American Horror Story Coven

Si vous avez prévu de regarder la saison 3 , je vous déconseille de poursuivre la lecture de l’article car ce dernier comporte quelques spoilers qui risquent de vous gâcher le plaisir de découvrir ce qui se trame dans l’Ecole de sorcellerie de madame Robichaux 😉

Un esclave enchaîné et frappé jusqu’au sang se voit enfoncer sur sa tête celle d’un taureau décapité pour avoir eu une liaison avec une des filles de la cruelle madame Lalaurie. La première séquence de la saison 3 ne met pas particulièrement à l’aise mais si vous êtes une âme sensible, ne croyez surtout pas que vous vous ferez de grandes frayeurs. Les scénaristes d’American Horror Story ont choisi d’immiscer quelques scènes un peu sanglantes pour continuer de porter fièrement le label de « série d’horreur ».

Après la maison hantée et l’hôpital psychiatre abandonné, la saison 3 pose ses valises dans une chic maison de maître de la Nouvelle-Orléans en choisissant pour thème la sorcellerie, soit l’un des thèmes les moins horrifiques qui soit. Honnêtement, qui a déjà tremblé devant un film de sorcières ? Je vous invite à ne pas me citer « Le projet Blair Witch », sous peine d’entendre quelques pouffements de rire. Je ne critique pas ce film dont on avait loué l’inventivité (le found-footage) et son pouvoir de suggestion à peu de frais mais en ce qui me concerne, il n’a pas été à l’origine de nuits blanches. Pour revenir à la saison 3 d’American Horror Story, j’ai trouvé que son scénario n’avait pas été à la hauteur des précédents. Le générique annonçait pourtant une intrigue bien prometteuse mais on ne retrouve pas vraiment de traces de son ambiance sinistre dans les épisodes. De plus, les pouvoirs des sorcières ressemblent davantage à des pouvoirs de super héros qu’à de la sorcellerie. Leurs dons sont tellement immenses que tout paraît trop facile pour elles (et pour le spectateur qui peut reprocher aux scénaristes d’avoir choisi la facilité).

American-Horror-Story-saison-3-cast

On ne peut pas dire que le thème de la sorcellerie a l’habitude de faire trembler les chaumières habituées aux films d’horreur. Les scénaristes d’American Horror Story semblent le confirmer en faisant en sorte que les sorts remplacent un peu trop les guns et en ridiculisant des tueurs de sorcières trop peu crédibles pour être menaçants. Leur présence n’a donc pas grand intérêt.  Quant à la guerre des clans de sorcières ainsi que la guerre de succession au sein de l’école (une sorte de Poudlard aux allures bon chic bon genre qui enseigne une magie bien différente de celle transmise par les professeurs Mc Gonagall, Rogue & Co.), elles prennent trop le pas sur l’aspect purement horrifique. Je suis aussi terriblement déçue que la Nouvelle-Orléans (cet état américain que je rêve tant de visiter) ne soit pas un personnage à part entière. Ses légendes et traditions ne sont finalement qu’une toile de fond. Les scénaristes ont préféré mélanger et exploiter les mythes de Frankenstein et d’Osiris à travers un jeune homme « reconstitué » et ressuscité, suite à un accident mortel en autobus. Evan Peters qui avait jusqu’à présent réalisé un sans faute, ne rend pas son personnage très convaincant. Je l’ai trouvé trop « humain », pas assez monstrueux. Que penser aussi des autres personnages ? Les pensionnaires de l’Ecole de madame Robichaux font pâle figure face aux méchantes de la saison qui ne manquent ni d’ingéniosité ni de machiavélisme pour tenter de se détruire. Seule l’excentrique Misty tire tant bien que mal son épingle du jeu.

Mon avis ressemble à un portait au vitriol d’un scénario qui semble multiplier les faiblesses mais je serais de mauvaise foi si j’écrivais que cette saison n’a pas été pour moi qu’un lot de déceptions. Contrairement aux saisons précédentes, American Horror Story compense ses lacunes par la richesse du thème de la sorcellerie, en montrant toute l’étendue de cette culture, qu’il s’agisse de la sorcellerie classique ou vaudou. La saison 3 fait aussi référence à l’affaire criminelle du tueur à la hâche qui sévissait dans la Nouvelle-Orléans des années 30, et à des personnages qui ont réellement existé. Marie Laveau était bien une prêtresse vaudou d’origine créole et la cruauté de Delphine Lalaurie n’a rien à envier à son personnage de fiction. La saison 3 est ainsi mieux documentée que les précédentes.

Elle n’a aussi qu’une seule et même intrigue, contrairement aux autres qui avaient tendance à « s’éparpiller » (à prendre au sens mélioratif du terme !) sur différents thèmes. Cette saison se centre sur l’Ecole de madame Robichaux, tenue par la jeune Cordelia Fox qui s’est donnée pour mission d’aider ses élèves à maîtriser leurs pouvoirs. Néanmoins, la venue de sa mère, Fiona Goode, va venir perturber le quotidien de l’Ecole. Cette dernière qui est actuellement la Suprême (la chef du clan qui détient tous les dons) sent ses pouvoirs diminuer avec l’arrivée imminente de son successeur. Fiona est convaincue que la Nouvelle Suprême se trouve parmi elles et mènera son enquête afin de l’identifier et de l’éliminer. En effet, Fiona est prête à tout pour conserver ses immenses pouvoirs et avoir la jeunesse éternelle. On ne connaîtra naturellement le nom de la Nouvelle Suprême qu’à la fin de la saison.

Jessica Lange incarne une fois de plus à merveille son rôle de garce machiavélique et égocentrique et sa justesse d’interprétation nous offre des séquences poignantes sur l’horreur de la maladie (représentée ici par le cancer) et la peur de la mort. J’ai aussi été ravie de revoir l’imposante Kathy Bates, qui en ayant connu de grandes heures de gloire en jouant dans Misery et Dolores Claiborne, excelle dans son rôle de riche tortionnaire. La magie vaudou a aussi le mérite de nous offrir les seules scènes horrifiques de la saison, en faisant revenir les morts à la vie. La saison 3 réserve donc de grands moments mais son scénario n’atteint pas les sommets escomptés. Après un début prometteur, il manque presque autant de rythme qu’un encéphalogramme plat (je suis un peu dure mais que voulez-vous, c’est mon ressenti « à froid »…) avant de nous offrir des rebondissements dignes de ce nom. J’ai trépigné de joie en assistant aux épreuves que doivent surmonter les sorcières pour identifier qui détient les compétences pour être promue Nouvelle Suprême. Télékinésie, téléportation, résurrection, tout y passe. On découvre aussi des révélations amusantes lors de ces épreuves. Enfin de l’action ! En tout cas, j’espère que la saison 4 saura davantage me convaincre car celle-ci laissera planer dans ma mémoire comme un parfum de déception.

 

Récupération : techniques et astuces

Le froid et le mauvais temps sévissent encore et la motivation connaît plus de hauts et de bas que le reste de l’année. Chaque année, je profite de cette période creuse pour prendre soin de moi mais cela ne signifie pas que j’arrête de m’entraîner. Je continue toujours de donner ce que je peux, en essayant d’être un peu plus à l’écoute de mes besoins. Si j’ai envie de me reposer, je ne culpabilise pas à l’idée de rester au chaud chez moi, enroulée dans un plaid avec une tasse de thé et un roman pour me tenir compagnie 🙂

On l’oublie trop souvent mais la récupération fait partie de l’entraînement et améliore aussi la performance. L’organisme accumule des perturbations biologiques plus ou moins importantes, selon l’intensité et la durée de l’effort, qui nécessitent un certain temps pour que les articulations, muscles et tendons se régénèrent. Si le temps de récupération n’est pas suffisant, la fatigue peut s’accumuler au point d’engendrer parfois ce qu’on appelle le « surentraînement ». Les risques de blessures deviendront alors considérablement accrues si nous ne réagissons pas aux signaux d’alarme que nous envoient notre corps. En cas de surentraînement, le symptôme le plus répandu est la combinaison de la fatigue physique (augmentation de la fréquence cardiaque, essoufflement répété …) et de la fatigue psychologique (irritabilité, morosité, manque de motivation « chronique »…).

La récupération est un phénomène complexe dans la mesure où sa durée est très difficile à estimer. On entend souvent dire qu’il faut entre 24 et 48 h pour que l’organisme récupère totalement mais le temps varie tout de même selon le niveau d’entraînement de la personne, le type, la durée et l’intensité de l’effort fourni mais aussi en fonction des actions qui ont été mises en place pour favoriser la récupération. Contrairement aux idées reçues, les courbatures ne sont pas un indicateur très fiable car nous pouvons toujours ressentir de petites douleurs alors que l’organisme est prêt pour une nouvelle séance d’entraînement. En effet, le corps peut s’être régénéré sur le plan musculaire sans avoir terminé de reconstituer ses réserves d’énergie. Quoiqu’il en soit, quand nous nous dépensons, les contraintes imposées aux muscles créent des microlésions au niveau des fibres musculaires. Cela a l’air « impressionnant » mais sachez que si les courbatures interviennent généralement entre 12 à 48h après l’entraînement, leur disparition nécessite en moyenne 2 à 5 jours.

La récupération est aussi un bon indicateur de la condition physique car pour le même effort, un athlète ou un sportif amateur très entraîné récupérera beaucoup plus rapidement qu’un sportif débutant. En ce qui me concerne, je m’octroie un jour complet de repos par semaine, à raison de 6 à 8 heures de sport (par semaine). Il m’arrive naturellement de bousculer mon planning quand je ne me sens pas en forme. En clair, il n’y a pas de règles en matière de récupération. Il faut avant tout écouter les signaux envoyés par notre corps.

J’ai donc souhaité aujourd’hui vous présenter les techniques et astuces visant à accélérer le processus de récupération, en différenciant la récupération immédiate de la récupération tardive (les quelques jours suivants l’effort) pour être plus claire dans mes explications.

Techniques et astuces :

  • pour la récupération immédiate

Buvez : Ce conseil ne surprend personne (ou alors il est temps de s’inquiéter) car après un effort quelqu’il soit, il est primordial de réhydrater l’organisme pour compenser la perte en eau. Boire de l’eau permet d’éliminer les toxines et de réduire la déshydratation qui peut rapidement être à l’origine de nombreux désagréments (douleurs, forts maux de tête …). S’il n’est pas conseillé de boire de l’eau pétillante avant l’effort, n’hésitez pas à le faire après votre séance pour apporter les minéraux et le sodium que vous avez perdus. Après avoir bu de l’eau (qui reste la seule boisson indispensable à notre organisme !), je vous recommande aussi de consommer du thé vert qui éliminerait encore plus de toxines. Attention toutefois à ne pas en abuser car cette boisson, en limitant l’absorption de fer, peut favoriser l’anémie. Quoiqu’il en soit, fuyez les sodas qui, à cause de leur forte teneur en sucre, accélèrent la déshydratation.

Mangez : Cette recommandation est également d’une logique incontestable mais il est primordial que l’organisme reconstitue ses réserves énergétiques après chaque entraînement. Les nutritionnistes recommandent de privilégier les aliments contenant des glucides pour renouveler le stock d’énergie immédiate et ceux comportant des protéines afin de fournir aux muscles l’énergie nécessaire pour récupérer. A la fin d’une course, je ne me jette pas sur le ravitaillement et me contente seulement d’une pomme et de beaucoup d’eau. En rentrant chez moi, je ne me prive pas pour récupérer en matière d’énergie mais j’évite de manger des plats trop lourds en termes d’apports nutritionnels car ils ralentissent la récupération. Je fais aussi attention à la quantité, même si les efforts ont tendance à ouvrir l’appétit ( se « jeter » sur la nourriture pour se récompenser quand on fait du sport ne s’inscrit pas dans une bonne logique mais chacun fait comme il a envie 😉 )

Étirez-vous : Les étirements effectués après les entraînements favorisent la circulation sanguine dans les muscles, préviennent efficacement contre les blessures (tendinites,déchirures …) et favorisent une meilleure récupération. En ce qui me concerne, je préfère m’étirer pendant 10 à 15 minutes quelques heures après ma séance, lorsque les muscles sont « à froid ».

Massez-vous : Etape cruciale : la douche. Je passe un jet d’eau froide sur les pieds, mes tibias, mes mollets avant de remonter tout doucement vers le haut du corps. J’alterne ensuite le chaud et le froid pendant quelques minutes avant de me laver. Ce n’est pas très agréable car on peut avoir le souffle coupé au début mais cette technique facilite la circulation du sang qui permet de bien oxygéner les muscles. Après la douche, je masse les zones douloureuses avec l’huile d’arnica bio de Weleda en partant du bas vers le haut pour éliminer les toxines.

J’ai aussi appris à me servir du foam roller mais ce n’est que dans le cadre de mes séances de Crossfit. Qu’est-ce que c’est ? Il s’agit d’un tube en mousse avec des picots, utilisé par les pratiquants des Pilates, pour renforcer la sangle abdominale, étirer les muscles et s’auto-masser. On fait donc rouler les muscles sur le Foam Roller en utilisant le poids du corps. Cette technique est idéale pour soulager les « Tigger points », une appellation barbare pour désigner les « nœuds » logés dans les muscles. Une séance d’auto-massage de 10 minutes au Foam Roller suffit pour faciliter la récupération mais je conseille de le faire immédiatement après l’entraînement. En effet, si on attend le lendemain, la congestion des muscles peut être si forte que la pratique sera trop douloureuse pour être agréable.

  • pour la récupération tardive

Bougez : Je récupère plus facilement en restant active qu’en me mettant au repos complet mais ce n’est pas le cas pour tout le monde. Pour certains, ne fournir aucun effort physique après un entraînement intensif fait ses preuves alors que d’autres ont besoin de bouger un minimum pour favoriser la récupération. A vous de voir ce qui vous convient le mieux. Le lendemain, je pars courir très lentement pendant environ 30 minutes (c’est ce qui se passe la plupart du temps) ou je fais des exercices de yoga dans mon salon. Si mon entraînement un peu plus intensif a eu lieu un lundi soir, je sais que je pourrais profiter du cours de BodyBalance du lendemain. En courant, je remarque que je « déverrouille » progressivement mes muscles et retrouve des sensations dans mes jambes qui ont été engourdies par l’effort. Je continue de m’étirer mais là aussi, j’y vais doucement.

Dormez : Le sommeil reste le meilleur moyen de récupérer. Si vous dormez moins que ce vous avez besoin, vous profiterez moins des bienfaits du sommeil profond. Pendant cette phase de sommeil, les hormones de croissance cellulaire reconstruisent les tissus musculaires et entraîne un relâchement général des muscles qui profite notamment aux muscles chargés du maintien du tonus postural (ceux qui nous servent à se tenir droit, que nous soyons assis ou debout) et à ceux qui ont été les plus sollicités par l’activité de la veille. Cette relaxation facilite aussi l’élimination des toxines et d’autres déchets secrétés par l’organisme. En clair, si on ne dort pas assez, on risque de voir nos réflexes diminués, nos mouvements ralentis et nos membres alourdis. En revanche, il ne faut pas non plus tomber dans l’excès inverse car trop de sommeil engendre somnolence et lenteur chez le sportif.

Quelles sont vos astuces pour récupérer plus rapidement ? 

[Coup de cœur] : Outlander (roman + série)

L’histoire d’Outlander a été un tel coup de cœur que je ressens souvent le besoin de me replonger dans son univers et c’est pour cette raison que j’avais aujourd’hui envie de vous expliquer pourquoi je l’aime autant. J’ai d’abord lu les romans avant de découvrir la série. Je procède généralement de cette manière pour ne pas gâcher le plaisir de la lecture. Je préfère ne pas connaître les rebondissements avant de me plonger dans un livre et j’aime aussi laisser libre cours à mon imagination. Je me fais ainsi ma propre idée sur les décors, le physique des personnages et reconnais que je suis souvent déçue par la façon dont les réalisateurs nous les représentent à l’écran.

J’ai presque toujours trouvé les adaptations cinématographiques moins puissantes que les livres dont elles s’inspirent mais dans le cas d’Outlander, j’ai été très admirative de la qualité de l’adaptation. Certains aspects de l’histoire ont été modifiés ou même totalement inventés pour renforcer le côté émotionnel voire « spectaculaire » de la série mais toutes ces entorses ont été pensées et construites dans un très grand respect pour l’ambiance, la personnalité des personnages et l’intrigue en elle-même.

Mon enthousiasme pour les romans et la série est immense et c’est la raison pour laquelle j’ai souhaité vous dresser les éléments qui ont fait de la saga Outlander, un des plus grands coups de cœur jamais ressentis jusqu’à présent.

  • L’histoire

Le premier tome a tenu toutes ses promesses. Je ne me suis pas encore plongée dans la lecture du deuxième mais cela ne saurait tarder. J’ai certes adoré l’histoire mais j’avais aussi besoin de faire une petite pause dans la saga Outlander. Les romans sont de véritables briques et n’envisageant pas de me lancer dans plusieurs lectures en même temps (j’étais bien obligée de le faire pendant mon cursus de lettres mais je n’ai jamais pris de plaisir à avoir la tête plongée dans différentes intrigues …),  j’ai alors décidé de découvrir d’autres récits. J’y ai vu aussi un moyen stratégique de ne pas risquer de me lasser. Je n’ai néanmoins pas quitté l’univers d’Outlander puisqu’à peine le livre terminé, je me suis jetée à corps perdu dans la saison 1.

En tout cas, que ce soit dans le roman ou la série, j’y ai retrouvé un certain nombre d’ingrédients auxquels je suis sensible : la romance, la dimension historique et l’aspect surnaturel. Etant passionnée d’histoire, j’ai adoré me plonger dans l’époque des Highlanders mais il n’est pas nécessaire d’attendre avec fébrilité la diffusion de « Secrets d’histoire » à la télévision pour apprécier l’histoire d’Outlander. En effet, Diana Gabaldon ne rentre pas dans les détails en ce qui concerne le volet historique de son roman. Le récit m’a transportée. J’ai voyagé. Vraiment. J’étais là-bas, dans les Highlands grâce à la plume descriptive de l’auteure. Chevauchant par monts et par vaux dans les vallées verdoyantes, partageant ma gamelle (et mon vin) avec les Mc Kenzie, faisant tout ce qui est en mon pouvoir pour aider, me faire accepter et tombant éperdument amoureuse du séduisant James Fraser.

  • L’Ecosse

Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours été attirée par ce pays. J’ai d’abord été fascinée par les châteaux que j’imaginais hantés par des fantômes torturés et même si j’ai toujours un faible pour cet imaginaire, j’ai ensuite été séduite par ses croyances, ses traditions et ses grandes étendues verdoyantes. J’aime cette nature sauvage car elle me renvoie aussi à la représentation que je me fais de la liberté. Dans le roman et la série, l’Ecosse est un personnage à part entière. La bande originale annonce déjà le ton et c’est bien simple : je décolle aux premières notes. Il me suffit de fermer les yeux pour être dans les Highlands. Si je ne craignais pas de m’en lasser, je l’écouterais sans doute en boucle.

  • Le couple Claire/Jamie

Claire pourrait être agaçante dans ses manières de monter (tout le temps) sur ses grands chevaux et en raison de son accent un peu snob dans la série mais je ne peux avant tout qu’admirer sa force et son courage. Elle est déjà peu commune pour une jeune femme des années 40. Sa lucidité et son caractère bien trempé contribuent fortement au fait qu’il est agréable de vivre l’histoire à travers ses yeux. Je remercie aussi infiniment les responsables du casting d’avoir choisi une beauté naturelle pour incarner le personnage de Claire. Elle correspond sûrement tout à fait à l’image que beaucoup de lectrices se faisaient de la jeune femme . Je n’aurais d’ailleurs pas supporté de voir une actrice répondant aux critères de beauté hollywoodiens, interpréter Claire à l’écran.

Jamie a une personnalité plus complexe et c’est cette caractéristique qui le rend particulièrement intéressant. Il peut être tantôt sensible, tantôt brutal, comme les hommes de son époque. Il ne ménage pas toujours sa bien-aimée (certains passages sont même plutôt durs) mais son côté rustre qui fait surface par moments ne le rend paradoxalement pas moins attachant. Il est très épris de Claire, le montre (même si ses preuves d’amour sont parfois maladroites) et se montre très touchant lors de leurs premiers ébats amoureux. On découvre qu’il n’a pas encore perdu sa virginité et cette révélation contraste avec l’allure virile du personnage. A ce propos, les lectrices l’imaginaient beau et musclé, le visage juvénile encadré par une tignasse rousse flamboyante. Il va alors de soi que Sam Heughan incarne à la perfection le personnage de Jamie.

J’affectionne les livres qui racontent des histoires d’amour, à condition que ces dernières ne basculent pas dans la niaiserie. Dans ce cas, je ne fais que soupirer tout au long de la lecture et suis même susceptible d’abandonner si je trouve que la romance manque trop de crédibilité. J’ai été séduite par l’évolution des sentiments du couple formé par Claire et Jamie. La jeune femme ne souhaite d’abord que retrouver son époque et le mari qu’elle ne connaît pas vraiment. La guerre les ayant éloignés géographiquement l’un de l’autre, Claire et Frank ne se redécouvrent que cinq ans plus tard. Elle finit par prendre conscience que ses sentiments pour lui ne sont pas assez forts et décide avec courage de rester dans une époque qui n’est pas la sienne, par amour pour Jamie. Le jeune homme a d’abord une attirance physique pour Claire. Cela peut d’ailleurs s’expliquer par le fait qu’il n’a jamais aimé auparavant. Il ne maîtrise pas encore les codes et sa naïveté trahit sa sincérité à plusieurs reprises. Diana Gabaldon prend le temps de développer les sentiments respectifs de ses personnages pour donner naissance à une belle histoire d’amour piquante et hors du commun. Claire et Jamie ne sont pas issus de la même époque et rien que cette caractéristique rend leur couple atypique. Leur romance est solide, les sentiments sont sincères et leur vie sexuelle ne manque pas de rebondissements. Certains passages du roman sont assez crus et la série n’est pas avare en parties de jambes en l’air. Leur histoire relève certes du fantastique mais les lecteurs y croient.

  • Des personnages secondaires pas si secondaires

L’intrigue pourrait être exclusivement centrée sur Claire et Jamie. Les personnages secondaires n’auraient alors que très peu de place dans le roman. Au contraire, Diana Gabaldon a pris soin de ne pas les négliger. Ils sont même très intéressants et contribuent au succès du roman et de la série. Ils sont d’ailleurs nombreux à graviter autour de Claire et Jamie. J’ai surtout été marquée par le caractère sadique et pervers de Jack Randall qui s’avère être l’ancêtre de Franck, le mari de Claire en 1945. Selon mes humeurs, je ne le trouvais pas très crédible. Un seul personnage ne pouvait pas être aussi sombre et torturé. Son homosexualité refoulée le poussant à commettre des actes d’une rare violence, j’estimais parfois que l’auteure en avait fait trop. Pourtant, Jack Randall représente à la perfection le grand méchant d’une saga romanesque, même s’il reste un peu trop stéréotypé à mon goût. Sans la présence d’un personnage doté d’une telle noirceur, le récit perdrait sûrement de sa saveur. Je pense aussi à Geillis, l’épouse volage du procureur qui cache bien son jeu ou encore Dougal, le chef de guerre qui dissimule tant de secrets. Rupert et Angus apportent également une dose d’humour bienvenue au sein du clan Mc Kenzie qui ne fait franchement pas rire tous les jours.

Qu’est-ce qui vous a fait craquer pour la saga Outlander ?

Les hydrolats : les chouchous de ma routine beauté

Les hydrolats sont des produits dont je ne pourrais plus me passer et depuis un an que je les utilise, j’ai désormais mes petits chouchous qui me sont devenus indispensables. Je n’ai eu pas l’occasion de comparer avec différentes marques dans la mesure où j’ai été immédiatement convaincue par la qualité des hydrolats d’Aroma-Zone. Contrairement à certaines marques vendues en grandes surfaces, ils sont 100% purs et bio. Ils ne contiennent donc ni conservateurs ni alcool.

Un hydrolat est une eau obtenue lors de la fabrication d’huiles essentielles par distillation de plantes aromatiques. Sans me lancer dans un cours de chimie, retenez que pour fabriquer une huile essentielle, on fait passer de la vapeur d’eau au travers des plantes aromatiques. On obtient un distillat dans lequel les molécules aromatiques se séparent de l’eau pour constituer l’huile essentielle. L’hydrolat est ainsi une eau chargée en huiles essentielles qui s’est enrichie en principes actifs aromatiques. Il possède aussi les mêmes vertus qu’une huile essentielle tout en ayant l’avantage d’être moins chargé en molécules aromatiques. L’hydrolat est aussi moins agressif pour la peau et ne nécessite pas de contre-indications particulières, contrairement aux huiles essentielles qui sont toujours à utiliser avec précaution (surtout pour les risques d’allergie). En contrepartie, un hydrolat aura un pouvoir thérapeutique bien plus faible qu’une huile essentielle. On ne peut pas tout avoir …

En ce qui me concerne, j’en fais exclusivement un usage cosmétique. Je les utilise quotidiennement en tant que lotion tonique : le matin pour donner « un coup de fouet » et le soir après le démaquillage pour délasser. J’ai appris récemment qu’il était tout à fait possible de cuisiner et de préparer des cocktails avec mais je reconnais que je n’ai pas encore éprouvé l’envie de m’en servir comme ingrédient culinaire. Avant qu’on m’en parle, cette idée ne me serait jamais venue à l’esprit. Bien que ce soit moins surprenant, on peut aussi se servir de l’hydrolat pour éviter que les cheveux ne regraissent trop vite et calmer les démangeaisons du cuir chevelu. Je n’en applique que sur ma peau mais utiliser un hydrolat en guise de soin capillaire peut aussi être intéressant. En tout cas, cette utilisation m’inspire bien plus que celle consistant à s’en servir en cuisine.

Je prends aussi soin de bien choisir mes hydrolats car même s’ils sont moins complexes que les huiles essentielles, ils requièrent tous certaines « précautions ». Je ne parle pas du choix de la plante mais plutôt du produit en lui-même. Les marques de cosmétiques sont nombreuses à proposer des hydrolats mais tous les produits ne se valent pas en termes de qualité.

La qualité d’un hydrolat dépend beaucoup du travail de distillation. S’il est soigné, le produit sera bien chargé en molécules aromatiques et se conservera longtemps, sans que ce soit nécessaire de prendre des précautions particulières. Contrairement à ce que peut conseiller Aroma-Zone, leurs huiles n’ont pas besoin d’être conservées au réfrigérateur. J’ai déjà essayé d’en disposer certains dans un placard à l’abri de la chaleur et de la lumière et d’autres dans mon réfrigérateur et je n’ai constaté aucune différence. Je préfère toutefois les conserver au frais car ils deviennent plus agréables à appliquer, surtout en été. Le froid resserre les pores de la peau et cette dernière est toute fraîche et apaisée par les tiraillements provoqués par le nettoyage (je pense d’ailleurs arrêter d’utiliser l’eau micellaire en hiver dans la mesure où elle est agressive pour ma peau fragilisée par les basses températures). Sinon, la composition doit être la plus simple possible. Elle ne doit contenir qu’un seul et unique ingrédient : l’hydrolat aromatique. Je vous conseille donc de fuir ceux qui sont pasteurisés, additionnés de conservateurs ou d’alcool car les produits en sont complétement dénaturés. Il est aussi judicieux de prêter attention au rapport quantité d’eau/quantité de plantes. A condition naturellement que cette information soit mentionnée par le fabricant, ce qui n’est pas toujours le cas. Retenez juste qu’un litre d’eau par kilo de plantes indique qu’il s’agit d’un hydrolat convenablement chargé en molécules aromatiques. Il peut être considéré comme un produit de qualité car il sera suffisamment concentré en principes actifs.

J’en ai désormais fini avec les explications pour vous parler des hydrolats que j’utilise quotidiennement. Je n’apprécie pas particulièrement son odeur au réveil mais l’hydrolat de bleuet fait partie de mes indispensables pour décongestionner le contour des yeux. Il n’est pas aussi efficace que les glaçons mais son utilisation reste moins violente. J’aime aussi beaucoup l’hydrolat de géranium qui convient très bien à ma peau mixte ayant besoin d’être régulée. J’utilise aussi occasionnellement celui au bambou d’Anduze (surtout pour changer) qui possède le même pouvoir matifiant. J’ai une affection particulière pour l’hydrolat de rose qui est adapté à tous les types de peaux. C’est un vrai « couteau suisse cosmétique » puisqu’il tonifie les peaux normales, apaise les peaux sensibles et purifie les peaux mixtes. La menthe poivrée est aussi particulièrement rafraîchissante en été.

Je trouve que les hydrolats contribuent à la santé de ma peau car j’ai remarqué un léger contrôle de mes imperfections quelques mois après avoir commencé à les utiliser. Les résultats sont sans doute imperceptibles mais pour moi qui connais bien ma peau, je constate que les pores sont plus resserrés. Je suis aussi moins sujette aux rougeurs en hiver. Il n’y a rien de miraculeux mais je trouve l’utilisation suffisamment plaisante et efficace pour que je termine et rachète ces produits. Si vous ne vous attendez pas à des résultats spectaculaires, vous ne serez sûrement pas déçues par les hydrolats. Il faut aussi être lucide en se rappelant qu’une simple lotion tonique ne peut pas venir à bout de crises d’acné hormonal. Si vous avez de l’acné, il va de soi que vous devriez envisager des produits plus « forts » voire un traitement pour celles qui en souffrent vraiment. Les effets seront aussi plus ou moins visibles selon votre type de peau mais ce qui est sûr, c’est que les hydrolats vous rafraîchiront avec naturel pour un prix très raisonnable (entre 3 et 6 euros la bouteille de 200 ml chez Aroma-Zone).

Connaissiez-vous les hydrolats ? Lesquels préférez-vous ?

Les idées reçues sur le yoga

yoga happiness

Si je dis « yoga », à quoi pensez-vous ? Je vous renvoie sûrement à tout un imaginaire autour de l’Inde, de chants Sanskri, de positions parfois étranges réalisées par des personnes qui ont hérité de la souplesse à la naissance (ce don est aussi un mythe !). Je reconnais que c’est souvent l’idée que l’on s’en fait quand on ne le pratique pas et je faisais moi-même partie des gens qui associaient surtout le yoga à la méditation. J’ai longtemps pensé que le yoga n’était pas fait pour moi : trop calme, pas assez intensif … avant de me rendre compte à quel point j’avais eu tort de m’enfermer dans ces clichés. En effet, après avoir essayé en avril 2013 par pure curiosité, j’ai assez rapidement compris que j’avais faux sur toute la ligne. Depuis bientôt 3 ans, le yoga fait partie intégrante de mon plan d’entraînement et parce qu’il serait dommage pour vous de passer à côté de cette discipline, j’ai souhaité passer en revue les quelques clichés qui gravitent autour du yoga pour vous permettre de porter un nouveau regard sur cette activité et peut-être même vous y donner goût.

« Ce n’est pas une activité sportive »

Ce cliché a la vie dure et j’y croyais dur comme fer avant de me lancer. On s’imagine qu’on ne va ni se muscler ni même transpirer alors que c’est faux. On ne fournit pas un effort aussi intense qu’en soulevant une barre d’haltères ou en faisant du fractionné mais cela ne veut pas dire que le corps ne travaille pas. J’ai longtemps eu tendance à me tourner exclusivement vers les activités qui font beaucoup transpirer ou nécessitent une charge assez lourde, en pensant que c’étaient elles qui me permettraient vraiment de me muscler. Cette théorie n’est pas erronée puisqu’une activité intensive comme le CrossFit fait travailler tous les muscles du corps. Seulement, je n’ai jamais autant senti mes abdominaux et mes adducteurs travailler depuis que je pratique le yoga et le Body Balance alors que j’étais allongée sur le sol et en chaussettes. En réalité, le yoga renforce les muscles en profondeur et le corps devient progressivement plus élancé et tonique. Si vous êtes en surpoids, je vous recommande de ne pas focaliser tous vos espoirs sur le yoga car il ne fait pas maigrir. Ce n’est effectivement pas son objectif, le but étant surtout de redessiner la silhouette, éliminer les toxines et libérer des tensions de la journée.

Chaque posture requiert de la souplesse et de la résistance au niveau des épaules, des bras, des cuisses et de la sangle abdominale. On doit utiliser toute la force du corps pour réaliser une position en la maintenant aussi pendant quelques secondes. En réalité, le yogi fait travailler ses muscles profonds et c’est aussi pour cette raison que les résultats sont moins visibles. Pourtant, il n’en demeure pas moins musclé. Les personnes qui souhaitent avoir des muscles saillants et parfaitement dessinés se tourneront davantage vers le CrossFit alors qu’en réalité, l’image du CrossFitteur baraqué comme une armoire à glace est souvent erronée (croire aussi que le Body Pump fera doubler de volume vos biceps et triceps relève du mythe car il allonge plus les muscles qu’il ne les fait « gonfler » !). Cette activité est très complète car on fait du cardio et du renforcement musculaire en même temps mais ne vous attendez pas à obtenir des résultats spectaculaires. Si vous faites d’ailleurs partie de celles qui craignent de se transformer en Xena la guerrière, sachez que vous n’avez pas de soucis à vous faire. En effet, tous les exercices peuvent s’adapter à votre niveau et envie et à moins de vous entraîner comme des athlètes professionnels, vous avez peu de chances d’être aussi musclé. Restons réalistes 😉

Si le yoga n’était pas une activité sportive, nous ne risquerions pas de nous blesser. Pourtant, il suffit de compter le nombre d’articulations et de muscles dans notre corps pour obtenir le nombre de blessures possibles au yoga. Elles peuvent donc être nombreuses et variées en touchant les cervicales, les lombaires, les épaules, les poignets … En ce qui me concerne, je ne me suis jamais blessée en pratiquant le yoga mais certaines personnes plus ou moins proches l’ont déjà vécues. Il suffit d’arriver à un cours de yoga déjà blessé ou fragilisé par une blessure. Cette activité reste une excellente alternative pour accélérer la récupération et il est d’ailleurs pertinent de le pratiquer en étant blessé mais il ne faut pas perdre de vue que des postures mal effectuées peuvent aggraver les choses. Nous pouvons aussi nous blesser en les répétant sans respecter l’alignement. Le problème n’est pas de « mal faire une posture » mais de répéter une posture bancale qui, à la longue, risque d’engendrer une douleur chronique. Le professeur a naturellement un rôle important à jouer dans la correction de nos postures mais je ne suis pas sûre qu’il ait le temps d’observer tous les participants dans un cours bondé de Body Balance. Les blessures surviennent également lorsqu’on va trop loin dans la posture.

Il est toutefois possible de limiter le risque de blessures et cette réalité est valable pour toutes les activités sportives. Il y a un principe de base à respecter au yoga : la non violence. On ne force pas son corps pour arriver à quelque chose et on apprend à faire la différence entre l’inconfort et la douleur. Je pense qu’il est nécessaire avant chaque cours, d’identifier où se situent nos tensions pour se montrer vigilants pendant la séance. On écoute aussi son corps, en laissant son ego au vestiaire. Votre voisine arrive sans difficulté à se positionner en lotus alors que ça coince aujourd’hui pour vous (ou tout le temps) au niveau du genou ? Vous avez peut-être envie de démontrer que vous en êtes capable alors que vous risquez surtout de vous blesser … bêtement.

« C’est pour les filles »

hot yoga

On considère souvent le yoga comme une activité « de filles » et mon côté féministe dirait déjà que cette expression ne veut pas dire grand-chose. « Courir comme une fille », « Crier comme une fille » … ces comparaisons machistes sont légion alors que les filles peuvent courir plus vite et crier plus fort que les garçons. Pour revenir au yoga, il ne faut pas se limiter à cette image « girls only », même si je reconnais volontiers que la grande majorité des pratiquantes sont des femmes. En Occident, la gente masculine a tendance à penser que le yoga est une sorte de gymnastique réservée à ceux qui ne veulent pas faire de « vrais sports ». Ils ne le trouvent souvent pas assez intense. Il existe pourtant une multitude de yogas : hatha, vinyasa, bikram, power yoga … Ils sont plus ou moins dynamiques, plus ou moins spirituels mais il y en a vraiment pour tous les goûts. En ce qui me concerne, j’écoute surtout mes envies et mes besoins en optant tantôt pour le hatha yoga, calme et spirituel, tantôt pour le Vinyasa, plus intense. Je pratique aussi le Body Balance deux fois par semaine (mélange de tai-chi, de pilates et de yoga) qui est dans l’ensemble, une activité plutôt dynamique dans la mesure où elle est bien axée sur le renforcement musculaire (en douceur).

« C’est pour les bobos / les hippies »

Je pense que ce cliché n’a plus lieu d’être tellement il est dépassé. On imagine le yogi végétarien qui boit une dizaine de tasses de thé vert par jour. Du coup, on a tendance à dire que le yoga n’est pas un « truc » pour nous mais il faut reconnaître qu’avec un tel cliché, il est normal se sentir très éloigné de tout ça. On doit sûrement cette caricature à l’aspect spirituel du yoga. Il est pourtant vrai qu’on ne se rend pas à un cours de yoga pour être le meilleur ou pour dépasser ses limites. Un des objectifs principaux des cours explosifs comme le Body Attack et le CrossFit est de se challenger (tout en restant raisonnables car le but n’est pas non plus de finir minables) alors que la philosophie du yoga est très différente. La première règle est d’écouter son corps tout au long de la pratique : écouter sa respiration, ressentir les mouvements, prendre conscience de son corps … mais cela ne fait pas de vous un bobo ou un hippie.

« C’est trop cher »

Le yoga a une image « trendy ». On imagine des yogi végétariens réaliser des postures étranges dans des studios magnifiques, au design épuré et sophistiqué. Je suis persuadée que ce genre d’endroit existe, même si je n’y ai jamais mis les pieds, mais sachez qu’il y a sûrement des associations près de chez vous ou des studios moins connus qui vous feront bénéficier de cours moins chers et d’un comité plus réduit. La marque Lole propose aussi régulièrement des cours de yoga dans ses boutiques, que ce soit à Paris ou en province. Vous avez aussi la possibilité d’en faire à la maison avec des DVD’s ou en choisissant des vidéos sur YouTube. Bref, il n’est pas indispensable de se ruiner pour suivre des cours de yoga. Je constate aussi qu’on peut entendre ce genre de propos pour bon nombre d’activités sportives. Je reviens sur le CrossFit mais c’est pour moi un bon exemple. Beaucoup disent que les abonnements sont trop chers mais cela dépend de tellement de facteurs qu’il est difficile d’en faire une généralité. Les écarts entre les box peuvent être importants et dépendent du coût des infrastructures, de la zone d’implantation, du pouvoir d’achat de la zone de chalandise … Tous les coachs ne se valent pas non plus et il est donc logique que le prix en dépende. Il ne faut oublier aussi qu’une séance de Crossfit est 100% coachée et que le nombre de participants est limité pour des raisons de qualité de coaching. C’est à peu près la même chose pour le yoga. Les cours sont plus encadrés que ceux du Body Balance où le prof reste sur son estrade et ne descend pas corriger les postures des participants. Cette façon de procéder ne remet pas du tout en cause ses compétences dans la mesure où à ma connaissance, toutes les salles de remise en forme fonctionnent ainsi.

« C’est ennuyeux  »

Tout le monde peut trouver son bonheur tellement il y a de types de yogas différents et même si on ne suit par exemple que des cours de yoga bikram et que les postures sont parfois toujours les mêmes, vous pouvez toujours essayer d’aller plus loin dans la posture pour développer la souplesse, le sens de l’équilibre et faire travailler toujours plus les muscles en profondeur. Quelque soit le yoga que vous pratiquez, l’essentiel est d’aller à votre rythme sans chercher à brûler les étapes. Votre évolution vous permettra de renouveler votre pratique, sans qu’il n’y ait de changement fondamental. Au Body Balance, les chorégraphies changent tous les trimestres mais on retrouve toujours plus ou moins les mêmes mouvements. Seulement, on ne risque pas de s’ennuyer en cherchant à progresser.

« Il faut être très souple »

Flexible Batman

Le yoga est parfois associé à la contorsion et je reconnais que certaines images peuvent faire penser au cirque. Il est donc tout à fait normal de se dire qu’on y arrivera jamais, à moins d’avoir fait 15 ans de gymnastique en compétition. Seulement, entre le contorsionniste ultra souple et celui qui l’est autant qu’une planche à pain, il y a bel et bien un juste milieu. C’est certain qu’il y a beaucoup de situations dans la vie quotidienne qui ne font rien pour arranger les choses : rester assis à longueur de temps réduit les muscles des cuisses et être debout trop longtemps crée des tensions dans le bas du dos. Seulement, si vous n’êtes pas souple, vous le deviendrez progressivement en répétant les mêmes mouvements. La grande majorité des pratiquants de yoga ne seront jamais aussi souples que les artistes du Cirque du Soleil mais gagner en souplesse est vraiment agréable dans la vie de tous les jours. Les gestes simples de la vie quotidienne comme marcher ou faire du vélo deviennent encore plus faciles car on a gagné en agilité et fluidité. J’entends souvent ma prof de yoga dire «  Il faut créer de l’espace ». J’aime beaucoup cette idée car elle ne concerne pas que les gens souples. En effet, on peut aussi créer de l’espace en respirant, en se tenant droit, en appréciant sa posture même si on la trouve bizarre.

Certaines personnes sont allergiques au sport et j’en compte quelques-uns dans mon entourage. Je ne peux pas me permettre de les juger puisque j’ai pendant très longtemps, détesté le sport. On peut aussi entendre que certains n’osent pas se lancer dans le GRIT, le CrossFit ou le running parce qu’ils estiment qu’ils ne sont pas encore bien préparés physiquement. Seulement, cet argument n’est pas vraiment valable pour le yoga. Aucun prof ne va venir vous plier en deux ou alors il est temps de changer très rapidement de cours. On vous encouragera plutôt à aller à votre rythme en vous adaptant à votre niveau. A ma connaissance, il n’y a pas d’état d’esprit élitiste dans le yoga pour les amateurs. En répétant des postures simples comme la salutation au soleil et le cobra, on fait travailler la souplesse du dos. On associe souvent le manque de souplesse à la rigidité des jambes alors que la plupart du temps, c’est surtout la région lombaire qui « pose problème ». Il n’est donc pas nécessaire de réaliser des postures très complexes pour développer agilité et souplesse.

Quels préjugés aviez-vous avant de commencer le yoga ?